Doha, Istanbul, Beyrouth, et la France : les planques du Hamas bientôt toutes ciblées

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Doha, Istanbul, Beyrouth, et la France : les planques du Hamas bientôt toutes ciblées

Israël ne laissera aucun refuge au Hamas : la traque mondiale est lancée

Après la frappe historique du 9 septembre à Doha, Israël semble avoir activé une stratégie assumée : éliminer chaque membre du Hamas, où qu’il se trouve sur la planète. Derrière cette guerre de l’ombre, un message clair : aucun pays — pas même allié — ne servira de sanctuaire à ceux qui ont orchestré le 7 octobre. Enquête exclusive sur un objectif militaire qui défie les frontières, le droit international, et les équilibres diplomatiques.

Un nouveau front invisible : le monde entier devient terrain de chasse

La guerre n’est plus confinée à Gaza. Depuis plusieurs mois, le discours a changé à Jérusalem : il est devenu sans détour, les intentions sans filtre. Ce que le chef du Shin Bet, Ronen Bar, a exprimé publiquement en novembre 2023 est désormais la doctrine israélienne :

« Nous atteindrons chaque cadre du Hamas, en Judée-Samarie, à Gaza, au Liban, au Qatar, en Turquie, en France… et partout ailleurs. »

Le 9 septembre 2025, cette menace est devenue réalité lorsqu’un drone israélien a frappé la capitale du Qatar, Doha, en visant un bâtiment abritant plusieurs hauts responsables du Hamas. L’opération, menée à plus de 1 800 kilomètres de Tel-Aviv, a marqué un tournant stratégique. Pour la première fois, Israël a assumé une attaque létale directe dans un pays considéré comme acteur-clé des négociations d’otages.

Le Qatar frappé au cœur : message ou provocation ?

Selon les informations confirmées par AP et Ynet, l’attaque a eu lieu au moment précis où plusieurs leaders de la branche politique et militaire du Hamas participaient à une réunion secrète dans un immeuble résidentiel. La frappe, chirurgicale, aurait visé l’étage supérieur du bâtiment.

L’état-major israélien n’a pas revendiqué publiquement l’opération, mais des sources sécuritaires citées par Israel Hayom et The Times of Israel affirment que Netanyahou lui-même, en coordination avec le ministre de la Défense Yoav Gallant et le chef du Mossad, en a donné l’ordre après validation par un cercle très restreint du cabinet de guerre.

« C’était une opportunité en or. Tous étaient là, ensemble, sans couverture diplomatique. Nous avons agi. »

source sécuritaire anonyme citée par Israel Hayom

La Turquie dans la ligne de mire : lignes rouges diplomatiques

L’article de Mako révélait en parallèle que des cibles situées en Turquie seraient également dans le viseur de Tsahal. Une information qui a immédiatement déclenché la fureur d’Ankara. Le ministère turc des Affaires étrangères a publié un communiqué clair :

« Toute tentative d’assassinat sur notre sol sera considérée comme un acte de guerre. Israël devra en assumer les conséquences. »

La Turquie, qui héberge depuis des années des membres de la branche politique du Hamas, dont Saleh al-Arouri avant son élimination au Liban en janvier 2024, se retrouve face à un dilemme : continuer à jouer les médiateurs tout en servant de refuge, ou s’exposer à une rupture directe avec Jérusalem.

Selon des sources diplomatiques citées par Foreign Policy, plusieurs capitales occidentales, dont Paris et Washington, auraient été informées à l’avance de certaines opérations ciblées, sans pour autant les valider officiellement.

Droit international piétiné ? Réalisme géopolitique assumé

Israël prend un risque considérable : violer la souveraineté d’États tiers, y compris des alliés comme le Qatar ou la Turquie, pourrait le placer en situation de rupture diplomatique totale. Mais à Jérusalem, le ton est clair :

« Le 7 octobre a changé les règles du jeu. Le Hamas n’est plus une organisation politique, c’est une entité terroriste comparable à Al-Qaïda. Et aucune démocratie ne tolérerait que ses bourreaux vivent paisiblement à l’étranger. »

Cette position, relayée par des membres du gouvernement israélien, est partagée de manière plus discrète par certains responsables américains. Un haut fonctionnaire du Pentagone, sous couvert d’anonymat, a déclaré à Politico :

« Officiellement, nous appelons à la retenue. Officieusement, nous comprenons la logique : Israël ne veut plus jouer à la guerre asymétrique avec des ennemis qui vivent dans des hôtels à cinq étoiles. »

Opérations extérieures : du Mossad aux drones fantômes

Techniquement, ces frappes sont rendues possibles par un ensemble de moyens combinés : drones longue portée, satellites de surveillance, réseaux humains du Mossad, et surtout, une capacité unique à mener des frappes ciblées avec un minimum de dommages collatéraux.

La frappe de Doha a démontré une précision redoutable. Mais cela suppose un renseignement d’excellence, des complicités locales, et parfois, un feu vert discret de services alliés sur place.

« Si nous avons frappé à Doha, ce n’est pas sans savoir que certaines oreilles écoutaient et nous laissaient faire », glisse une source proche du Mossad.

 

Présence du Hamas en France : une réalité documentée

Des membres ou soutiens présumés du Hamas ont été signalés, surveillés ou expulsés de France ces dernières années, parfois dans la plus grande discrétion. Le Hamas n’y possède pas de base logistique comparable à celle du Liban ou de la Turquie, mais des relais politiques, des collectifs de soutien et des fonds transitent par l’Europe — dont la France.

Les autorités françaises elles-mêmes l’ont reconnu à demi-mot à plusieurs reprises. En 2023, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé que des “individus liés à des organisations terroristes pro-palestiniennes” faisaient l’objet d’une surveillance accrue, sans nommer le Hamas. Mais les services de renseignement le confirment : le Hamas n’est pas absent du territoire français.

Israël ne distingue plus entre “base militaire” et “zone diplomatique”

L’opération de Doha marque un tournant : Israël a décidé de frapper hors des zones de guerre, dans des États souverains jusqu’ici considérés comme neutres ou partenaires. Cela ouvre une possibilité : toute ville où un cadre du Hamas se cache pourrait devenir cible potentielle. Et cela inclut potentiellement Paris, Lyon ou Marseille.

Une guerre sans frontières, mais pas sans limites ?

Cette stratégie de liquidation mondiale des cadres du Hamas s’inscrit dans une tradition israélienne ancienne — celle des représailles ciblées, comme après Munich 1972. Mais à l’heure du droit international et des réseaux sociaux, chaque opération est un coup d’échecs à haut risque.

En parallèle, Israël envoie un message aux familles des otages : nous poursuivons les assassins de vos proches jusque dans leurs derniers refuges.

Mais une question demeure : si tous les chefs du Hamas sont tués à l’étranger, qui restera-t-il pour signer un accord ? Cette guerre de l’ombre ne risque-t-elle pas de prolonger la guerre visible, celle des bombes sur Gaza ?

Un choix moral, politique, stratégique

Israël a choisi. Plus question de tolérer que les responsables du 7 octobre boivent leur café à Istanbul ou à Doha, pendant que les familles israéliennes enterrent leurs enfants. Ce choix n’est pas sans conséquences. Il pourrait redessiner la carte des alliances au Moyen-Orient. Mais pour Jérusalem, c’est une question de survie et de justice.

« Il n’y aura plus de refuge. Pas même dans les palaces du Golfe. »

déclaration off the record d’un officier de Tsahal, reprise par Channel 12

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