Enfants maltraités en crèche : la peine complète s’impose désormais pour les éducatrices coupables

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Enfants maltraités en crèche : la peine complète s’impose désormais pour les éducatrices coupables

Enfants maltraités en crèche : la peine complète s’impose désormais pour les éducatrices coupables

Une mesure de sévérité inédite dans le système pénal israélien

La récente directive de l’administration pénitentiaire israélienne marque une véritable révolution dans l’application des peines : toute éducatrice ou assistante reconnue coupable de maltraitance envers les enfants ne bénéficiera plus de la remise automatique d’un tiers de sa peine, même si elle a suivi un programme de réhabilitation en prison. Seuls des motifs “exceptionnels”, tel un état de santé critique, pourraient permettre une dérogation, jugée toutefois très rare et techniquement ardue. 

Carmel Ma’uda condamnée à une peine entière

Carmel Ma’uda, éducatrice condamnée pour actes de maltraitance, incarne ce nouveau régime pénal. Il y a plus de cinq ans qu’elle est incarcérée. Selon l’ancien système, elle aurait dû être libérée avant la fin de sa peine — au bout d’environ un an et demi — grâce à la réduction d’un tiers. La nouvelle politique exclut cette possibilité : elle purgera très probablement l’intégralité de ses 9,5 années de prison, même en cas d’excellente conduite. 

Une volonté de dissuasion sans équivoque

Un représentant juridique a expliqué la philosophie sous-jacente : « L’objectif est de mettre un terme à cette pratique et d’adresser un signal fort et dissuasif à l’ensemble des personnels éducatifs : qui abuse d’enfants ne recevra aucune faveur de l’État. »  Ce tournant marque un durcissement clair contre toute forme de favoritisme ou d’indulgence à l’égard des auteurs d’actes contre l’enfance.

Les droits des familles victimes enfin reconnus

Autre avancée significative : les familles des victimes peuvent désormais s’opposer directement à toute demande de libération anticipée ou de permission de sortie adressée par les condamnées. Leur objection sera désormais intégrée au processus décisionnel de la commission des libérations. Les responsables précisent que chaque requête sera également examinée sous l’angle sécuritaire, notamment en raison du risque de manipulation psychologique envers les détenues elles-mêmes. Dans les derniers mois, deux demandes déposées par Carmel Ma’uda ont déjà été rejetées sur cette base. 

Contexte juridique et morale du changement

Chen Meiri, avocate spécialisée en droit des détenus, confirme un changement d’approche radical : « Jadis, les commissions privilégiaient la réhabilitation ; aujourd’hui — à raison — on observe un durcissement assumé, motivé par l’indignation profonde du public à l’égard de tels actes, qui ne saurait être sanctionné par une libération anticipée.

Le procureur général a d’ailleurs ordonné que le volet réhabilitatif soit relégué, comme l’opinion publique ne tolère plus « l’indulgence » envers les criminels de ce type. »  Les décisions récentes confortent cette orientation : même les détenues présentant un projet de réhabilitation solide se voient refuser la clémence, afin de maximiser l’effet dissuasif.

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