Attentat à Ramot : Deux religieux stoppent un massacre, la brèche dans la clôture révélée

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Attentat à Ramot : Deux religieux stoppent un massacre, la brèche dans la clôture révélée

Attentat à Ramot : Deux religieux stoppent un massacre, la brèche dans la clôture révélée

Après l’attentat terroriste de Ramot qui a coûté la vie à six civils israéliens, dont deux rabbins, l’enquête révèle un scandale sécuritaire majeur.
Les deux assaillants palestiniens ont pénétré en Israël par une brèche connue dans la barrière de sécurité. Une faille dénoncée depuis des années par les habitants, mais ignorée. L’attaque n’a pas été plus meurtrière uniquement grâce à l’intervention décisive de deux hommes religieux armés : un étudiant de yeshiva et un soldat haredi.

Le carnage évité de justesse par deux héros en kippa

Lundi matin, à 10h13, un bus de la ligne 62 s’arrête à son terminus de Ramot, au nord de Jérusalem. Deux hommes en descendent. En apparence ordinaires. Mais dans leurs mains, un fusil d’assaut Carlo, artisanal, précis à courte distance. Le massacre commence. Cinq personnes tombent sous les balles. Une sixième succombera à ses blessures quelques heures plus tard. Des corps gisent sur le trottoir, le sol est taché de sang, des hurlements résonnent dans le quartier haredi.

Mais tout bascule lorsque deux hommes, eux aussi religieux, eux aussi en kippa, font face. Un étudiant de yeshiva, récemment autorisé à porter une arme, tire le premier. Un soldat de la brigade haredi Hashmonaïm l’épaule. Ensemble, ils abattent les deux terroristes. Leur réaction fulgurante, leur sang-froid, ont stoppé net ce qui aurait pu devenir une tuerie de masse. « Il a sauvé de nombreuses vies aujourd’hui », a déclaré un officier de police sur place, en parlant de l’étudiant.

Deux rabbins assassinés : le deuil et la colère

Parmi les victimes, deux figures du monde religieux : le Rav Shlomo Levy, âgé de 52 ans, et le Rav Yehuda Turgeman, 36 ans. Tous deux se rendaient à leur kollel au moment de l’attaque. Leur mort soulève une onde de choc dans la communauté haredi et au-delà. Des milliers de personnes se sont réunies pour leur levaya (funérailles), à quelques mètres du lieu du crime, en silence, entre larmes et prières. À Ramot, les familles pleurent, mais les regards sont déjà tournés vers ceux qu’elles accusent d’avoir permis cette tragédie.

La faille béante dans la barrière de sécurité

Ce n’est pas par magie que les deux terroristes sont arrivés à Ramot. Selon les premiers éléments de l’enquête confirmés par la police et l’armée, les deux hommes ont pénétré en territoire israélien par une brèche ouverte dans la barrière de sécurité, à proximité de Ramallah. Une faille connue, documentée, signalée à plusieurs reprises par les habitants, mais jamais colmatée durablement.

Les deux terroristes étaient des « שוהים בלתי חוקיים » – des Palestiniens entrés illégalement sur le territoire israélien. Ils ont emprunté l’un des centaines de passages non surveillés qui zèbrent la barrière censée protéger la Ligne Verte. Dans cette zone du centre du pays, la clôture est parfois arrachée, parfois laissée ouverte. Elle est régulièrement réparée… puis réouverte quelques jours plus tard.

Les riverains décrivent depuis des années ce scandale ignoré : « La barrière ? Elle n’existe que sur le papier. En réalité, elle est devenue une voie de passage libre pour les infiltrés. » Une déclaration qui résonne aujourd’hui comme une condamnation politique.

Un échec sécuritaire dénoncé depuis des années

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s’est rendu immédiatement sur place. Il a fustigé les failles béantes dans le dispositif de protection. « Cet attentat aurait pu être évité. Il ne s’agit pas d’un défaut technique mais d’un échec politique et judiciaire », a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs annoncé qu’il avait signé 35 ordres d’expulsion de familles de terroristes ces dernières semaines et que le ministre de l’Intérieur devait les valider prochainement.

Ben Gvir a également pointé du doigt la Cour suprême israélienne : « Ceux qui restreignent notre droit à nous défendre portent une responsabilité morale dans ce qui s’est passé ici ce matin. » En clair, il accuse le système judiciaire de bloquer les mesures nécessaires à la sécurité des citoyens israéliens, notamment en ce qui concerne l’arme individuelle et les procédures d’expulsion.

La réponse des Israéliens : armez-vous pour vivre

Face à cette réalité tragique, l’État hébreu semble s’orienter vers une normalisation du port d’armes civil. Dans les heures qui ont suivi l’attaque, le ministère de la Sécurité nationale a appelé les citoyens à faire usage de leur droit de porter une arme et à s’inscrire dans les dispositifs de formation accélérée à la défense. Le jeune étudiant qui a tiré sur les terroristes est désormais présenté comme un modèle d’engagement. Il n’a pas fui, il n’a pas hésité, il a protégé. « Il portait l’arme de son grand-père », a raconté son frère.

Quand la foi devient un acte de résistance

Ce lundi matin à Ramot, c’est tout un symbole qui s’est imposé. Deux hommes religieux, pieux, vivant entre la Torah et la vie quotidienne, ont pris les armes pour défendre leur communauté. Ils n’étaient pas des soldats d’élite, pas des commandos, mais des hommes de foi. Et ce sont eux qui ont mis fin au carnage.

Ce n’est pas seulement une réponse militaire. C’est une leçon. Une réponse morale. Une kippa face au fusil. Une foi qui refuse la soumission.

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