Le centre Simon Wiesenthal cherche des témoins du massacre de Babi Yar

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Le Centre Simon Wiesenthal pour la préservation de la mémoire de l'Holocauste a annoncé qu'il recherchait des survivants de l'Holocauste ayant survécu aux massacres de Babi Yar en Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale et qui seraient prêts à témoigner dans le cadre du procès de certains des auteurs, seulement récemment localisés.

Le centre, nommé d'après le célèbre chasseur de nazis, a trouvé les noms de 80 personnes ayant participé au massacre de Babi Yar et deux des personnes impliquées, ont été localisées bien vivantes par les Allemands il y a deux mois.

Les deux auteurs, dont les identités ont été rendues publiques, ont été débusqués par l'Allemagne grâce aux informations reçues du Centre Simon Wiesenthal. Aucune des personnes ayant perpétré le massacre - qui comprenait le meurtre de quelque 50 000 Juifs à partir de septembre 1941 - n'a été inculpée jusqu'à présent.

Le centre continue également de rechercher les personnes ayant survécu au camp de concentration de Stutthof en Pologne. Deux des soldats qui ont servi à Stutthof vers la fin de 1943, alors que des chambres à gaz y étaient actives, ont été inculpés pour leur participation il y a seulement deux semaines. Le centre tente de trouver des témoins pour témoigner dans les procès, et a localisé une vingtaine de personnes internées là pendant la période susmentionnée.

Le procès de John Demjanjuk a servi de précédent pour juger d'autres personnes basées uniquement sur leur service dans les camps de la mort

Le procès de John Demjanjuk a servi de précédent pour juger d'autres personnes

Des survivants des camps de Zhytomyr et de Kamianets-Podilskyi en Ukraine sont également recherchés par le centre. Des Juifs hongrois furent déportés dans les deux camps à l'été 1941 et y furent assassinés par des Ukrainiens, des Hongrois et des Allemands. Retrouver des survivants des camps est considéré comme un dernier effort pour juger les criminels nazis.

La politique allemande de mise en accusation des criminels de guerre nazis a subi un changement il y a dix ans. Dans le passé, pour inculper un criminel nazi, l'accusation devait prouver qu'il avait commis un crime spécifique contre une victime spécifique avec pour motif la haine raciste, conditions qu'il est pratiquement impossible de prouver aujourd'hui, avec si peu de témoins et la difficulté didentifier les criminels ayant participé à l'extermination (la plupart des Juifs n'avaient aucune idée de qui étaient leurs assaillants).

Le changement de politique a été rendu possible grâce à une décision stipulant que l'entière existence des camps de la mort était basée sur le meurtre de personnes innocentes, et que par conséquent, toute personne s'y étant trouvée pourrait être accusée d'être complice du meurtre. En Allemagne, la punition correspondant à cette infraction était de cinq à dix ans de réclusion.

Le changement effectué est beaucoup plus facile pour l'accusation. Il a ouvert la voie à la poursuite de nombreux criminels qui n'auraient pas pu être inculpés autrement.

La condamnation de John Demjanjuk, un gardien Treblinka surnommé par les prisonniers "Ivan le Terrible", basée sur le changement de politique fut sans précédent. Après son procès, des perquisitions généralisées ont été mises en place afin de localiser tous ceux qui avaient servi dans les camps de la mort ou dans les escadrons meurtriers, et deux autres criminels qui avaient servi à Auschwitz ont également été condamnés.

Source : Ynet

Copyright: Alliance

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Vos réactions

  1. berenika89@gmail.com'Barbara Koczorowska

    J’ai lu la description tragique de la massacre de Juifs a Babi Iar dans le roman d’Ilya Erenbourg « La Tempete » quand j’avais 12 ans. Je ne l’oublierai jamais,j’en suis marquee pour toujours

    Répondre ↓

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