Israël et ses traumatismes : Les cicatrices des victimes de Tsouk Eytan

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Traumatisme aprés le conflit bordure protectrice en Israël

Les cicatrices de Tsouk Eytan.

Selon la représentante du Contrôleur de l’Etat, aucun traitement suffisant n’a été accordé aux victimes qui souffrent toujours de traumatismes suite à l’opération Tsouk Eytan. Le Ministère de la santé réagit : « Il ne s’est pas écoulé suffisamment de temps pour mettre en œuvre les procédures fixées après le conflit ».

Des enfants israéliens dans une école se cachant soue les tables pendant une alerte

Des enfants israéliens dans une école se cachant sous les tables pendant une alerte

Les municipalités et les autorités locales de la périphérie de la bande de Gaza ont accusé hier le Ministère de la santé de ne pas avoir accordé de soins suffisants aux personnes souffrant d’anxiété suite à l’opération militaire de l’été dernier. Ces revendications ont été énoncées dans le cadre de la discussion de la Commission de contrôle d’Etat.

La présidente du comité, Karine Elharar (Yesh Atid) a déclaré que « Tsouk Eytan » avait laissé des traces chez des centaines de civils souffrant d’angoisses mais que ces derniers n’avaient à ce jour reçu aucune réponse appropriée à leur état de santé. « Je ne devrais pas être la seule inquiète.

Le Ministère de la santé devrait se sentir concerné en priorité car en l’absence de traitement préventif et de procédures appropriées, les personnes concernées pourraient s’effondrer. De nombreuses demandes me parviennent depuis le terrain et il est important que les ministères et les autorités gouvernementales soient à l’écoute de ces problèmes sérieux et les traitent le plus tôt possible, avant qu’il ne soit trop tard ».

Soldats de l'unité Golani pendant l'enterrement d'un de leur camarade

Soldats de l'unité Golani pendant l'enterrement d'un de leur camarade

Selon la représentante du Contrôleur de l’Etat, Miri Razin, le dernier rapport a examiné le fonctionnement des 11 autorités locales autour de la bande de Gaza ainsi que les Ministères de la santé, de l’éducation et des affaires sociales pendant le conflit « Tsouk Eytan ».

Razin a souligné que certains centres de soutien psychologique n’ont pas été ouverts car ils se situent dans des bâtiments non protégés et qu’une pénurie significative de soignants professionnels pour les enfants victimes d’anxiété a été constatée.

En outre, elle a appelé les autorités nationales d’urgence ainsi que le commandement du front intérieur à examiner les conclusions des rapports dans tout le pays.
Le député David Yalin, résident du kibboutz Nahal Oz et anciennement chef du conseil régional Eshkol a appelé à renforcer les centres communautaires de traitement de crise : « Ces centres sont basés sur les décisions du gouvernement et sur la bienveillance des fonctionnaires du Ministère de la santé et des affaires sociales.

Ils ne font pas partie du budget de base et ne sont pas officiellement reconnus comme partie intégrante des autorités sensées prévenir le stress post-traumatique ». Il a ajouté que : « le traumatisme causé par la chute d’un missile tombé à proximité d’une habitation doit être traité immédiatement. Un travailleur social vaut parfois mieux qu’un médecin, c’est lui qui, en tant que professionnel, déterminera l’avenir de la personne touchée ».

De plus, avertit Yalin, l’absence de centres de traitement de crise entraine forcément le déferlement des personnes victimes d’anxiété dans les services d’urgence des hôpitaux».
Selon les dires de la représentante du Ministère de la santé Beila Ben Guershon, la procédure indiquée par le Ministère n’a pu être mise en œuvre faute de temps.

Le Dr Gad Lubin, directeur de l’hôpital Eytanim a ajouté que durant la seconde guerre du Liban, des centres d’urgence avaient été mis en place par le Ministère de la santé sans l’intervention des affaires sociales, ni de l’intérieur.
Myriam Bibi, représentante de la mairie de Netivot a précisé que malgré les demandes, aucun représentant du Ministère de la santé ne s’était rendu sur place pendant le conflit « Tsouk Eytan ». Ces derniers se sont contentés de téléphoner deux fois par jour pour se renseigner sur les personnes en état de choc.
Gadi Yarkoni, chef du conseil régional Eshkol a fait état que les localités qui jouxtent la clôture de la bande de Gaza nécessitaient un traitement bien plus efficace que les localités plus éloignées. Efrat Cohen responsable des victimes auprès du Bitouah Leoumi a parlé du financement du traitement des personnes choquées qui, pour Tsouk Eytan, a couté 5 millions de dollars avent même qu’ils soient reconnus comme tels.

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