Guerre Iran : Le Hezbollah devient le premier proxy à entrer en guerre aux côtés de l’Iran

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Guerre Iran : Le Hezbollah devient le premier proxy à entrer en guerre aux côtés de l’Iran

Le Hezbollah devient le premier proxy à entrer en guerre aux côtés de l’Iran

Comme attendu, la milice chiite libanaise est officiellement entrée en guerre en lançant des drones et des missiles contre la ville de Haïfa et la Galilée, entrant un peu plus dans une escalade régionale de plus en plus incontrôlable.

Le gouvernement israélien avait pourtant prévenu ses homologues libanais qu’en cas d’intervention du Hezbollah, il viserait des sites civils et militaires, ce qui briserait tout effort de normalisation et entraînerait le pays du Cèdre dans un chaos encore plus profond.

Aux alentours d’une heure du matin (heure israélienne), après un déluge de missiles balistiques iraniens visant le plateau du Golan et la région de la mer Morte, des roquettes de courte portée ainsi que des drones en provenance du Liban ont été détectés par Tsahal, une première depuis novembre 2024.

Le groupe dirigé par Naïm Qassem n’a pas revendiqué l’attaque, bien que la chaîne Al-Manar ait évoqué des missiles et drones provenant d’Iran. Il ne fait toutefois guère de doute que l’organisation libanaise est à l’origine de cette salve.

Vers un retour des éliminations ciblées 

Tsahal avait anticipé qu’une élimination d’Ali Khamenei constituerait une ligne rouge pour le Hezbollah, déjà sous influence des Gardiens de la Révolution.

L’armée israélienne pourrait lancer des frappes massives sur 120 cibles à travers le pays, suivies d’éliminations ciblées des derniers dirigeants du groupe, à l’image de l’opération Flèche du Nord.

Le niveau de préparation militaire et de renseignement serait déjà avancé au sein de l’establishment sécuritaire israélien.

L’ambiguïté du Hezbollah

Tous les signaux indiquent une possible ambiguïté stratégique du Hezbollah.

En ne revendiquant pas clairement l’attaque, le groupe semble vouloir éviter une guerre ouverte impliquant directement l’Iran. La branche politique, engagée dans les élections de mai, fait face à une impopularité croissante, y compris chez les chiites libanais.

En réagissant, y compris après l’élimination ciblée d’Hayatem Ali Tabatabaï, le « parti de Dieu » entend violer le cessez-le-feu sur le terrain tout en laissant Israël l’attaquer pour se donner le beau rôle.

Pris en étau, le groupe ne peut ni désobéir totalement  a son maitre ni s’engager frontalement dans un conflit ouvert.

Une opération terrestre inévitable ?

Si elle n’est pas encore officiellement envisagée, plusieurs informations indiquent que, depuis novembre, un plan inclurait une invasion du Sud-Liban ainsi qu’une incursion terrestre allant jusqu’au fleuve Litani afin de se débarrasser complètement des infrastructures restantes du Hezbollah.

Néanmoins, aucun scénario n’est à exclure. Si le régime des mollahs venait à tomber ou si le groupe décidait finalement de déposer les armes, cette opération deviendrait inutile et permettrait de préserver la vie de nombreux soldats.

En revanche, si la situation ne redevient pas un minimum contrôlable et que le camp d’en face pousse la surenchère régionale jusqu’à mettre toute la région à feu et à sang — dans une logique de « après eux le déluge » — il faudra alors envisager l’inévitable.

Ce que l’armée libanaise n’a pas réussi à accomplir, Tsahal devra peut-être s’en charger.

Pour le moment, la République islamique d’Iran chercherait à entraîner les pays du Golfe ainsi qu’une partie de l’Europe dans une chute qui semble de plus en plus inévitable, chaque minute un peu plus depuis ces derniers jours.

Il semblait presque inéluctable que son plus fidèle allié, présenté comme le « joyau de la couronne », financé à hauteur de plusieurs milliards de dollars ces dernières années, finisse par la rejoindre dans ce qui est présenté comme une « bataille finale ».

La question centrale n’est donc pas de savoir si le Hezbollah aidera l’Iran, mais bien jusqu’où il est prêt à aller.

Les heures à venir donneront un premier élément de réponse.

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