Émeutes à la Haute Cour israélienne sur la discussion de la prison de Sde Yémen

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Conflit à la Cour Suprême : des manifestations interrompent la discussion sur la prison de Sde Yémen

Émeutes à la Haute Cour israélienne : la discussion sur la prison de Sde Yémen interrompue, critique du juge Fogelman

La Haute Cour d'Israël a été interrompue aujourd'hui par des émeutes alors qu'elle examinait une requête de l'Association pour les droits civiques en Israël concernant les conditions de détention à la prison de Sde Yémen.

Pendant que les parties présentaient leurs arguments, des manifestants ont envahi la salle d'audience, réagissant vivement aux déclarations du juge Uzi Fogelman.

L'affaire porte sur la demande de l'Association pour les droits civiques visant à conditionner le fonctionnement de la prison de Sde Yémen au respect des normes établies par la loi sur l'emprisonnement des combattants illégaux.

Pendant l'audience, des chants ont éclaté de la part de militants de divers groupes de défense des droits et organisations de droite, ce qui a provoqué une vive réaction du vice-président de la Cour suprême.

L'avocat Anar Hellman, représentant le bureau du procureur général, a indiqué qu'il y avait environ un mois 700 détenus à la prison, mais que ce nombre avait considérablement diminué à 30 détenus ce matin en raison des combats à Gaza.

Il a précisé que l'objectif est de restaurer la fonction de tri des détenus de l'établissement.

De son côté, l'avocat Oded Feller, représentant l'Association pour les droits civiques, a affirmé que la situation n'avait pas évolué et a signalé des cas de détention avec les yeux bandés.

Le juge Fogelman a répondu que ces mesures étaient prises « selon les besoins ».

En réponse, des cris ont retenti dans la salle : « Qui surveille nos personnes enlevées ? Un État de rêve. »

Lors de l'ouverture de l'audience, le juge Fogelman a rappelé qu'Israël est un État de droit, mais les manifestants ont continué à scander des slogans tels que « Le peuple est souverain » et « Honte à vous ».

En conséquence, la discussion a été suspendue, et des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le tribunal en scandant « Mort aux terroristes ».

Après une pause de 20 minutes, la discussion a repris.

Fogelman a ouvert la séance en déclarant : « Ce que nous avons vu était une tentative d'empêcher une audience judiciaire. Nous respectons le droit de manifester en Israël, mais cela ne peut se faire de manière à perturber le déroulement de l'audience. Nous sommes conscients de la sensibilité de cette audience et de l'importance de maintenir un cadre juridique approprié. »

Les juges de la Haute Cour rendront leur décision ultérieurement, après avoir entendu la position de l'État et des forces de sécurité.

La semaine dernière, lors d'une cérémonie de certification des avocats, le juge Fogelman a commenté les émeutes liées aux abus présumés à la prison de Sde Yémen, affirmant que la force d'une société à se défendre contre ses ennemis repose sur sa capacité à protéger les valeurs fondamentales, telles que l'État de droit.

L'enquête sur les abus présumés à la prison de Sde Yémen, notamment les soupçons d'abus envers un détenu de Gaza, se poursuit.

Les accusations incluent des actes de sodomie, du sabotage aggravé et un comportement inapproprié.

La détention des suspects a été prolongée, et des rapports indiquent que deux des suspects ont menti lors d'un interrogatoire au polygraphe.

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