Ce que les Turcs ont fait aux Arméniens je le ferais aux Juifs.

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Survivants du génocide arméniens rapatriés à Jérusalem en 1918

La Turquie «partage les souffrances des enfants et des petits-enfants» des Arméniens, a déclaré lundi le bureau du Premier ministre, à l’occasion du centenaire du début de leur génocide sous l’empire ottoman qu’Ankara nie catégoriquement.

La Turquie récuse toujours, formellement le terme génocide, encore lundi soir  le porte-parole du gouvernement l'a renié dans ces termes. «Nous n’avons pas commis un génocide. Il n’y a pas eu d’action délibéré et systématique», a-t-il dit devant la presse.

Pourtant, Hitler, s'inspirera des méthodes d'exterminations des arméniens pour massacrer à son tour les Juifs." Ce que les Turcs ont fait aux Arméniens je le ferais aux Juifs" dira-t-il.

Pourtant, le télégramme du ministre à la direction des Jeunes-Turcs de la préfecture d'Alep de 1914  est édifiant :
"Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici."

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A ce sujet, un excellent livre "Un poignard dans le jardin " de Vahé Katcha a d'ailleurs restitué fidèlement les événements tragiques qui ont abouti à un véritable génocide qu'on oublie trop aujourd'hui.

Le bureau d’Ahmet Davutoglu estime que la Turquie et l’Arménie voisines doivent «panser les blessures de ce siècle et rétablir leur rapports humains», a-t-il déclaré lors de la présentation de ses "condoléances"  aux descendants des victimes de ce drame survenu entre 1915 et 1917,

Ce texte mesuré intervient à quelques jours des commémorations pour le centenaire de ces événements et ne va pas au-delà des «condoléances» inédites présentées l’an dernier par Ankara aux descendants des victimes.

Une première messe sera d’autre part organisée le 24 avril au patriarcat arménien d’Istanbul, l’ancienne Constantinople, «à la mémoire des Arméniens», précise le communiqué.

Pour les Arméniens, le 24 avril 1915 marque le coup d’envoi des arrestations et des déportations massives qui coûteront la vie à un million et demi des leurs dans le cadre d’une campagne d’élimination systématique.

La Turquie récuse catégoriquement le terme de génocide, reconnu par de nombreux pays, et dénonce tous ceux qui l’utilisent. Elle évoque des «massacres mutuels» aux dernières années d’un empire en voie d’éclatement.

Ces derniers jours, la Turquie, héritière de l’empire ottoman depuis 1923, a été rendue furieuse par les déclarations du pape François, qui a parlé pour la première fois du «génocide» des Arméniens, et le Parlement de l’Union européenne (UE), qui l’a prié de la reconnaître.

Le communiqué invite par ailleurs la communauté internationale à «rechercher les causes et les responsables» de ces évènements survenus pendant la Première guerre mondiale, l’exhortant à renoncer à une «rhétorique de la haine» vis-à-vis du peuple turc.

La Turquie et l’Arménie n’entretiennet pas de relations diplomatiques en raison de leur profond désaccord sur le génocide. Les deux pays avaient amorcé un rapprochement il y quelques années mais cela n’a pas abouti.

«Défendre la mémoire des Arméniens ottoman et l’héritage culturel arménien est, pour la Turquie, un devoir historique et humain», fait remarquer dans son communiqué le bureau du chef de l’exécutif turc.

Cette année, accusée de vouloir éclipser les commémorations, Ankara a suscité une polémique en programmant les cérémonies du centenaire de la Bataille de Gallipoli, traditionnellement célébrée le 25 avril, pour le 24, le même jour que celui où l’Arménie se souviendra des victimes du génocide.

A Istanbul, un petit rassemblement est prévu vendredi pour commémorer le centenaire du génocide. Et, à travers le monde, des cérémonies commémoratives organisées par de nombreuses diasporas arméniennes sont prévues, de Los Angeles à Stockholm, Paris ou Beyrouth.

 

Avec l'AFP


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