Elles meurent asphyxiées sur leur lieu de travail à Ashdod dans uneraffinerie israélienne

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Un accident industriel d’une gravité exceptionnelle à la raffinerie d’Ashdod

À la raffinerie d’Ashdod, deux ingénieures de laboratoire ont perdu la vie dans un incident qui ne relève ni d’une explosion ni d’une fuite spectaculaire.

L’enquête s’oriente vers une hypothèse plus insidieuse : une atmosphère appauvrie en oxygène, possiblement liée à des bouteilles de gaz dont le contenu ne correspondait pas à leur étiquetage.

Dans un environnement industriel où les cylindres sont raccordés à des systèmes techniques et non manipulés à l’air libre, une simple erreur en amont — remplissage, identification, contrôle — peut transformer un espace de travail en zone silencieusement irrespirable.

Un accident industriel d’une gravité exceptionnelle à la raffinerie d’Ashdod

Deux femmes sont mortes dans l’enceinte de la raffinerie d’Ashdod lors d’un incident professionnel dont les circonstances exactes sont encore en cours d’examen. L
es victimes sont Nitzan Goichman, 39 ans, mère de trois enfants, et Irina Radchuk, 52 ans. Toutes deux travaillaient comme ingénieures de laboratoire. L’événement a immédiatement déclenché l’intervention des services d’urgence, de la police et des inspecteurs du ministère israélien du Travail.

Les premières constatations orientent l’enquête vers un possible défaut lié à des bouteilles d’oxygène utilisées sur le site.

Des bouteilles étiquetées “oxygène” dont le contenu serait incertain

Selon les informations publiées, des cylindres fournis à la raffinerie portaient clairement l’inscription « oxygène ». Pourtant, les autorités soupçonnent que leur contenu réel ne correspondait pas à ce marquage. Certains récipients pourraient ne pas avoir contenu d’oxygène du tout, voire avoir renfermé un gaz inadapté ou dangereux.

Les bouteilles incriminées auraient été fournies par l’entreprise “Salem Yaakov et fils”. Le ministère du Travail a immédiatement émis une alerte et ordonné une vérification complète de tous les cylindres similaires présents dans d’autres installations. Les consignes sont strictes : tout contenant présentant la moindre anomalie doit être isolé, clairement marqué comme impropre à l’usage et retourné pour inspection.

Pour les inspecteurs, la discordance entre l’étiquetage et le contenu constitue un manquement potentiellement dramatique, en particulier dans un environnement industriel où la respiration dépend parfois d’un apport contrôlé en oxygène.

Une enquête médico-légale toujours en cours

Les causes précises du décès des deux ingénieures n’ont pas encore été officiellement déterminées. Les corps ont été transférés à l’institut médico-légal d’Abu Kabir afin d’établir les conclusions scientifiques. La police examine toutes les hypothèses, y compris celle d’une négligence professionnelle ou d’un défaut grave dans la chaîne d’approvisionnement.

À ce stade, aucune arrestation n’a été annoncée.

L’enquête devra déterminer si une erreur technique, une défaillance de contrôle ou une faute humaine a permis qu’un équipement potentiellement vital soit mal identifié.

Irina Radchuk, une technicienne expérimentée et une mère de famille

Irina Radchuk travaillait à la raffinerie depuis 2018 comme technicienne de laboratoire. Elle laisse derrière elle son mari et leur fille. Son époux a rappelé qu’ils avaient partagé près de trente années de vie commune. Il a décrit une femme intelligente, expérimentée, engagée dans son métier et profondément attachée à sa famille.

Son décès brutal a plongé ses proches dans un choc immense.

Nitzan Goichman, 39 ans, pilier de sa famille

Nitzan Goichman, mère de trois enfants, était décrite par son frère comme une sœur aimante et une mère dévouée, toujours au centre des réunions familiales. Sa mère a publié un message poignant sur les réseaux sociaux, évoquant une perte « inimaginable » et l’impossibilité de concevoir un monde sans sa fille.

Au-delà des procédures techniques et des rapports d’inspection, ce sont deux familles qui se retrouvent brisées.

Un choc pour l’industrie israélienne

L’accident d’Ashdod soulève une question fondamentale : comment des cylindres supposés contenir de l’oxygène peuvent-ils circuler avec un contenu incertain ? Dans une industrie où la précision et le contrôle sont censés être absolus, une telle faille interroge.

La raffinerie d’Ashdod est une infrastructure stratégique. Elle opère dans un environnement où la manipulation de substances sensibles impose une rigueur extrême. Si l’enquête confirme une erreur d’étiquetage ou une négligence dans la chaîne logistique, les implications seront lourdes.

Deux femmes sont parties travailler. Elles n’en sont pas revenues. Derrière les mots techniques — “cylindres”, “oxygène”, “inspection” — il y a une réalité brutale : une défaillance, encore inexpliquée, a coûté deux vies humaines.

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