Jihadistes juifs ? Bizarre vous avez dit Bouzar ?

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Une jeune fille juive serait partie faire le Jihad en Syrie.

Une autre, après s'être convertie à l'Islam s'apprêtait à faire exploser le magasin cacher tenus par ses parents.

Deux informations qui ont semés le trouble dans la communauté juive.

Rappelons ce que nous avons lu dans la presse :

« Une jeune fille juive convertie à l’Islam, part en Syrie, autrement dit, une apprentie terroriste juive part rejoindre l’Etat Islamique. Elle fait partie des 100 jeunes filles françaises, engagées dans une guerre sainte contre l’Occident.Issue d’une famille plutôt aisée, brillante élève avait fui la France pour rejoindre l’Etat Islamique. »

Qui est elle ? D'où vient elle ? 

Elle aurait 17 ans, serait issue d’une famille juive pratiquante, elle vivrait en banlieue parisienne. 

Les parents pratiquants n'auraient pas contacté les représentants de la communauté juive ? Curieux détail que ne manque pas d'interpeller les dirigeants de la communauté juive.

Le Grand Rabbin de France Haïm Korsia ne souhaite en aucun cas se prononcer sur ce cas isolé, qui ne doit absolument pas inclure la communauté juive. 

L’homme politique Franco-Israélien Meyer Habib refuse la nouvelle, et déclare sur Channel 2, chaine d’information israélienne, que personne n’est en mesure de vérifier l’information.

Le président du Consistoire de france affirmait sur Radio J ne pas être au courant de ces cas médiatisés mais appelle la jeunesse juive de France à être vigilante face aux sirènes de la propagande islamiste . 

Les preuves tangibles sur leur existence sont quasi-inexistantes. Des informations contradictoires, qui loin d'être attestées, nous font remonter à une seule et même source Dounia Bouzar.

Les articles faisant référence à ces deux cas mentionnent, tous, sans exception, l’anthropologue Dounia Bouzar. 

Elle apparait comme la source fiable, car associée à un travail gouvernemental et la référence incontournable car surmédiatisée, elle a été contactée par Europe 1, l’émission « On N’est Pas Couché » et dernièrement Le Figaro. 

Mais qui est donc Dounia Bouzar ?

De mère française corse  et d'un père maroco-algérien, disparu trop tôt, selon ses termes ; elle se convertie à l'Islam sur le tard, en 2003.

Elle doit son prénom Dounia, à la contraction de ses deux prénoms Dominique et Amina.

Docteur en anthropologie du fait religieux et de la laïcité, fondatrice d’un cabinet Bouzar Expertises-Culte et Cultures, rattachée à l’association Centre de Prévention des Dérives Sectaires liées à l'Islam, nommée à l'Observatoire de la laicité.

Nous tentons de la joindre sans succés dans un premier temps, moult messages téléphoniques, restés sans réponse. idem via facebook. Enfin une réponse nous parvient, pour le moins consternante  de vacuité :

Dounia Bouzar quel est son vrai rôle dans sa lutte

Dounia Bouzar quel est son vrai rôle dans sa lutte

 

 « Vous avez une drôle de façon de vous adresser à moi. La maman juive pratiquante est en relation avec plusieurs journalistes et a déjà témoigné. Mais ce n'est pas celle de la fille qui est partie. Nous suivons sa fille. Les enfants des parents qui nous appellent sont suivis et ne parlent pas. Bonne continuation à vous. »

Nous poursuivons notre enquête .

Sammy Ghozlan nous apprend qu'il a été, enfin, contacté,par les parents d'une jeune fille convertie à l'islam.

Mais qu'en-est-il de celle qui serait partie faire le Jihad en Syrie? 

Et celle qui se serait convertie à l'islam et aurait projeté de faire sauter le magasin cacher de ses parents ?

Le conditionnel reprend ses droits car ces deux jeunes filles n'existent pas.

Aucune jeune fille juive n'est partie faire le Jihad, aucune jeune fille juive convertie à l'islam n'a voulu faire exploser le magasin de ses parents.

Cependant, oui ,il y a bien des jeunes filles juives qui se convertissent à l'islam et qui pourraient basculer dans l'islam radical. 

Elles seraient donc potentiellement dangeureuses pour elle-même et pour les autres.

Alors quoi, Dounia Bouzar aurait-elle voulu ternir l'image de la communauté juive ? Trop simpliste.

Attirer, encore, les projecteurs sur elle ?  N'est-elle pas, déjà,une personne sur-médiatisée ? 

Dounia Bouzar serait elle une spécialiste de la communication et de ses leviers ? Oui .

En balançant ces deux « bombes » elle a réussit à attirer notre attention sur le message à peine subtil qu'elle  souhaite faire entendre :

«La communauté juive n'est pas plus à l'abri que les autres du Jidhad » 

Mais, la fin ne justifie pas les moyens. Si le message est en passe d'être compris , il est à double tranchant, car il affaiblit les institutions communautaires, et il donne encore la part belle aux antisémites de tous bords. 

Juifs Jihdadistes c'est un peu fort non ?

Son poste à l'Observatoire de la laicité et la publication de son dernier ouvrage « désamorcer l'islam radical » la propulse à son rôle actuel, celui de porte-parole de ces familles meurtries qui voit l’adolescent s’isoler, se déshumaniser et se décider à parti, de ces parents qui n’ont aucune clé de lecture, qui ne mesure pas l’emprise de l’islamisme sur leur enfant.

Noble cause en ces temps troublés .

La communauté juive ne peut pas être la caisse de résonnance des dérives de l'Islam.

Il existe et ,ce depuis toujours, des jeunes filles juives qui se convertissent à l'islam. En Israël, pays des Juifs, nous assistons, impuissants, à ces mariages mixtes. 

Certes, en France le danger est plus grand, car la maladie ,l'islam radical, se répand,telle une épidémie. 

L'islam est une religion prosélysitiste à outrance et une grande majorité de jihadistes sont recrutés chez les convertis. Une mane du ciel pour ces groupes terroristes.

 

Alors en quoi cela peut-il concerner la communauté juive ?

Nous devons  être vigilants,  surveiller nos enfants, leurs fréquentations, les entourer d'attention, d'amour et d'affection et si il est déjà trop tard, faire appel aux institutions juives sans hésiter une seule seconde religieuses comme laïc.

Répondre par l'affirmatif à la fameuse question biblique  : «  Suis je le gardien de mon frère ? » 

Rompre l'ormeta des ados. Oui, devenir une balance, pour protéger ceux que l'on aime.

Une nouvelle antenne va d'ailleurs être ouverte par le BNVCA afin de répondre aux inquiétudes de ces parents désarmés et leur apporter des solutions concrétes.

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Sammy Ghozlan revient sur l'histoire de cette jeune fille, - que les parents ont contacté-. Elle s'est convertie à l'islam à l'âge de 14 ans, aujourd'hui elle en a 16 , elle s'est donné un prénom musulman qu'il refuse de nous donner parce qu'elle est mineure. Elle fait ses prières  devant sa mère, tous les jours, sur son tapis, elle sort voilée.  Si elle n'était pas mineure serait-elle partie faire le Jihad ?

 

Il pense tout haut, : « Mais pourquoi n'a-t-elle pas trouver de réponse dans la pratique du judaisme ? »

 

Claudine Douillet/Léa Taieb

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