Citoyenneté israélienne révoquée pour plusieurs Bédouins nés en Israël

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citoyenneté israélienne

Plusieurs Bédouins perdent leur citoyenneté malgré que leurs enfants assurent leur service militaire à Tsahal et qu'ils sont nés en Israël

Parmi les plaignants figurent des Bédouins qui sont apparemment en Israël depuis 20, 30 et 40 ans, ayant payés leurs impôts et dont les parents ont fait leur service militaire en Israël.

Plusieurs Bédouins israéliens, dont certains sont nés en Israël et sont les enfants de vétérans des FDI, force de l'armée israélienne ont perdu leur citoyenneté israélienne en raison de prétendues erreurs d'enregistrement, mais selon certains de ceux qui cherchent actuellement à remédier à ce problème, le ministère israélien de l'Intérieur et l'Autorité de la population et de l'immigration ont délibérément révoqué leur citoyenneté, selon un rapport de Al-Monitor publié vendredi.

Les Bédouins israéliens affirment que les erreurs bureaucratiques expliquent mal la décision du ministère de révoquer leur citoyenneté. Selon le rapport, le ministère et le bureau du procureur général affirment que les problèmes provenaient de l'enregistrement, qui sont en cours de résolution.

Depuis, les Bédouins ont fait appel au bureau d'Aida Touma-Suleiman, de la liste commune, en plus du Centre juridique Adalah, qui a envoyé un appel au ministre de l'Intérieur Aryeh Deri et au procureur général Avichai Mandelblit.

L'appel affirme que la politique de révocation est en vigueur depuis 2010.

Le rapport note que de nombreux Bédouins se rendent pour des affaires courantes comme pour un changement d'adresse ou pour d'obtenir un certificat de naissance au ministère de l'intérieur. Le ministère tient des registres qui remontent à 1948, date de la fondation d'Israël.

Ainsi, certains Bédouins qui se sont rendus au ministère de l'intérieur pour des affaires courantes, ont été informés que leur citoyenneté avait été révoquée, sans explication ni possibilité de recours.

Parmi les plaignants, on trouve des Bédouins qui sont apparemment en Israël depuis 20, 30 et 40 ans, avec traces de paiement d'impôts, vote aux élections et avec des parents qui ont fait leur service dans les FDI.

Ces Bédouins israéliens ont depuis été relégués au rang de résidents permanents, perdant ainsi leur capacité à se présenter aux élections, à voter aux élections nationales et à obtenir un passeport.

Ce  statut de résident permanent n'est pas non plus automatiquement transféré à leurs enfants, comme le note Al-Monitor.

Dans certains cas, les personnes à qui la citoyenneté a été refusée étaient les enfants de citoyens israéliens.

Al-Monitor a noté que certains des plaignants se trouvent dans une situation particulière comme, pour exemple, avec un enfant citoyen israélien, des parents soit grands-parents de leurs enfants eux mêmes israéliens et eux en tant que parents, résidents permanents.

L'un des plaignants, Salim al-Dantiri, 50 ans, de Bir Hadaj, ne sait pas pourquoi on lui a refusé la citoyenneté. "Dans certains cas - comme le mien - ils disent qu'il y a eu une erreur lorsque nos parents ont été enregistrés, mais c'était il y a des décennies. Est-ce notre faute ?" a déclaré Dantiri à Al-Monitor. Son père a également servi dans l'armée israélienne.

De même, Atalla Sagaira, originaire d'un village bédouin non reconnu du sud d'Israël, s'est vu refuser la citoyenneté alors que son père avait servi dans l'IDF en tant que traqueur et avait été blessé dans l'exercice de ses fonctions.

"Ils ont dit que mes parents avaient été naturalisés et qu'ils n'étaient pas citoyens à l'origine."

"J'ai insisté pour obtenir mes droits et j'ai combattu tout le processus bureaucratique par moi-même, jusqu'à ce que j'obtienne ma citoyenneté. Mais je sais qu'il y a des gens qui abandonnent tout simplement", a déclaré Sagaira.

Al-Monitor a noté que le problème est enraciné dans les débuts de l'État d'Israël, lorsque les zones israélo-arabes étaient sous le contrôle de l'administration de l'IDF après la guerre d'indépendance en 1948.

Adalah a affirmé, "en tout cas aucun citoyen juif n'a vu sa citoyenneté israélienne révoquée à cause d'une erreur dans l'enregistrement de ses parents ou grands-parents".

Le ministère a répondu à Al-Monitor, disant que des Bédouins ont fait l'objet d'enquêtes en raison de litiges dans le passé, lorsque des Palestiniens de Cisjordanie, qui étaient liés à des bédouins et vivant dans le Néguev, ont essayé d'obtenir la citoyenneté israélienne de manière frauduleuse.

Un représentant du ministère a également ajouté que "Des discussions ont eu lieu récemment pour trouver une solution qui résoudra le problème dans le cadre de la loi, sans porter atteinte au statut de ces personnes en Israël".

Le ministère de l'intérieur a également déclaré qu'il cherchait des solutions pour réduire la charge bureaucratique, tandis que le bureau du procureur général a indiqué qu'il utilisait également un processus de naturalisation rapide à condition qu'il n'y ait pas de motif de refus de la citoyenneté.

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