Israël , Haderah L'alya d'aujourd'hui et ces nouveaux sionistes. Le Ministère de l'intégration de Haderah.

Israël - le - par .
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sarah-uzan.jpgSarah est une toute nouvelle immigrante fraîchement débarquée d'Epinay sur seine en Israël plus exactement à  Haderah, avec ses 4 enfants et son mari, il y a tout juste un an.
 
Contrairement à ceux que nous avons rencontrés jusqu'ici pour notre dossier l'alya d'aujourd'hui et ces nouveaux sionistes,  Sarah et son mari n’ont pas de patrimoine, pas de famille qui peut les aider et pas de véritables métiers et pourtant ils ont décidés de faire leur alya.
 
Ils ont toutefois un avantage certain, ils parlent un hébreu courant, qui leur a permis de s'intégrer très rapidement à Haderah
 
Sarah est une sioniste convaincue, très jeune elle a vécue en Israël chez son grand-père , où elle a appris l'hébreu, son mari également est un ancien israélien.( Takin Toshev)
 
A Haderah son mari à trouver une place en tant que menuisier, en France ils vivaient de leurs retoucheries en région parisienne, profession qu’exerçait son mari.
 
Comme le dit Sarah venir en Israël, sans argent et sans métier c’est difficile .

Ainsi mon mari vient encore de changer d'entreprise, le salaire minimum en Israël est de 4100 shequels, soit  22,04 shequels de l'heure, c'est ce que gagne un ouvrier non spécialisé, c’est trop peu pour faire vivre une famille.


Sarah a confiance en son mari, elle fait confiance à Israël  Elle sait qu’à Haderah on ne les laissera pas tomber, c’est une ville qui favorise l’intégration des nouveaux immigrants venus de France.
Le ministère de l’intégration, où elle y travaille en tant que volontaire, avec Haï Assouline qui est  le directeur, met un point d’honneur a remplir cette tâche au quotidien pour chacun des « olims ».
 
Claudine Douillet : Si vous êtes volontaire ici , alors de quoi vivez vous avec vos 4 enfants ?
 
Sarah Uzan : Des revenus de notre retoucherie de France que nous n'avons pas réussi à vendre et qui s'avère être une chance !
 
Claudine Douillet : Pourquoi avoir voulu être volontaire plutôt que de travailler dans une véritable entreprise ?
 
Sarah Uzan : Je voulais absolument apprendre à  travailler en hébreu, taper en hébreu, faire une formation comme secrétaire de direction comme je l'étais en France.
C'est grâce à Hai Assouline , notre directeur, que j'ai pu obtenir ce poste, peut-être que je serais embauchée à l'issue de ce volontariat; En tout cas ce sera un plus important sur mon CV pour trouver un autre travail..
 
Claudine Douillet : Vous avez 4 enfants quel âge ont-ils ? et comment s'est passé l'intégration en Israël pour eux ?
 
Sarah Uzan :  ils sont âgés de 15 ans à 2ans et demi et l'intégration pour mes enfants n'a pas posé de problème.
Je suis persuadée, que l'attitude des parents conditionne l'attitude des enfants.
De nature positive, mon mari et moi-même, nos enfants suivent le courant, simplement, ils ne se posent pas de questions.
Vous savez Haderah est une ville simple, ouvrière, vous ne trouverez pas de boutiques de luxe, ni même d'entreprises de luxe, alors nous ne subissons aucune pression sociale.
Il n'y a pas d'obligation d'acheter telle marque ou tel objet pour les rendre heureux.
On est heureux avec ce que nous sommes  et avec ce que nous avons. Pas avec ce que nous n'avons pas. C'est essentiel pour bien vivre.
 

Claudine Douillet : Justement dans cette situation ,quand même assez difficile, la France ne vous manque pas ?
 
Sarah Uzan :
Je vais vous dire en France la routine m'a rendue agrophobe, je ne supportais plus de sortir, la pluie, le froid , le gris presque toute l'année, alors oui on avait plus d'argent, mais en même temps c'était pour pouvoir s'offrir des vacances en ...Israël.
C'était ma seule lueur d'espoir de toute l'année.
Nous avons franchi le pas, nous sommes dans la lumière toute l'année.
En Israël la routine n'existe pas. Dés qu'il y a une fête , un jour de congé, nous partons visiter Israël avec nos quatre enfants, et nous n'avons pas de voiture .
Vousrendez vous compte pas de voiture et quatre enfants, ce qui est inimaginable en France,ici non seulement vous le faite, mais avec joie.
 
Claudine Douillet : Comment expliquez vous cet enthousiasme pour Israël ? Ne craignez vous pas de déchanter face aux difficultés financières ?
 
Sarah Uzan : Cela fait des années que nous voulions venir en Israël, mais chaque fois un événement nous en empêchait.
Chaque année nous allions voir notre Rav qui nous disait que ce n'était pas encore le moment.
Et puis l'année qui a précédée notre alya a été la plus dure, soudainement toutes les portes se sont  fermées, j'en pleurais.
Nous sommes allés pour la 3 ème année consécutive voir notre Rav et cette fois il dit à mon mari "Maintenant tu as mérité de partir en Israël" ! En 3 mois nous avons fait notre alya.
Les événements, curieusement, ont cessés de s'acharner sur nous.
C'est à ce moment-là que nous avons compris que nous prenions la bonne direction.
 
Claudine Douillet : Vous voulez dire que c'est un mérite de venir en Israël ?

 
Sarah Uzan : Bien-sûr que c'est un mérite de venir en Israël. Parce que cela demande un état d'esprit ouvert, positif, il faut venir ici avec un esprit pionnier, avec la volonté de construire.

Haderah est une des rares villes en Israël où tout est encore possible et avec l'accompagnement de son  maire Haïm Vital et le Ministère de l'intégration dont Haï Assouline est le directeur.hai-Assouline.jpg
A Hadérah les nouveaux immigrants sont accueillis les bras ouverts car le projet du maire est de développer sa ville et pour ce faire, intégrer des nouveaux immigrants de France.
 Le commerce doit absolument se développer. Nous sommes ici dans une ville essentiellement ouvrière. Ainsi en développant le commerce, la High Tech ,Haderah pourra s'ouvrir à d'autres marchés concurrentiels tout en gardant sa particularité, si l'équilibre est respecté.
 
Claudine Douillet : Et quelle est la particularité de Haderah selon vous  ?
 
Sarah Uzan : la simplicité, la vraie gentillesse des gens,l'accueil chaleureux des habitants pour les olims (nouveaux immigrants) le regard bienveillant des uns et des autres.
L'entraide ici est réelle, on ne s'intéresse pas aux problèmes des autres par curiosité mais dans un véritable soucis d'y apporter la bonne solution. C'est notre travail au quotidien avec Haï Assouline au  Ministère de l'intégration.
 
Claudine Douillet : Votre travail, si j'ai bien compris,est de vous occuper des nouveaux immigrants venus de France ?
 
Sarah Uzan : Au Ministère de l'intégration nous aidons à l'intégration des olims à Haderah.
Ainsi, suivant leur activité en France, leurs moyens,  leur niveau en hébreu nous pouvons les diriger vers nos différents contacts des entreprises de la ville.
Leur apporter l'aide également pour la location d'un appartement.
Comme vous devez le savoir chaque Olé (nouvel immigrant) a le droit à une certaine somme sur une durée de 6 mois, ce qu'on n'appelle le panier d'intégration .

Claudine Douillet : Un panier d'intégration qui s'èlève à combien ?

Sarah Uzan : suivant vos droits un couple avec deux enfants  environ 10.000 euros.Il faut ajouter qu'à Haderah savoir l'hébreu est essentiel nous sommes ici dans une alya d'immersion totale, pas de ghetto tout le monde vit ensemble.
 
Claudine Douillet : Mais pourquoi choisir Haderah  ?
 
Sarah Uzan : Parce qu'ici la vie est moins chère, pour des familles juives de France issues d’un milieu modeste, par exemple, il est plus facile d'acheter une maison.
Mais c'est une ville qui exige un esprit pionnier, c'est pour ceux qui veulent vivre une vie différente de celle de France, où les valeurs humaines sont importantes.
Il faut avoir et pratiquer une philosophie positive.
Haderah est une très vieille ville.
Vous savez avant d'arriver ici en août 2011 je ne l'avais pas même une seule fois visitée.
Et pourtant chaque jour, je me lève et je remercie le Cel de m'avoir rendue ici à ma terre.
 
Claudine Douillet : Comment expliquez vous cet attachement malgré le fait des problèmes économiques que vous rencontrez ?
 
Sarah Uzan : Cet attachement ne s’explique pas, il  se ressent, pour vous le présenter en image c'est comme si que j'étais reliée à la terre par des lianes, j'ai un amour pour ma terre inconditionnel, c'est de l'ordre du divin.
 
Claudine Douillet : Vous avez fait une alya de groupe, les autres familles pensent également comme vous ?
 
Sarah Uzan : Les difficultés économiques n'entament pas l'amour de la terre et d'Israël ce sont deux choses bien distinctes.
Les familles qui sont venues vivre ici, ont un bon esprit ,ouvert, ont peut dire qu'ils sont éveillés, c'est à dire qu'ils font bien la part des choses.
Conscients des difficultés et en même temps heureux de vivre ici.
La qualité de la vie  est un bien-être réel, un ressenti et cela n'a pas de prix.
Ils ont aussi compris qu'en critiquant Israël ils s'excluent d'Israël.
 
Claudine Douillet : Vous voulez donc dire que tous n'ont pas encore trouver de travail ?

 
Sarah Uzan : oui certains sont encore comme nous.
 Et pourtant chaque matin je remercie le ciel d'être ici, je me fiche complètement des problèmes financiers.
Quand j'ai des galères je dis aussi merci, il faut avoir un sens profond de la gratitude.
Je n'attends pas qu'il m'arrive que de bonnes choses. Elles sont déjà là.
Nous avons de la chance de vivre ici.
Il faut aimer Israël comme son propre enfant pas parce qu'il est parfait, pas parce qu'il vous comble de joie et de fierté, mais parce que le lien est plus fort que tout et qu'avec lui vous êtes vous.
En Israël vous devenez, vous, pas quelqu'un d'autre, parce que rien n'est encore définitif, Haderah c'est une ville où il reste tant à faire, tout est à construire, ensemble, c'est une ville où l'esprit collectif prime sur l'individualisme, c'est pour cela que la situation de chacun est importante. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de l'indifférence.
En Israël vous dépassez vos limites et particulièrement à Hadérah.
 
Claudine Douillet : Sarah vous êtes une excellente ambassadrice de Haderah !
Que diriez vous aux personnes qui hésitent à faire leur alya ?
 
Sarah Uzan : Je leur dirai que la finalité de tout juif est de venir vivre ici.
La qualité de vie n'est pas discutable. Il n'y a pas de routine en Israël. Ici on ne s'ennuie pas.
En France le quotidien est morbide. 
Nous sommes un exemple, nous n'avons rien, pas de patrimoine, pas de famille qui nous aide, notre situation professionnelle n'est pas non plus enviable mas pourtant notre vie est tellement plus intense et gaie.
Haderah est une ville où l'entraide est essentielle, le lev tov (le bon coeur) qui fait la réputation de Haderah est bien réelle. C'est une ville où on est libre, aucune pression sociale.
 
Haderah c'est l'alyah de 1948 . Le Merkaz Akliat , Le Ministère de l'intégration, joue un rôle essentiel pour tous les olims ( immigrants)
Haï Assouline répond à toutes les demandes, et accompagne ,dans leurs démarches les olims
( immigrants). Notre travail quotidien est d'apporter des solutions aux problèmes liés à l'intégration;
J’ajouterai ceci, que ce qui compte pour moi est l'affect. Je suis comblée chaque fois que je sors dans la rue, je me sens en liberté, tout est source de joie, de découverte, je me sens bien.
Le bonheur c'est le bien-être et le mien commence ici.

Propos recueillis par Claudine Douillet

Je remercie le Ministère de l'intégration ,et particulièrement Haï Assouline de m'avoir permis cet entretien.

Pour toutes questions pour votre alya à Haderah vous pouvez téléphoner à Haï Assouline ou à Sarah Uzan au numéro suivant : 00 972 04 610 84 01 , d'Israël : 04 610 84 01

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