Arnaque aux voitures de luxe : La faille béante dans le système israélien

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Arnaque aux voitures de luxe : La faille béante dans le système israélien

Arnaque aux voitures de luxe : une faille béante dans le système israélien

En Israël, des escrocs ont découvert une faille administrative ahurissante : il leur suffit d’un simple numéro de plaque d’immatriculation pour « vendre » une voiture qui ne leur appartient pas, contracter des prêts faramineux et laisser le véritable propriétaire face aux dettes et aux tribunaux. BMW, Skoda, véhicules de luxe ou voitures familiales : personne n’est à l’abri. Derrière cette combine, un système bancal où ministère des Transports, bureaux de poste et sociétés de financement ferment les yeux, tandis que les victimes doivent se battre pendant des mois pour prouver qu’elles n’ont jamais cédé leur bien.

Le cauchemar d’un propriétaire de BMW X6

Oran, habitant du Sharon, pensait sa BMW X6 en sécurité. D’une valeur de 750 000 shekels, son véhicule n’a jamais quitté son garage, et pourtant, au bureau des licences, il découvre que quatre transferts de propriété ont été enregistrés à son insu. Le préjudice est évalué à 250 000 shekels, et ce n’est que le début de son calvaire.

Une méthode de fraude effarante

Les escrocs exploitent une faille d’une simplicité désarmante. Il leur suffit de repérer une voiture en vente sur internet, de noter la plaque d’immatriculation, puis d’accéder aux données personnelles du propriétaire.
Avec de faux documents de transfert, ils se présentent dans un bureau de poste, valident la transaction en quelques minutes, puis sollicitent des prêts colossaux auprès de sociétés de financement, parfois supérieurs à un demi-million de shekels. L’argent est encaissé, la voiture reste dans le garage de son propriétaire légitime, et le piège se referme.

Un couple piégé par la saisie de leur Skoda

L’affaire n’est pas isolée. Dans la région de Shfela, un couple découvre que sa Skoda Kodiaq, estimée à 250 000 shekels, a changé de propriétaire sans qu’il n’ait jamais signé de documents. Le véhicule est même placé sous saisie immobilière. Après des semaines de procédures, un tribunal ordonne finalement l’annulation du transfert. Mais le traumatisme, lui, reste bien réel.

Des dizaines de victimes, une justice débordée

Les cas se multiplient et des dizaines de propriétaires de voitures de luxe se retrouvent entraînés dans des batailles juridiques interminables pour annuler des saisies et faire reconnaître leurs droits. Un responsable d’une société de financement reconnaît l’ampleur du problème : « Des prêts ont été accordés sans qu’aucun contrôle physique des véhicules n’ait été effectué. Il faut en tirer toutes les leçons. »

Les conseils de l’avocat Jonathan Yosef

L’avocat spécialisé Jonathan Yosef insiste sur la vigilance à adopter. Masquer le numéro de plaque lorsqu’on publie une photo en ligne est devenu une nécessité. Enregistrer un gage sur le véhicule, même sans emprunt, permet de bloquer toute tentative de transfert frauduleux. Conserver précieusement tous les documents d’achat est également essentiel pour prouver sa légitimité en cas de litige.

Un système qui tourne à vide

Derrière ces escroqueries se cache un dysfonctionnement profond. Le ministère des Transports, les bureaux de poste et les sociétés de financement se renvoient mutuellement la responsabilité. Pendant ce temps, les fraudeurs profitent des failles administratives pour dépouiller les citoyens sans même approcher leur véhicule. « La facilité avec laquelle ces arnaques se répètent est insupportable », martèle Me Yosef, appelant à une réforme immédiate des procédures.

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