Les Palestiniens demandent à Israël de proposer un tracé des frontières

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carte-israel.gifArticle paru dans "Le Monde"
 
Le vice-premier ministre israélien, Sylvan Shalom, a exclu mercredi 13 octobre tout retour aux frontières de 1967, en réponse à une contre-proposition palestinienne de reconnaissance d'Israël comme "Etat juif" en échange d'un gel de la colonisation. "Le retour aux lignes de juin 1967 est inacceptable", a affirmé M. Shalom sur les ondes de la radio publique.

Yasser Abed Rabbo, un des dirigeants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui conduit les négociations de paix avec Israël, avait appelé mercredi l'administration américaine et Israël à "fournir une carte de l'Etat d'Israël qu'il veut que nous reconnaissions". "Si cette carte est fondée sur les frontières de 1967 et prévoit la fin de l'occupation israélienne de tous les territoires palestiniens occupés en 1967, nous reconnaîtrons Israël quel que soit le nom qu'il se donne, conformément au droit international", avait précisé M. Abed Rabbo.

Mardi, le département d'Etat américain avait invité les Palestiniens à formuler une contre-proposition à l'offre exposée lundi par M. Nétanyahou, qu'ils ont aussitôt rejetée, d'échanger un gel des colonies contre la reconnaissance d'Israël comme "Etat du peuple juif".

DÉBLOQUER LES NÉGOCIATIONS

La demande américaine vise à débloquer les pourparlers de paix, suspendus à la suite de l'expiration, fin septembre, d'un moratoire sur la construction de nouveaux logements dans les colonies juives de Cisjordanie. Le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley, a en outre apporté son soutien à la position défendue par Benjamin Nétanyahou en rappelant que les Etats-Unis considéraient Israël comme un Etat juif.

Pour les Palestiniens, la reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat juif reviendrait de facto à renoncer au droit au retour des réfugiés contraints de fuir au cours des différentes guerres israélo-arabes ce qui est désormais le territoire israélien. Ils soulignent par ailleurs qu'une telle mesure risquerait de priver de leurs droits les Arabes israéliens, qui représentent 20 % de la population d'Israël.

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