Élimination d’Esmaïl Khatib : Tsahal s’attaque maintenant au gouvernement iranien

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Élimination d’Esmaïl Khatib : Tsahal s’attaque maintenant au gouvernement iranien

Élimination d’Esmaïl Khatib : Tsahal s’attaque maintenant au gouvernement iranien

Hier soir, l’armée israélienne a mené un nouveau raid aérien, au lendemain de la vague d’éliminations ciblées de la veille. Les opérations se poursuivent désormais et visent les derniers membres les plus influents du gouvernement, comme le ministre du renseignement Esmaïl Khatib. Après avoir éliminé son adjoint dès le premier jour de la guerre, Israël ne laisse plus aucun répit aux dernières figures d’expérience du régime.

Après le terrible drame survenu à Ramat Gan dans la nuit du 17 au 18 mars 2026, coûtant la vie à un couple de 70 ans, Yaron et Ilana Moshé, que leurs noms soient une source de bénédiction, et suite à la vague d’éliminations ciblées réussie hier, qui a mis hors d’état de nuire Ali Larijani, Gholamreza Soleimani et plus de 300 membres des Basij, Tsahal a monté d’un cran dans les assassinats ciblés en visant cette nuit le ministre du renseignement Esmaïl Khatib, ainsi que le chef de la milice Imam Hussein, alliée du Hezbollah au Liban, mais dont le chef se trouve à Téhéran.

L’armée israélienne a annoncé il y a quelques minutes la confirmation de la réussite de l’attaque aérienne concernant le ministre du renseignement. En revanche, aucune nouvelle du commandant de la milice. Méthodiquement, Tsahal est en train de saper toute tentative de réhabilitation des forces du régime.

Le renseignement est vital pour une théocratie dictatoriale

Cela peut paraître évident, mais il est toujours bon de le rappeler, tous les régimes autoritaires et totalitaires de l’histoire se sont appuyés sur un renseignement de haute qualité, en espionnant leur propre population. Si ce renseignement est coupé, il devient impossible de « mater » une révolution, et très difficile de débusquer les agents du Mossad et/ou de la CIA potentiellement présents sur le sol iranien.

Si, encore une fois, il est évident que le gouvernement de Téhéran a pris ses dispositions, on rappellera que Akbar Ghaffari, le vice-ministre du renseignement, avait été tué lors du premier jour de la guerre. On peut remplacer des hommes à l’infini, mais on ne remplace jamais l’expérience. Bien que conséquentes, les ressources humaines ne sont jamais inépuisables.

Le ciel iranien est aujourd’hui aussi ouvert aux frappes israéliennes que Gaza ou Beyrouth.

Avoir le pied sur la tête du démon constamment

Cette stratégie commence à porter ses fruits, car au rythme où les événements se produisent, dans deux semaines la réplique islamique d’Iran pourrait avoir perdu ses derniers dirigeants militaires, religieux et politiques.

Avec un nouveau guide suprême qui se cache et dont on ne connaît pas encore le sort, et des hauts gradés qui n’ont plus aucune protection et disparaissent chaque nuit depuis 48 heures maintenant, les derniers devront très vite apprendre à parler russe s’ils veulent survivre.

C’est pour cela qu’il faut à tout prix maintenir cette pression maximale. Par exemple, des Iraniens se sont filmés hier en train de célébrer la mort de leurs bourreaux sans aucune arrestation, et on voit les barrages routiers des Basij être menacés par des attaques de drones israéliens.

La peur est en train de changer de camp, mais il reste encore une banque de cibles gouvernementales.

Les dernières cibles politiques pour porter le coup de grâce

Il reste néanmoins encore des hommes forts dans le gouvernement iranien, comme le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni, nommé en 2024. Il est lui aussi responsable de la police du pays et des massacres de janvier dernier. Son rôle est ambigu, il est décrit comme modéré mais n’a jamais empêché les Basij de commettre des crimes, ni contesté l’emprise des Gardiens de la Révolution sur le système sécuritaire.

Si Israël l’épargne, c’est peut-être pour lui laisser une chance de collaborer.

On peut également citer Majid  Ebnelreza  le ministre de la Défense par intérim, pour donner suite au décès de son prédécesseur Aziz Nasirzadeh. Le régime n’a toujours pas nommé de remplaçant officiel, et son élimination marquerait la fin effective de ce ministère en tant que structure viable.

Le président Massoud Pezeshkian, bien que son rôle soit surtout symbolique, a déjà été la cible de plusieurs tentatives d’élimination. Sa disparition désorganiserait complètement un régime déjà à l’agonie.

Le chef du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, est également une cible clé, car c’est lui qui coordonne l’action parlementaire, la seule institution qui fonctionne encore normalement.

Enfin, l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad, ancien maire de Téhéran et ancien membre des Gardiens de la Révolution, négationniste notoire et responsable de la répression en 2009, serait l’un des derniers « durs » encore capables de reprendre la présidence.

Personne n’est à l’abri au Moyen-Orient, et les ennemis d’Israël et des États-Unis commencent à s’en rendre compte.

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