Légère baisse des actes antisémites en France en 2011

Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Légère baisse du nombre d'actes antisémites en France en 2011. Leur nombre total s'élève à 389 pour l'année, toutes catégories confondues, contre 466 en 2010, selon un rapport du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ), rendu public jeudi. 

Ces chiffres résultent du recensement du "Département d'Aide au Victimes" du SPCJ et de la Délégation aux Victimes du ministère de l'Intérieur. "Ce bilan traduit une diminution globale de 16,5 % par rapport à l'année précédente", précise le rapport, relevant qu'"un examen approfondi des chiffres révèle que le nombre d'actions violentes s'est maintenu à un niveau égal à celui de 2010. Avec, de surcroît, une augmentation préoccupante du degré de violence constaté dans les agressions". 

"Cette baisse s'explique donc par un net recul observé dans le recensement des inscriptions et des tracts et courriers, également en diminution, dans une moindre mesure". Reste, relève le SPCJ, que "la profusion des dérives antisémites sur Internet ne semble pas confirmer cette tendance à la baisse". 

"Une forme de résignation" face à l'antisémitisme
Le Service de Protection de la Communauté juive se demande "s'il ne s'agit pas là d'une forme de résignation d'un public qui ne croit plus en la nécessité de dénoncer ces actes antisémites, demeurant impunis car anonymes". Sur les 389 menaces et actions antisémites répertoriées en 2011, les "actions" (violences, incendies ou tentatives, dégradations/vandalisme) s'élèvent à 129 (contre 131 en 2010), tandis que sont dénombrées 260 "menaces" (propos, gestes menaçants et démonstrations injurieuses, tract et courriers, incriptions), contre 335 en 2010. 

Le rapport relève en outre qu'"un tiers des victimes d'agressions violentes sont des mineurs", que l'Ile-de-France est la région la plus touchée et que "les bâtiments communautaires ont été majoritairement visés". Le SPCJ a été créé en 1980, au lendemain de l'attentat de la rue Copernic à Paris qui avait fait 4 morts et 46 blessés. Il est issu d'une volonté commune du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et des consistoires, de protéger la communauté juive. Le diner du CRIF s'est tenu mercredi en présence de nombreuses personnalités politiques.

Source AFP

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi