Conflit israélo-palestinien: Sarkozy appelle Israël à faire preuve de "créativité"

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Conflit israélo-palestinien: Sarkozy appelle Israël à faire preuve de "créativité"

PARIS,le 22/10/07 - Nicolas Sarkozy a appelé lundi le Premier ministre israélien Ehoud Olmert à faire preuve de "créativité" et à faire des "gestes" dans les négociations de paix avec les Palestiniens, lors d'un déjeuner de travail à l'Elysée.

C'était la première fois que le président français recevait le chef du gouvernement israélien depuis son élection en mai. Alors que les relations entre les deux pays avaient été parfois glaciales sous les mandats de Jacques Chirac, considéré comme pro-arabe par les Israéliens, elles se sont nettement réchauffées depuis la victoire de celui qui s'est présenté à plusieurs reprises comme "l'ami d'Israël".

A l'issue de leur déjeuner, les deux hommes se sont d'ailleurs donné l'accolade avant de se séparer sans faire de commentaires.

Lors de leurs entretiens, ils ont évoqué le conflit israélo-palestinien, alors qu'une conférence de paix doit se tenir à Annapolis, aux Etats-Unis, d'ici la fin de l'année. Selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, le président français "a indiqué que dès lors que la sécurité de l'Etat d'Israël était assurée, il fallait faire preuve de créativité et essayer de faire des gestes".

Ehoud Olmert a quant lui "souhaité que la France joue tout son rôle dans la conférence d'Annapolis" que les Etats-Unis veulent organiser avant la fin de l'année, a ajouté M. Martinon. Et Nicolas Sarkozy "a montré sa disponibilité à aider, d'une manière ou d'une autre". La France "souhaite que des discussions s'engagent sur le statut final" des territoires palestiniens, a-t-il rappelé. Les autres "points en discussion" évoqués par les deux hommes sont "le droit au retour, Jérusalem, la sécurité", a-t-il détaillé.

La conférence aura pour objectif de déboucher sur une déclaration commune décrivant la procédure pour les deux parties pour retourner à la table des négociations après sept ans de violences et de paralysie diplomatique.

Les Palestiniens entendent obtenir une déclaration commune détaillée, avec notamment un calendrier complet concernant la création d'un Etat palestinien, mais Israël voudrait un texte général plus souple qui reste flou sur les objectifs précis.

MM. Sarkozy et Olmert ont également évoqué le dossier nucléaire iranien. "Israël et la France partagent le souhait que, à tout le moins, le programme nucléaire iranien se fasse dans la plus grande transparence et dans un objectif pacifique", a expliqué David Martinon. "Ni pour la France ni pour Israël il n'est acceptable que l'Iran soit doté de l'arme nucléaire."

Le Premier ministre israélien pousse à l'adoption de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran. Israël affirme que son existence serait menacée si Téhéran parvenait à maîtriser l'arme atomique et laisse entendre qu'il pourrait intervenir militairement si nécessaire.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradeï, estime dans un entretien au "Monde" daté de mardi que, "à supposer que l'Iran ait l'intention de se doter de la bombe nucléaire, il lui faudra encore entre trois et huit années pour y arriver".

M. Olmert devait également s'entretenir lundi avec le Premier ministre français François Fillon et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Il est ensuite attendu mardi à Londres pour rencontrer le Premier ministre Gordon Brown.

Cette tournée européenne intervient alors que les pressions internationales s'accentuent pour pousser Israéliens et Palestiniens à s'entendre sur un projet de paix commun pour la région avant la conférence d'Annapolis. Lors d'une tournée au Proche-Orient la semaine dernière, Condoleeza Rice a plaidé pour la création rapide d'un Etat palestinien indépendant.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'est dit confiant lundi: "avant la fin 2008, nous aurons trouvé la vraie solution que nous attendons", a dit M. Abbas lors d'une visite en Indonésie.

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