Israël : La grotte de Te'omim à Jérusalem serait elle la porte menant à l'enfer ?

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Israël : La grotte de Te'omim à Jérusalem serait elle la porte menant à l'enfer ?

Au cœur des collines de Jérusalem, dans une grotte envoûtante, une découverte a été faite par des archéologues israéliens.

Depuis 2009, ces chercheurs intrépides ont entrepris des fouilles dans ce lieu mystérieux et ont mis au jour ce qui est décrit comme une "porte menant vers l'enfer". Une 'ambiance envoûtante des films d'aventure et d'horreur

La grotte de Te'omim, témoin d'un passé païen vieux de deux millénaires, est un lieu de recueillement empreint de légendes et marqué par des événements historiques.

Elle est très prisée par les visiteurs qui s'y rendent pour explorer ses cavernes, admirer sa source naturelle et découvrir son histoire. Pendant la révolte de Bar Kokhba au IIe siècle, elle aurait même été utilisée comme refuge par les rebelles juifs.

2009, une équipe composée de chercheurs de l'université hébraïque de Jérusalem et de l'université Bar-Ilan de Tel Aviv a entrepris des fouilles conjointes dans la grotte.

Leurs découvertes sont stupéfiantes : 120 lampes à huile intactes, des armes, des pièces de monnaie, des vases et même trois crânes humains. La disposition précise de ces objets, avec les lampes et les crânes soigneusement disposés, suggère qu'ils étaient utilisés à des fins rituelles.

Dans une étude récemment publiée par la Harvard Theological Review, les archéologues Eitan Klein et Boaz Zissu affirment avec prudence toutefois,  que des cérémonies de nécromancie se déroulaient dans la grotte de Te'omim à l'époque de l'Antiquité,en faisant un temple dédié à cette pratique (nekyomanteion).

Selon leur rapport, la plupart des objets découverts dans des crevasses difficiles d'accès de la grotte de Te'omim, tels que les lampes à huile, les lampes et vases en céramique et en verre, la tête de hache et les poignards, étaient utilisé de différentes manières pour la sorcellerie et la magie dans ces grottes, considérées comme de possibles portes vers l'enfer.

Ces pratiques avaient pour but de prédire l'avenir et d'invoquer les esprits des défunts, incarnant ainsi le principe même de la nécromancie.

Le nombre considérable de lampes retrouvées, dépassant de quarante fois celui des crânes, a permis aux archéologues de formuler une théorie intrigante.

Ils supposent que les cérémonies de culte impliquaient le dépôt de lampes pour les forces chthoniennes, liées à l'enfer, dans le but de ressusciter les morts et de prédire l'avenir lors de rituels menés dans la grotte.

De plus, l'équipe de recherche a découvert un puits profond et une source qui ont progressivement creusé un bassin taillé dans la pierre. Selon les croyances de l'époque, ces éléments étaient représentés comme des symboliques de l'enfer.

Cette fascinante découverte archéologique dans la grotte de Te'omim continue de susciter de nombreuses interrogations. Les archéologues poursuivent leurs recherches afin de percer les mystères impliquant ces pratiques ancestrales .

Comprendre également que ces rituels n'étaient peut-être pas pratiqués uniquement par des païens mais probablement, en vu du nombre des lampes à huiles, également par des Juifs.

À Jérusalem, pendant cette période, il y avait une population diverse comprenant des Juifs, en majorité, des Romains et d'autres groupes ethniques.

La grotte de Te'omim a une histoire longue et complexe, et a été utilisée à des fins variées au fil du temps. Pendant la révolte de Bar Kokhba au IIe siècle, elle aurait servi de refuge aux rebelles juifs. Il est important de ne pas généraliser ces découvertes à l'ensemble de la population juive de l'époque.

Les objets rituels découverts dans la grotte de Te'omim, tels que les lampes à huile, les coupes et les vases en céramique et en verre, ainsi que la mention de cérémonies de nécromancie, prouvent l'existence de pratiques rituelles spécifiques qui peuvent être associées à des groupes ou à des croyances spécifiques de l'époque.

Cependant, sans plus d'informations spécifiques sur les participants et les pratiquants, il est difficile de tirer des conclusions définitives sur leur identité religieuse ou ethnique.

Il convient de souligner que de telles pratiques sont totalement interdites dans le judaïsme.

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