Israël : les investisseurs étrangers vendent leurs appartements et fuient le pays

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Le renforcement du shekel met les investisseurs étrangers dans une situation difficile. La demande de logements diminue considérablement et beaucoup cherchent à liquider leurs biens.

La livre sterling, l’euro et le dollar ont chuté par rapporte au shekel, ce qui rend difficile pour les résident étrangers d’acheter un appartement en Israël. D’un autre côté, alors que les devises étrangères raclent le fond et que les prix des appartements atteignent des sommets dorés, un grand nombre de résidents étrangers détenant des actifs en Israël et ayant besoin de trésorerie souhaitent transformer leur bien israélien en monnaie locale.

Le taux de change du dollar américain l'an dernier a chuté de 30 agorot, soit environ 8%, et aujourd’hui, 1$ vaut environ 3.65 shekels. Le taux de change de la livre sterling a chuté à 1,3 shekels l'an dernier, de 25%, et se situe à environ 4,5 shekels pour 1 £. Le taux de change de l’euro a baissé de 9%, à 3,9 shekels pour 1 euro. Celui qui a prévu d'acheter un appartement en Israël devra dépenser des dizaines de milliers (en termes de devises) en plus. En revanche, un ressortissant étranger qui vend sa propriété en shekels, profitera bien entendu du shekel renforcé contre la monnaie qu’il utilise.

Le volume des transactions des résidents étrangers n’est plus dominant sur le marché global. Dans les huit premiers mois de 2016, seulement 1566 appartements ont été achetés en Israël par des résidents étrangers, soit moins de 2% du total des transactions.

Comparaison entre 2016 et 2017

Comparaison entre 2016 et 2017

Des données fournies par l’entreprise IsraTransfer, qui est engagée dans les transferts d'argent des non-résidents et les conversions de devises, il émane que dans les dix derniers mois, le taux de transaction d'achat dans la monnaie britannique a baissé de 75% par rapport aux dix derniers mois. Le nombre d'acheteurs en euro a chuté d'environ 30% tandis que pour ceux en dollars américains, rien n’a été constaté.

En ce qui concerne la baisse des acheteurs européens, la société a noté qu'une diminution significative similaire a été enregistrée au début de 2016 par rapport à l'année précédente auprès du public français. Cette baisse a coïncidé avec la mise en place de la loi réglementant le blanchiment d'argent en Israël, qui exige que les résidents étrangers déclarent leurs revenus.

« Le taux de change de la livre sterling se situe actuellement à 4,51 shekels, il y a un mois, il était à 4,6 shekels. L’année passée, il se situait à 5,5 et il y a deux ans, à 6,1 », rappelle Daniel Angelsman, de IsraTransfer. « Cela représente une baisse de plus de 35% sur une période de deux ans. C’est une baisse incroyable et grave à la fois. Pour le marché des changes, c'est une véritable catastrophe ».

Comme mentionné ci-dessus, la baisse la plus spectaculaire du marché des changes est sans aucun doute contre la livre sterling, jusqu'à récemment considérée comme une monnaie forte et stable dans le monde. Mais depuis la décision de la séparation du Royaume-Uni de l'Union européenne, c’est historique ».

« Les Juifs britanniques sont dans un dilemme difficile. D'une part, ils doivent faire face à l'antisémitisme croissant et donc chercher à acheter une propriété en Israël. D'autre part, ils trouvent qu'il est difficile de le faire sur le plan économique. Certains préfèrent se soucier de leur sécurité économique et constituer des réserves d’argent. Pour ce faire, entre autres, ils se séparent des actifs détenus jusqu'à présent en Israël », explique Maksin Marks, une maison de courtage de Netanya.

La baisse du volume des investissements immobiliers en Israël par des résidents étrangers a commencé avant même le renforcement fulgurant du shekel, en raison des restrictions fiscales sévères s'adressant aux investisseurs non-résidents.

Dans le cadre des mesures prises par le ministère des Finances, l'Etat a annulé l'exemption de la taxe d'achat dont bénéficient les résidents étrangers, même s’ils ne possèdent qu’un seul appartement.

« Le sentiment est que le sol brûle sous les pieds des Juifs dans le monde. Quelque chose se passe en Europe et aux États-Unis », confie un propriétaire étranger en Israël. « Celui qui n’est pas pressé attendra que les choses se tassent et changent. L’Europe s’est convertie à l’Islam. Les syriens et les turcs font main basse sur l’Europe. Les gens s’en rendent compte et nombre de Juifs européens sentent qu’ils devront bientôt faire leur aliya. Aux États-Unis, nous ressentons une tendance similaire. Une vague d’antisémitisme se fait sentir ainsi qu’une baisse du dollar, pourtant pas aussi dramatique que celle de l’euro et de la livre ».

Source : globes.co.il

Vos réactions

  1. b.tertois@laposte.net'tertois

    L’Europe ne s’est pas convertie à l’islam, nous sommes une terre d’accueil, aujourd’hui de nombreux humains en Europe pratiquent la religion musulmane . Nous sommes pour la liberté de culte, l’Eternel ne peut être limité par une religion, il est universel et au-delà, aucun mot ne peut le définir, aucun dogme, aucun homme, aucune pensée, aucune religion, sinon ce ne serait pas Celui qui est.

    Répondre

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