Attentats à Paris : L'eau et l'air sont très surveillés

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Vendredi 13 Novembre, Paris vivait une terrible épreuve,129 morts,355 blessés,99 dans un état critique. Des Kalashlikov,des explosifs. Mais aujourd'hui l'eau et l'air de la capitale sont très surveillé.

Manuel Valls a évoqué, jeudi 19 novembre, des risques d'attentats bio-chimiques. Au lendemain des attentats, un arrêté publié par le ministère de la Santé demande à l'armée de livrer les hôpitaux et le Samu en sulfate d'atropine, un antidote contre certains gaz toxiques.

Après attentats de vendredi à Paris, l'hypothèse d'une attaque chimique n'est désormais plus à exclure. IL y a en effet le  gaz sarin, par exemple qui est  incolore et quasi inodore. Répandu dans l'air, il provoque des maux de tête, tétanise les muscles et très vite paralyse le système respiratoire.

Pour Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques, la menace d'une attaque de ce type existe, mais elle est encore très faible : "Ce n'est pas parce que Daesh a mis la main sur quelques stocks résiduels, probablement irakiens ou syriens que l'organisation a la capacité d'organiser un attentat de ce type en France. Il y a un certain nombre de barrières techniques et logistiques. C'est beaucoup plus compliqué qu'un attentat conventionnel".

 

Daesh,en effet, pour détecter une éventuelle attaque du réseau d'eau de Paris par des armes chimiques, sa sécurité est renforcée. La quantité de chlore dans l'eau est notamment augmentée pour mieux détecter toute anomalie.

Paris (XIVe). Le réservoir de Montsouris est l’un des cinq sites qui alimentent Paris en eau potable. Les stockages, comme tous les autres lieux de production et de distribution de la société publique Eau de Paris, sont passés au niveau de protection état d’urgence depuis samedi. (AFP/Patrick Kovarik.)

L'eau du robinet des Parisiens serait-elle une cible potentielle en cas d'attaque chimique ou bactériologique ? En tout cas, la menace est prise très au sérieux chez Eau de Paris, la société publique qui coordonne pour la Ville de Paris la production, le stockage et la distribution d'eau potable auprès des 3 millions d'usagers de la capitale.

Désormais, l'accès des sites de l'entreprise est limité au strict nécessaire. Seul le personnel de service est autorisé à rentrer sur les lieux et à contrôler systématiquement. « Nos huit responsables sécurité,seuls à être accrédités par le ministère de la Défense, sont en lien permanent avec la cellule terrorisme de la préfecture de police », indique-t-on chez Eau de Paris.

Six sites d'importance vitales implantés dans la capitale (des lieux de stockage notamment) sont étroitement surveillés. Ils sont clôturés et protégés. Mais en plus, des capteurs installés tout autour signalent la moindre intrusion. « Ces capteurs sont relayés au centre de contrôle, et, en cas d'alerte, une équipe de police est envoyée immédiatement sur place », indique Célia Blauel, adjointe à la mairie de Paris et présidente d'Eau de Paris.

A l'approche de la COP21, la vigilance a en plus été renforcée sur le réseau de distribution par l'addition de chlore. « L'eau est toujours un peu chlorée par souci d'hygiène, mais là, la dose injectée a été augmentée », indique Célia Blauel. Le chlore est un marqueur. « Les contrôles sont faits de façon continue actuellement », précise-t-on par ailleurs à l'Hôtel de Ville.

« Mais de toute façon, les installations parisiennes sont extrêmement sûres », assure la responsable.

Une section de Daesh chercherait à produire des armes chimiques. L’Etat islamique comprend une branche dédiée à la création d’armes chimiques, faisant référence à des responsables irakiens et américains, confirmant les craintes exprimées par Manuel Valls .

Une branche spéciale a été mise en place par Daesh afin de développer une arme chimique pour le groupe terroriste, en utilisant des scientifiques irakiens et syriens, mais aussi d’autres spécialistes venant d’autres pays de la région.

Bien que Daesh s’est déjà servi de gaz moutarde sur les champs de bataille, les agences américaines de renseignement sont sceptiques quant à la capacité des terroristes à produire des armes chimiques sophistiquées susceptibles d’être utilisées dans de potentielles attaques terroristes.

Dans le même temps, des responsables irakiens ont prévenu que les combattants de Daesh, contrôlant de larges territoires en Irak et en Syrie, ont la voie libre pour mener toutes sortes d’expérimentation, laissant les forces irakiennes dans l’ignorance.

«Ils [Daesh] ont la liberté absolue pour choisir les lieux pour installer leurs laboratoires et sites de production, et disposent d’un grand nombre d’experts, autant civils que militaires, pour les assister», a expliqué un haut représentant du renseignement irakien à AP.

Ayant peur que DAESH n’utilise des armes chimiques lors de prochaines attaques, les forces irakiennes ont commencé à distribuer des masques à gaz et des tenues de protection aux troupes stationnées à l’ouest et au nord de Bagdad. Près de 25% des soldats ont pour l’instant été équipés de masques, a noté l'agence.

De plus, la Russie a fourni aux forces irakiennes 1 000 tenues de protection contre les attaques chimiques, a ajouté Hakim al-Zamili, le chef du Comité pour la sécurité et la défense du Parlement irakien.

Nathalie ZADOK

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