Javier Solana appelle les Arabes à faire montre de souplesse à l'égard d'Israël

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Javier Solana appelle les Arabes à faire montre de souplesse à l'égard d'Israël

RIYAD,le 29/03/07 - Le chef de la diplomatie européenne Javier Solana a invité mercredi les Etats arabes réunis en sommet à Riyad à faire preuve de souplesse à l'égard d'Israël, relevant que ne pas régler le conflit israélo-arabe fait courir pour le Moyen-Orient le risque de "manquer le train du développement humain et économique".

Présent à Riyad, M. Solana a appelé à la fin de l'occupation des territoires conquis par Israël lors de la Guerre des Six-Jours en 1967, comme le réclame l'initiative de paix saoudienne datant de 2002 que ce sommet entend relancer.

Le haut représentant de l'Union européenne a estimé que ce plan arabe constituait "un concept général qu'il faut développer". Selon lui, il s'agit davantage d'une base de travail pour des négociations israélo-arabes que d'une proposition à prendre ou à laisser.

"Ce qui est important, c'est que les négotiations commencent", a-t-il commenté en marge du sommet arabe. "Dans toute négociation, il y a des changements de position, parce que c'est la nature même des négociations."

Dans l'offre de paix globale lancée par le roi Abdallah, les pays arabes proposent la paix et l'établissement de relations diplomatiques à Israël en échange du retrait de tous les territoires capturés lors de la Guerre des Six-Jours, de l'instauration d'un Etat palestinien ayant Jérusalem-Est pour capitale et du retour des réfugiés palestiniens.

La proposition, présentée par l'Arabie saoudite lors du sommet de la Ligue arabe à Beyrouth en mars 2002, avait été accueillie très fraîchement par Israël, notamment du fait de la délicate question du droit au retour des réfugiés. Mais l'Etat hébreu semble désormais plus conciliant à l'égard du projet.

Le Premier ministre Ehoud Olmert a souligné le 22 mars que le plan de paix saoudien pouvait constituer une "base convenable" pour poursuivre les contacts avec les pays arabes considérés comme modérés et alliés régionaux des Etats-Unis, à savoir l'Arabie saoudite, la Jordanie et l'Egypte.

M. Solana a déclaré s'attendre à ce que deux ou trois groupes de travail soient formés "pour rendre l'initiative plus opérationnelle et faire avancer le processus".

Dans un message aux dirigeants réunis à Riyad, il forme l'espoir, au nom de l'UE, que "tous les membres de la Ligue arabe prendront leurs responsibilités et contribueront au succès de cette entreprise". Et d'avertir: "En échouant dans sa réponse aux défis du moment, le Moyen-Orient risquerait de manquer le train du développement humain et économique."

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