Arrestation d'un humoriste arabo-israélien : Tout le monde n'a pas la chance de maîtriser l'humour juif

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Arrestation d'un humoriste arabo-israélien : Tout le monde n'a pas la chance de maîtriser l'humour juif

L’arrestation de l’humoriste Nidal Badarna : entre indignation et fractures démocratiques

L’interpellation de l’humoriste arabo-israélien Nidal Badarna, lundi soir, a provoqué une vague de réactions en Israël. Connu pour ses spectacles controversés, il s’était illustré par des blagues jugées offensantes sur les otages israéliens du Hamas. Une partie de la société israélienne s’indigne de ses propos, tandis que d’autres dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

Une blague qui fait scandale

Lors de ses spectacles et sur les réseaux sociaux, Nidal Badarna avait tourné en dérision la souffrance des otages israéliens. Parmi ses plaisanteries les plus choquantes, il affirmait que les femmes libérées en “tenue de sport” avaient reçu un “certificat de fin de cours de Pilates” lors de la cérémonie humiliante organisée par le Hamas.
Il avait également ironisé sur le sort des travailleurs thaïlandais enlevés le 7 octobre, affirmant qu’ils n’avaient pas été kidnappés mais qu’ils avaient simplement “vu la camionnette du Hamas et pensé qu’elle venait les emmener au travail”.

Ces propos ont immédiatement suscité une vive indignation, entraînant l’annulation de plusieurs de ses représentations à Haïfa et Nazareth. Mais c’est son arrestation qui a mis le feu aux poudres, ravivant un débat sur la liberté d’expression et la démocratie en Israël.

“Vous êtes devenus fous ?” : des réactions indignées

Même ceux qui condamnaient son humour jugent l’arrestation disproportionnée. Le journaliste Guy Lehrer, qui avait pourtant dénoncé les sketchs de Badarna sur Instagram, s’est emporté sur la plateforme X :

“Dites-moi, êtes-vous devenus fous ?! Vous ne pouvez pas arrêter un humoriste de stand-up pour une blague, aussi écœurante soit-elle. Tout simplement pas.”

Il poursuit :

“Tout n’est pas une incitation. Si on commence ainsi, la moitié des humoristes israéliens pourraient être arrêtés. Vous alimentez la colère de ceux que ses propos choquaient déjà, mais cette fois contre vous et votre interprétation aveugle de la liberté d’expression. Libérez-le avec une lettre d’excuses – et vite.”

Le journaliste Zion Nanos partage cette opinion :

“L’arrestation de Nidal Badarna est une folie et une nouvelle érosion de la démocratie israélienne. L’humour de mauvais goût ne doit pas être un motif d’arrestation et d’enquête policière.”

Une arrestation dénoncée comme “politique”

Du côté de la classe politique, la controverse s’enflamme. Le député Ahmed Tibi dénonce une “justice à deux vitesses” et fustige une répression sélective :

“Un comédien arabe est arrêté pour avoir plaisanté sur les kidnappés. Il n’a pas appelé à brûler des Palestiniens comme l’a fait Ofer Levy, ni encouragé un génocide comme certains artistes israéliens. Il plaisantait simplement. Mais la police israélienne, qui peine à résoudre les nombreux meurtres, trouve le temps d’arrêter un humoriste arabe.
Les chanteurs juifs peuvent inciter à la violence, mais un comédien arabe avec de l’humour noir ? Il est arrêté.”

Le député Ofer Kassif, lui aussi, y voit une dérive inquiétante :

“La police de la pensée a encore frappé. Ces arrestations sont clairement politiques et s’ajoutent aux centaines d’arrestations d’opposants à la guerre de Gaza, notamment au sein de la population arabe palestinienne en Israël.”

Le gouvernement défend une ligne dure

À l’opposé, le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, approuve l’arrestation et justifie une répression accrue des “partisans du terrorisme” :

“Quiconque se moque des otages et exprime son soutien au Hamas n’a pas sa place en Israël. Il devrait être en prison ou à Gaza, mais certainement pas sur scène.”

Une enquête aux contours flous

D’après l’avocat de Nidal Badarna, les chefs d’accusation restent vagues. La police évoque l’ouverture d’une enquête contre un individu ayant diffusé “des vidéos contenant des propos vulgaires lors de prestations publiques, suscitant des inquiétudes quant à la paix publique”.

Le comédien reste en détention pour interrogatoire, en attendant une décision sur la suite de la procédure.

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