Dans les prisons israéliennes, c’était un camp d’été : le témoignage d’un terroriste libéré

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Dans les prisons israéliennes, c’était un camp d’été : le témoignage d’un terroriste libéré

Un ex-prisonnier du Jihad islamique décrit la prison israélienne comme une “colonie de vacances”

Iyad Jardat, ancien membre du Jihad islamique récemment libéré, a évoqué dans une interview les conditions de détention dans les prisons israéliennes avant le 7 octobre.

Condamné à perpétuité pour avoir orchestré une attaque en 2003 ayant coûté la vie à Eli Biton à Moshav Gadish, Jardat a déclaré que la vie en prison ressemblait à une “colonie de vacances”. Il a décrit des relations étroites avec les officiers de l’IPS, affirmant que “la relation avec l’IPS, les officiers, les administrateurs, la police — c’était comme si nous étions une seule famille”.
Cette description suggère une certaine permissivité dans les interactions quotidiennes, bien que les détails spécifiques sur les activités ou les privilèges accordés ne soient pas clairement définis.
Cependant, des informations supplémentaires indiquent que ses conditions de détention ont varié au fil du temps, notamment après son implication présumée dans l’évasion de la prison de Gilboa en 2021.

Durcissement des conditions après l’évasion de Gilboa

Après l’évasion de la prison de Gilboa en 2021, Jardat a été accusé d’avoir aidé les fugitifs, ce qui a conduit à une détérioration significative de ses conditions de détention.

Selon la Commission des détenus et ex-détenus, il a été placé à l’isolement pendant deux ans, interdit d’utiliser la cantine pendant 11 mois et privé d’appareils électriques pendant huit mois.

Il a également été interrogé pendant un mois au centre d’interrogatoire de Jalameh et aurait subi des violences lors de l’assaut de sa cellule. Son poids aurait chuté de 89 à 77 kilogrammes au cours de cette période.

Prostitution dans la prison de Gilboa

Rappelons également le scandale de la prison de Gilboa, surnommé l’« affaire du proxénétisme », a mis en lumière des abus systémiques au sein du système pénitentiaire israélien. Des jeunes soldates, en service obligatoire, ont été délibérément placées dans des situations où elles étaient vulnérables à des agressions sexuelles de la part de prisonniers palestiniens, avec la complicité présumée de leurs supérieurs.

Des accusations graves et des enquêtes en cours

Le prisonnier palestinien Mahmoud Atallah est au centre de ce scandale. Il est accusé d’avoir violé une gardienne et d’avoir agressé sexuellement deux autres, avec la complicité présumée de responsables de la prison. Les anciens commandant et officier du renseignement de la prison de Gilboa, Bassem Kashkosh et Rani Basha, sont poursuivis pour fraude, abus de confiance et manquement à leurs devoirs

Des conditions carcérales controversées

Les déclarations de Jardat ont suscité des réactions, notamment de la part du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a qualifié les prisons israéliennes de “colonies de vacances”.
Depuis sa nomination, des mesures ont été prises pour durcir les conditions de détention : suppression des dépôts, fermeture des cantines, réduction du temps de bain et de promenade, modification des menus alimentaires, suppression du poste de “porte-parole” des prisonniers, ainsi que l’arrêt des études académiques et des soins dentaires. 

Libération et retour au militantisme

Après sa libération, Jardat est retourné dans son village natal d’a-Sila al-Harathiya, près de Jénine. Des images diffusées montrent qu’il s’est enveloppé dans des vêtements du Hamas. Lorsqu’on lui a demandé de transmettre un message à ses camarades responsables du massacre du 7 octobre, il a déclaré : “Ce sont des frères qui ont vécu avec nous. À leur libération, ils ne nous ont pas oubliés. Nous savions avec certitude qu’ils ne nous oublieraient pas. Nous n’avons jamais cessé de croire en eux. Jamais. Jamais.”

Des témoignages divergents sur les conditions de détention

Alors que Jardat décrit des conditions relativement confortables avant le 7 octobre, d’autres témoignages font état d’un durcissement significatif des conditions de détention depuis cette date. Sami Jaradat, un autre prisonnier libéré, a déclaré que les conditions de détention se sont détériorées, évoquant des pratiques de “famine délibérée” et des traitements inhumains. 

Conséquences de la libération des prisonniers

La libération de prisonniers comme Iyad Jardat dans le cadre d’accords d’échange suscite des inquiétudes quant à la sécurité et à la possibilité que ces individus reprennent des activités militantes. Le témoignage de Jardat met en lumière les défis auxquels Israël est confronté en matière de politique carcérale et de sécurité nationale.

A côté de la joie sincère et authentique suscitée par la libération de nos otages, libérés le 7 octobre, il y a un deuxième aspect à l’accord avec le Hamas : désormais, des terroristes comme Iyad Jardat se promènent librement sous notre nez.

 

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