Comment les agriculteurs de Galilée et des hauteurs du Golan luttent-ils contre la sécheresse?

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Les agriculteurs de la région de Ramat Hagolan s'apprêtent à organiser un jour de jeûne et de prière en raison de la sécheresse dans leur région.

Baroukh Margalit, agriculteur habitant le village de Nov a déclaré à Arutz 7 que la situation était aujourd'hui particulièrement difficile en Galilée et dans les hauteurs du Golan. En effet, ces régions n'ont pas reçu la dose de pluie nécessaire durant cet hiver et ne bénéficient pas d'eau dessalée comme les agriculteurs des régions centrales et méridionales. Les initiateurs de cette opération ont choisi ce moment pour fixer un jeûne collectif dans le but de le faire coïncider avec la veille de Rosh Hodesh(le 1er jour du mois juif)  qui est nommé Yom Kippour katan (petit Yom Kippour) et qui est un moment propice.

Au sujet de la dure réalité à laquelle ils sont confrontés dans les champs de la Rama et de Galilée, il explique : « Cette année, grâce à D., le centre du pays et le sud ont été particulièrement arrosés et nous sommes très heureux de voir le sud aussi verdoyant. Les réservoirs d'eau de la Galilée et des hauteurs du Golan n’ont pas reçu la bénédiction de D.ieu cette année et il nous manque beaucoup d'eau. Dans le sud de Ramat Hagolan, il y a des réservoirs qui peuvent recevoir 22 millions de mètres cubes d’eau et qui actuellement n’en contiennent que six millions. La réalité de la situation est qu’il y a des centaines d’hectares et nous ne savons pas s’il y aura assez d’eau pour les arroser. Les plants poussent sur l’eau, l'hiver, ils sont arrosés par la pluie et en été, nous les arrosons. Les réservoirs sont pleins à moins d’un tiers ce qui signifie que nous ne pourrons donner que la moitié de ce qui est nécessaire. Nous devrons décider quels fruits délaisser pour ne pas gaspiller d’eau. Nous devrons couper certains arbres au maximum pour qu’ils ne fassent pas de fruits ».

La terre attend

La terre attend

Et de cela découlent d'importantes conséquences économiques. En effet, s’il y a moins de fruits sur le marché, les prix vont augmenter. « En Israël aujourd’hui, il y a très peu d’agriculteurs. Autrefois, les hommes allaient au puits et lorsqu’ils remontaient un seau moins plein que d’ordinaire, ils comprenaient qu’il y avait un problème. De nos jours, avec l’eau courante, on ne comprend plus la pénurie ».

Et les employés du Ministère de l’agriculture, que font-ils ? « Ils prient avec nous » ajoute Margalit. « La Galilée et les hauteurs du Golan sont considérées comme extra-territoriales dans ce qui touche à l’eau car il n’y a pas de zones de dessalement dans ces régions. Lors des dernières sécheresses, nous avons eu la possibilité de forer pour améliorer la situation et d’utiliser l’eau du lac de Tibériade mais cela augmente les coûts et ne répond pas à tous les problèmes.

Margalit s’est ensuite vu demander de quelle manière les agriculteurs non religieux accueillaient cette journée de jeûne et de prière. « Nous l’avons déjà fait par le passé et tout le monde a participé, religieux comme non religieux. Les agriculteurs sont de grands croyants, peu importe de quelle manière ».

Margalit incarne lui même un parfait exemple de confiance puisqu'il se réjouit à l'avance d'inviter le public dans trois semaines à la séoudat odaya (repas de remerciement) qui sera donnée en l'honneur de la pluie tombée...

Source: Arutz 7

 

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