Film juif : Mizharim les oubliés de la terre promise

Actualités, Alyah Story - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Film juif : Mizharim les oubliés de la terre promise

" Ma fille je voudrais te dire que je suis une exilée de la terre promise"
Un film qui retrace l'arrivée des Juifs des pays musulmans en Israël.
À travers des témoignages bouleversants d'expériences traumatisantes, on découvre la face sombre de cette Alyah, pour ces Juifs emplis de foi venus accomplir la promesse renouvelée chaque année "L'année prochaine à Jérusalem ".

À leur arrivée ils seront Immédiatement considérés et traités comme des citoyens de seconde zone, voire de troisième zone.
Pourtant, ils ont renoncé à tout, ont tous laissé derrière eux, maisons, terres, voisins, communauté, dans l'espoir de répondre à l'appel de Dieu.  Ils sont croyants, ils font confiance

Ils ne savent pas que l'Agence juive est en train de leur jouer un des tours les plus pervers de l'histoire de l'Etat d'Israël, mais ce ne sera pas le pire.
Viendra le vol des enfants Yéménites où ce crime d'état veut être oublié, enfoui par les différents gouvernements et malgré la promesse d'une réparation celle-ci tarde à venir.
Réparer c'est reconnaître alors on verrouille les archives, pas vu pas pris. Ces mères ne sont pas éternelles...

Mais dans ce film ces mères, aujourd'hui grand-mères ,racontent l'enlèvement de leur bébé,.
Leur fatalisme, leur abnégations sont remarquables.
Elles pourront faire d'autres enfants, c'est ce qu'elles feront, mais loin des maternités, chez elle ,en toute sécurité.

Leur bébé sera adopté par de familles blanches en mal d'enfants, dans d'autres pays.

Quand ces familles venues pour la plupart du Maroc arrivent en Israël, elles n'iront pourtant pas à Jérusalem mais seront débarquées, en pleine nuit à Yuram, une ville sans habitats, sans écoles, des années durant ils seront écartés de la vie de l'état d'Israël.
ils sont là pour peupler le désert, pour vivre avec les Arabes comme au Maroc, ou au Yémen, ou Irak, habitués aux fortes chaleurs ils pourront s'adapter.

Pour les Askenazsimes, Juifs de l'Europe de l'Est, ils ne sont pas comme eux, ils sont croyants, ils parlent l'Arabe - pourtant cette compétence sera pourtant utile durant la guerre des Six Jours.

Désespérés par cette situation, où aucune évolution ne peut être envisagée, oubliés par les autorités où seule les hululements des chacals s'entendent dans la nuit, ils vont fonder en 1971 e mouvement "Les panthères noires"* afin de faire entendre leurs voix, mouvement inspiré par les Noirs américains pour lutter contre la ségrégation, le racisme.

Les juifs venant des pays musulmans sont les Noirs de l'état d'Israël.

L'état d'Israël a appliqué la ségrégation le racisme à l'encontre des Juifs venant des pays musulmans, c'est un fait et qui peut se comprendre, la différence paradoxale entre ces deux cultures  a fait oublier ce qui les rassemblent, le judaïsme.

Pour les Juifs d'Europe de l'Est leur idéal était de créer un état égalitaire, où la religion n'a pas sa place pour les Juifs des pays musulmans, leur idéal était de fonder un pays juif pour les Juifs du monde.

Mots mémorable à propos du mouvement des Panthères Noires de Golda Meïr
" Ils ne sont pas gentils".
Termes condescendants, affligeants pour des familles vivant à 10 dans une chambre de 20m2, sans travail, sans recours, considérés comme des criminels, certains le deviendront.

Ils sont là pour assurer la main-d'oeuvre bon marché pour repousser l'arrivée des Arabes. Erreur stratégique puisque ces Juifs venant des pays musulmans savent vivre avec eux, ils vont donc cohabiter.
Comme l'explique un témoin " Nous partageons ce qui peut-être partagé mais ce qui nous différencie nous le vivons entre nous".
C'est la nouvelle génération d'esclaves, privés de leurs rêves ont les envoient apprendre un métier plutôt que de passer le bac.

Anecdote mémorable de cette famille marocaine débarquant en Israël à Dimona, dans un HML, revêtant les habits de Shabbat, on frappe à leur porte et à coup de renfort ils sont aspergés de DTT, ils sont forcément porteurs de maladies, de poux.

Le mouvement Panthères noires mourra avant même de naître absorber par la droite israélienne. Certaines familles quitteront Israël pour aller vivre en France ou retourner au Maroc.
" Je suis revenu chez moi, ici, on m'a toujours respecté, la-bas en Israël nous n'étions rien"
"Certains sont venus par Marx , nous nous sommes venus par  Bible."

MIZRAHIM - LES OUBLIÉS DE LA TERRE PROMISE
un film de Michale Boganim

L'affaire des enfants yéménites enlevés avec la complicité des autorités israéliennes

Les panthères noires israéliennes La révolte contre les discriminations sociales.

Le mouvement débuta en 1971 à Mosrara, dans le voisinage de Jérusalem, en réaction aux discriminations pratiquées par les gouvernements israéliens, y compris de gauche, à l'encontre des Juifs Mizrahim, depuis la création de l'État.

Les dirigeants du mouvement ayant été arrêtés lors de manifestations antérieures, des dizaines de milliers de personnes descendirent dans les rues en mai 1971 pour réagir contre la répression policière ; 170 militants furent alors arrêtés ; les affrontements firent 35 blessés parmi les manifestants et plus de 70 du côté de la police.

« Prenant peu à peu conscience du caractère politique de leur « infériorité », les militants des Black Panthers torpillèrent le mythe du melting pot en démontrant que l’État juif abritait non pas un seul mais deux peuples1 », les Juifs Mizrahim (ou séfarades) et les Juifs ashkénazes (d'origine européenne).

L'attitude bien plus favorable de l'establishment ashkénaze vis-à-vis des immigrants (olim) originaires des pays européens, par exemple d'Union soviétique, rendait plus sensibles les injustices dont étaient victimes les Juifs orientaux. Les fondateurs du mouvement protestaient contre le refus de l'establishment de reconnaître le caractère ethnique de certaines formes d'inégalité sociale.

Au sujet des discriminations à l'égard des Juifs orientaux, en matière de logement, de salaire, de représentation politique, dans le domaine culturel, etc., voir Juifs Mizrahim en IsraëlJuifs arabes en IsraëlJuifs ashkénazes et juifs séfarades ou orientaux en Israël.

 

L'affaire des enfants yéménites : l'état refuse de publier le rapport accablant

L'affaire des enfants yéménites : l'Etat d'Israël indemnise les familles -vidéos-

Affaire des enfants Yéménites y a-t-il eu enlèvements?

Affaires des enfants yéménites: la Haute Cour autorise 11 familles à poursuivre l'État d'Israël

MyHeritage va effectuer des tests ADN gratuits dans l’affaire des enfants yéménites

Le procès de l'enlèvement des enfants yéménites par Israël. Témoignages des mères

Enfants yéménites enlevés à leurs parents, l'état d'Israël va indemniser les familles

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi