Frappes à Doha : L’attentat de Jérusalem n’a rien déclenché, la décision était déjà prise.

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Le Hamas a hésité, pas Israël : la frappe à Doha n’est pas une réponse à l’attentat

Israël accepte, le Hamas hésite : la frappe de Doha était un piège, pas une réponse

Le 7 septembre, Donald Trump propose un accord global pour mettre fin à la guerre. Israël répond oui. Le Hamas tergiverse. Le 9, une frappe ciblée à Doha décapite la direction du mouvement terroriste. L’attentat de Jérusalem n’a rien déclenché : la décision était déjà prise.

Un accord américain, une acceptation éclair côté israélien

Le 7 septembre 2025, le président Donald Trump transmet par son émissaire Steve Witkoff une proposition globale de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Les termes sont radicaux :

  • Libération immédiate des 48 otages vivants et restitution des dépouilles ;

  • Échange contre des milliers de prisonniers palestiniens, y compris des meurtriers ;

  • Suspension immédiate de l’opération terrestre israélienne à Gaza.

Israël accepte dans l’heure.

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar le confirme publiquement.
Le Hamas, fidèle à son habitude, ne répond pas. Il étudie. Il temporise. Il joue la montre.Mais cette fois, c’est précisément cette hésitation qui lui est fatale.

9 septembre : les missiles tombent sur Doha

Le lendemain, alors que les dirigeants du Hamas se réunissent dans une villa de Doha pour évaluer l’offre américaine, Israël frappe.

Les cibles sont précises :

  • Khalil al-Hayya, chef adjoint du bureau politique, probablement tué,

  • Zaher Jabarin, responsable de la branche des enlèvements,

  • Plusieurs autres figures de la direction politique, réunies au même endroit.

Le feu vert avait été donné dès le 8, en pleine concertation entre Netanyahou, le ministre de la Défense et les chefs du Shin Bet et de Tsahal.

« À la lumière d’une opportunité opérationnelle, les instructions ont été exécutées avec une précision maximale », affirme le communiqué israélien.

Le 8 septembre : un attentat sanglant à Jérusalem, sans lien de cause

La veille de l’attaque de Doha, un attentat meurtrier frappe Jérusalem, dans le quartier de Ramot. Six civils israéliens sont tués à un arrêt de bus par un Palestinien entré illégalement sur le territoire via une brèche connue de la barrière de sécurité.

L’émotion est immense. Mais cet attentat n’est pas le déclencheur de la frappe à Doha.

La décision militaire était déjà prise.

L’attentat renforce seulement, a posteriori, la légitimité politique et morale de l’opération. Il accélère peut-être le tempo, mais n’en change ni la logique ni la cible.

Ce n’est pas une diversion. C’est une stratégie.

Ce qui s’est joué entre le 7 et le 9 septembre, c’est une manœuvre diplomatique et militaire d’une rare sophistication.

Trump propose un accord « impossible à refuser ». Israël l’accepte très vite — peut-être trop vite. Le Hamas, enfermé dans sa posture, n’ose ni refuser ni accepter.

Et pendant qu’il tergiverse, l’État hébreu observe, localise, planifie.

« Ils n’ont pas cru que nous oserions frapper à Doha », confie un haut responsable du renseignement israélien.

Ce n’est pas un bluff. Ce n’est pas une diversion.

C’est un piège dans lequel le Hamas s’est précipité, prisonnier de sa propre duplicité.

 Israël ne négocie plus avec les fusils dans le dos

En éliminant les dirigeants du Hamas à Doha, Israël a envoyé un message à double détente :

  • Aux otages : on n’attendra pas indéfiniment.

  • Au Hamas : chaque silence diplomatique peut coûter une tête.

L’attentat du 8 septembre n’a pas causé cette frappe.

Il n’a fait que justifier, aux yeux du monde, une riposte déjà prête.

Et désormais, chaque fois qu’Israël acceptera un accord, le Hamas devra se demander ce qui l’attend derrière.

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