Israël: La santé publique en danger

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Israël: La santé publique en danger

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue. Dans le domaine de la santé d’après le rapport du contrôleur de l'Etat, le juge Yossef Shapira, l'argent peut acheter la santé - même au détriment de ceux qui ont besoin de soins de santé publique.

Israël: La santé publique en danger

Alors que de nombreux patients attendent longtemps avant d’être opéré, le contrôleur de l'Etat révèle les chiffres de la médecine privée, et comment les médecins préfèrent traiter leurs patients dans le cadre des services de santé privés (services médicaux privés) plutôt que les patients de la santé publique. Le contrôleur de l'Etat a examiné les pratiques de l'hôpital Hadassah, et a trouvé que "médecine privée est très pratiquée et est incontrôlée".

Selon le rapport, alors que l'accord de restructuration de l'hôpital a déterminé que la chirurgie ne serait pas possible dans le cadre des soins privés le matin, sauf pour des cas exceptionnels, en 2014, 79 pour cent des opérations faites le matin étaient des soins privés, et ce au détriment de la santé publique. En 2015 une légère baisse a été enregistrée, et le pourcentage des opérations privées du matin a chuté à 73%.

Le rapport du contrôleur révèle également que bien que les médecins soient autorisés à n’exercer la médecine à titre privée seulement environ un quart de leur activité générale, beaucoup dépassent ce quota et ce toujours aux dépens de la santé publique.

Le contrôleur a souligné la nature problématique des soins privés le matin qui utilisent l'infrastructure publique de l’hôpital pour des opérations qui rapportent plus au médecin, et il dit que la mesure porte atteinte à l'égalité et à la disponibilité des rendez-vous fixé pour le public.

Selon le contrôleur, pas moins de 93% de la chirurgie privée faites au département d'ophtalmologie de Hadassah Ein Kerem ont été faites dans la matinée, 98% pour les patients ambulatoires en orthopédie privée, et 94% pour le département de fertilisation.

Si cela ne suffisait pas, la médecine privée utilise l'infrastructure de la santé publique, il se trouve qu'un nombre considérable d'opérations privées entraîne des pertes financière pour les hôpitaux. Le contrôleur a averti que 16% des vérifications effectuées dans le cadre des soins privés sont chères et qu'elles deviennent une perte pour l'hôpital. Le contrôleur a noté que l'hôpital Hadassah avait perdu environ un demi-million de shekels en raison de ces opérations.

Le contrôleur d’Etat, Joseph Shapiro, note que «l'hôpital Hadassah utilise les infrastructures publiques à sa discrétion, sans restriction et sans la supervision du Ministère de la Santé à des fins privées. Cela fait que la médecine privée prime et ce au détriment du public ».

Malgré les milliards de shekels injectés par le gouvernement pour couvrir la dette de l’hôpital et éviter sa faillite, le plan de restructuration n’a pas été mis en œuvre ou partiellement mis en œuvre, le contrôleur averti donc que "la situation financière de Hadassah est un signe d'avertissement qui exige que les ministères de la Santé et des Finances reconsidèrent la capacité de Hadassah pour répondre à certaines conditions fixées dans le plan de restructuration."

Source: Israel Ha Yom

 

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