La crise de l'euro menace les exportations israéliennes

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Article paru dans "Econostrum"

L’industrie israélienne risque de ressentir l'onde de choc des tourments de la zone euro : 500 entreprises sont menacées de fermeture.
ISRAËL. " Le nuage noir qui plane au-dessus de l’économie européenne, nous force à diriger les exportations israéliennes vers de nouveaux marchés " explique David Artzi, le président de l’Institut d’Export et de Coopération internationale d’Israël.

"Aujourd’hui les marchés émergents qui offrent de nouvelles opportunités pour l’industrie israélienne sont l’Inde, le Brésil, le Vietnam, la Russie et  la Chine " poursuit-il.

L’Europe est la première destination des exportations israéliennes, avec au total 9 mrds € de biens exportés en 2010. Pourtant entre 2010 et 2011, une baisse de 14% a été enregistrée dans les exportations de biens israéliens vers l’Europe, selon l’Institut d’Export et de Coopération internationale d’Israël.

Il semblerait qu’Israël se soit déjà tourné vers l’Asie. En 2011, la Chine est déjà la quatrième plus grande destination pour les exportations israéliennes; alors qu’en 2010 elle n’arrivait qu’à la dixième place. Pendant la première moitié de l’année 2011, les exportations vers la Chine s’élevaient à 1 mrd $ (746 M€), 33 % de plus que qu’en 2010 à la même période.

Plus de 25 000 licenciements dans l’industrie israélienne
" J’estime qu’il risque d’y avoir une première vague de licenciement qui concernera 25 000 emplois dans l’industrie. Lorsque des entreprises ferment leurs portes, ce sont  tous les services autour qui dépérissent: repas, transports et services de logistiques. Il y aura donc une deuxième vague de licenciement, qui risque de faire bien plus mal" déplore David Artzi.

Selon lui c’est 30% de l’industrie israélienne, qui va être directement touchée par la crise de la zone euro.

"Lors de la crise mondiale de 2008 ,Stanley Fischer, le gouverneur de la banque d'Israël, a pris les bonnes mesures pour que le taux de change entre le dollar et le shekel ne s’effondre pas, permettant ainsi aux fabricants de survivre à la crise. Il faut agir dès maintenant, en prenant les bonnes mesures, pour éviter le licenciement de plusieurs milliers d’employés en 2012 "  conclut David Artzi.

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