Auschwitz, journée choc pour les lycéens

Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Auschwitz-Birkenau, le camp d'extermination. Les élèves des lycées ligériens ont visité mercredi les camps de la mort, en Pologne. Une visite intense, menée par des guides et des rescapés. Auschwitz-Birkenau, le camp d'extermination. Les élèves des lycées ligériens ont visité mercredi les camps de la mort, en Pologne. Une visite intense, menée par des guides et des rescapés.
Un voyage d'étude intense. A Auschwitz mercredi, des lycéens du Mans et de Sillé-le-Guillaume ont vu ce qu'ils avaient appris des camps de la mort.
15 h, mercredi, à Auschwitz, Giovani lit lentement : « Le 6 Novembre 1942, à Drancy, le convoi n° 42 emportait vers Auschwitz 62 des Juifs arrêtés en Sarthe. Parmi eux se trouvaient Moszek et Golda Lipka et leurs enfants, Léon, 16 ans, Rachel, 14 ans et Roger, 10 ans. »

Lycéens attentifs

L'élève de terminale et ses camarades ne le savent pas encore, mais plus tard dans l'après-midi, ils mettront des visages sur des noms : au musée du camp de concentration, parmi les centaines de portraits, leur professeure d'histoire Valérie Bodineau a réussi à retrouver la photo de la famille Lipka.

Avant de se rendre en Pologne, ces élèves du lycée Sud au Mans ont travaillé sur l'assassinat de 293 Juifs de la Sarthe. Leurs noms, dates et lieux de naissance, leurs liens de parenté, le numéro des convois qui les ont emmenés... Ils ont tout repris, vérifié, recoupé. De quoi annoncer : « Aujourd'hui, nous, lycéens du Mans, rendons hommage à ces familles que nous connaissons mieux désormais, en rappelant le nom de quelques-unes [...]. »

C'était le but de l'aller-retour Nantes-Auschwitz : mieux connaître. Pourvus du travail qu'ils ont fourni, ils ont vu les chambres à gaz, les fours crématoires et autres cellules criminelles.

Les deux classes sarthoises ont entendu les guides polonaises, les guides du Mémorial de la Shoah et deux rescapés, Jacques Zylbermine et Charles Zelty. Intense. Tous se sont employés à souligner la macabre organisation des camps, à la manière d'une entreprise toujours plus productive. Ici de cendres humaines.

Ultra attentifs, les lycéens ont tout écouté. Réagi en silence, chacun portant son émotion où il pouvait. « On y était, on se sentait plus proches de ce qu'ont vécu les déportés, on le ressentait plus », résume Guillaume, 16 ans. D'ailleurs ces lieux doivent absolument être entretenus. Il faut qu'ils soient conservés pour montrer aux générations futures, il ne faudrait pas que le site disparaisse. »

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi