Israël: enlèvement sauvage à Afoula et torture au fer rouge pour une dette d'argent

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Israël: enlèvement sauvage à Afoula et torture au fer rouge pour une dette

Enlèvement et torture près d’Afoula : un créancier séquestré, brûlé au fer rouge et menacé d’exécution

Un message de détresse déclenche l’alerte

Le 12 décembre 2025, le centre d’appel 100 de la police israélienne reçoit un signalement glaçant. Une habitante du nord du pays affirme que son mari a disparu depuis plusieurs heures. Elle vient de recevoir un message de sa part : il dit avoir été enlevé, retenu par des suspects dans une cabane en bois, et la supplie d’alerter immédiatement les forces de l’ordre en leur transmettant sa localisation.

Les policiers du district Nord se rendent sans délai à l’endroit indiqué. Sur place, ils localisent la cabane. À l’intérieur, ils découvrent la victime, grièvement blessée, le corps marqué de contusions sur l’ensemble des membres et présentant des brûlures en plusieurs points. L’homme explique aux agents que ses ravisseurs ont pris la fuite dès qu’ils ont compris l’arrivée imminente des forces de l’ordre.

Une dette, un guet-apens dans une pizzeria d’Afoula

L’enquête révèle que quelques heures auparavant, la victime se trouvait dans une pizzeria à Afoula. C’est là que les ravisseurs  à qui il devait de l’argent  l’ont abordé. Ils lui demandent de monter dans leur véhicule « pour discuter ». L’homme refuse d’abord, affirmant qu’il ne veut pas les accompagner et qu’il a peur.

Malgré ses réticences, il finit par monter à bord. Selon le dossier d’instruction, l’un des accusés l’agresse immédiatement en lui lançant : « Où étais-tu ? Tu fuis ? Je t’ai attrapé, maintenant je vais te montrer. On va arriver et on va parler. »

Le véhicule prend la direction d’un gîte situé dans la région d’Afoula.

Passage à tabac et brûlures au fer chauffé

À leur arrivée au gîte, les deux hommes le rouent de coups avec une violence extrême. Les coups pleuvent sur tout le corps.

Puis la scène bascule dans la torture. L’un des accusés saisit une barre de fer, la chauffe dans le poêle du gîte et déclare : « Je chauffe la barre. Commence à réfléchir à la façon de régler ça maintenant. »

Quelques instants plus tard, la barre chauffée à blanc est appliquée sur le corps de la victime, provoquant des brûlures.

Au cours de la soirée, l’accusé pointe ensuite sur la tête de l’homme un objet ressemblant à une arme à feu et lui assène : « Qu’est-ce que tu préfères, apporter l’argent ou mourir maintenant ? »

Une nuit de violences et un SMS salvateur

Les violences se poursuivent tout au long de la nuit. Les ravisseurs frappent encore et encore leur victime, avant de quitter les lieux, la laissant sous la surveillance d’un tiers chargé de la garder.

C’est là que la victime parvient à retourner la situation. Prétextant vouloir simplement « faire défiler son téléphone », il demande son appareil au gardien. Celui-ci accepte. L’homme en profite pour envoyer discrètement un message contenant sa localisation à son épouse.

L’alerte est donnée. Les policiers interviennent. Les ravisseurs prennent la fuite.

Arrestation après plusieurs semaines de traque

Le 25 janvier 2026, au terme de plusieurs semaines de recherches, la police arrête l’un des suspects : un habitant de Dabburiya, âgé de 25 ans.

Le parquet du district Nord, par l’intermédiaire de l’avocate Maï Seker, dépose hier un acte d’accusation sévère devant le tribunal de district de Nof HaGalil–Nazareth.

Les chefs d’inculpation sont lourds : enlèvement à des fins d’extorsion, extorsion sous menace, extorsion par la force, coups et blessures dans des circonstances aggravantes et séquestration illégale.

L’enquête se poursuit afin de localiser et interpeller les autres suspects impliqués dans cette affaire qui révèle une brutalité méthodique et une volonté explicite d’obtenir un paiement par la terreur.

 

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