Israël-Palestine : Condoleezza Rice fait état de progrès

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                   Israël-Palestine : Condoleezza Rice fait état de progrès

Articel paru dans "Le Monde", le 07/11/07

Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat américaine, a achevé, lundi 5 novembre, sa huitième visite en Israël en faisant état de légers progrès dans les négociations entre Palestiniens et Israéliens en vue d'aboutir à la rédaction d'un document commun pour la réunion d'Annapolis (Maryland) prévue à la fin du mois. L'objectif désormais affiché est que cette rencontre aux Etats-Unis serve de "tremplin" pour des pourparlers ultérieurs afin d'aboutir à un accord de paix avant la fin du mandat de George Bush en janvier 2009.

Pour le moment aucune date n'a été fixée, aucune invitation envoyée, et les deux parties ne parviennent toujours pas à se mettre d'accord sur la teneur du texte de référence qui servira de base aux négociations. Alors que Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, souhaitait un calendrier, une période de six mois pour aboutir et des discussions sur les dossiers clés que sont les frontières de l'Etat palestinien, le statut de Jérusalem et le droit au retour des réfugiés, le gouvernement israélien préfère se cantonner, pour le moment, à une vague déclaration de principe mettant toujours en avant les impératifs de sécurité.

Les déclarations, dimanche 4 novembre, de Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères, indiquant que la création de l'Etat palestinien passait après la sécurité d'Israël ont jeté un froid chez les Palestiniens qui demandent en vain le gel de la colonisation, l'évacuation des colonies sauvages, la levée des points de contrôle, la libération des prisonniers et l'arrêt des incursions israéliennes. Afin de tenter de rentrer dans le vif du sujet, les deux parties ont exhumé un texte élaboré par le Quartet (Etats-Unis, Russie, ONU et Union européenne) à la fin de l'année 2002 et qui devait permettre d'aboutir à la création d'un Etat palestinien en 2005.

Cette "feuille de route" prévoyait un règlement du conflit par étapes. A l'époque, le gouvernement d'Ariel Sharon avait fixé comme préalable le démantèlement des organisations radicales palestiniennes. Aujourd'hui, il est exigé que l'Autorité palestinienne soit en mesure d'assurer la loi et l'ordre dans les territoires occupés. On revient en quelque sorte à la case départ. Mais cette fois, comme l'a dit Mme Rice, "l'échec n'est pas une option".

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