Artiste juif : Guy Ben Ner, des histoires de famille ou presque

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Artiste juif : Guy Ben Ner, des histoires de famille ou presque

Guy Ben Ner : des histoires de famille - ou presque

Guy Ben  Ner est un maître de de ce qu'on nomme les "one-liners". Par exemple dans "Soundtrack", il superpose la bande originale de 11 minutes  du film de Steven Spielberg
"La Guerre des mondes" sur un drame familial qui se déroule dans sa cuisine de Tel Aviv.

C'est donc une adaptation de l'adaptation du célèbre roman de H.G. Wells par Spielberg.
Celui-ci suivait Tom Cruise alors qu’il tentait de protéger ses enfants lorsque des extraterrestres attaquent la planète. Le film de Ben-Ner comprend également un couple. Ceux d’acteurs familiers : ses propres enfants qui ont joué dans beaucoup de ses œuvres

Entre autres "Stealing Beauty" (2007), tourné dans diverses succursales IKEA et où l'artiste analyse la famille comme unité économique. Cette famille permet l'incarnation  d'un théâtre de guérilla dans les showrooms d'une telle enseigne. Les déplacements entre les écrans deviennent un fac-similé raisonnable de la vie familiale ; vaisselle faite, discipline imposée, discussions tenues sur la propriété privée.

Et récemment dans  "Moby Dick", il a reconstitué de manière radicale le roman en utilisant sa propre cuisine et en devenant lui même un mix d’Ismaël et le capitaine Achab.

Avec "Wild Boy" il crée une version de "L’Enfant sauvage" de François Truffaut représenté sous deux formes : seul, ou incorporé dans une installation d'un bois que l’artiste construit dans sa cuisine, avec un arbre et une colline tapissée sur lequel les visiteurs peuvent s’asseoir pour regarder la vidéo.

Il créé ainsi des effets visuels mais aussi sonores qui rappellent des pièces pour la radio. Il met en évidence l’écart entre les activités domestiques de la famille et la bande son. Celui d’un avion au décollage est couplé avec des images d’un mélangeur utilisé pour faire un petit déjeuner et ce avec une série d’explosions avec des plaques tombant d’une étagère.

Depuis 30 ans et dans de telles courtes vidéos Ben-Her et sa famille deviennent les héros là où  les espaces intimes de leur maison se transforment en un studio fantastique. Et ses œuvres sont souvent exposées avec de simple décors et les accessoires créés pour les vidéos.

 

JPGP

 

Sommer Gallery, Tel-Aviv.

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