Alice de Battenberg mère du Prince Philip une Juste Parmi les Nations

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La pincesse Alice et son mari André et leur 5 enfants

Alice de Battenberg, Juste Parmi les Nations, elle est également la mère du prince Philip mari de la reine Elisabeth II

La Princesse Alice était une membre de la famille royale assez particulière, qui favorisait l’aide aux autres sur sa fortune personnelle et ses privilèges.

Elle consacra sa vie aux bonnes actions et à grandir spirituellement, et elle était reconnue au sein des familles royales européennes pour avoir caché des juifs chez elle pendant la Shoah.

La Princesse Alice se démarquait pour une autre raison : sourde de naissance, elle avait appris à un très jeune âge l’art de lire sur les lèvres, et elle savait parler plusieurs langues étrangères.

Princesse Alice mère du prince Philip

Princesse Alice mère du prince Philip

Alice était également vue comme la plus belle des princesses d’Europe.

A l’âge de 17 ans, Alice tomba amoureuse du Prince Andrew de Grèce, et ils se marièrent en 1903. Alice et Andrew eurent quatre filles et un fils.

Leur fils Philip se mariera plus tard avec la Reine Elizabeth II d’Angleterre.

Alice communiquait avec ses enfants principalement par le langage des signes. Un bouleversement politique en Grèce provoqua l’exil de la famille.

Ils s’installèrent dans un quartier paisible de Paris, où Alice s’engagea dans des causes caritatives pour venir en aide aux réfugiés grecs.

Son mari la délaissa pour une vie faite de paris d’argent et de débauche à Monaco.
Se reposant sur l’aide financière de riches membres de sa famille, Alice trouva la force de se renforcer dans sa foi chrétienne orthodoxe de rite grec.

Elle devint extrêmement religieuse, et pensait qu’elle recevait des messages divins et qu’elle avait des pouvoirs pour soigner les gens.

Elle mourrait d’envie de partager sa foi et ses expériences mystiques avec les autres, mais finalement fût rejetée car on la croyait déséquilibrée mentalement.

En 1930, Alice entra en dépression nerveuse.

 Elle fût forcée à intégrer un institut psychiatrique en Suisse, avec le diagnostic peu fiable d'être schizophrène.

Alice n’eût même pas la chance de pouvoir dire au revoir à ses propres enfants. Son plus jeune fils, Philip, alors âgé de 9 ans, revenait d’un pique-nique lorsqu’il découvrit que sa mère avait disparu.

Alice de son côté essaya désespérément de quitter l’asile, mais y resta prisonnière pendant 2 ans et demi. Pendant ce temps, son fils Philip dû aller vivre chez des membres de la famille, et ses quatre filles se marièrent avec des princes Allemands.

Alice n’était pas autorisé à assister à aucun des mariages.

 Finalement, en 1932, Alice fût relâchée. Elle erra, voyageant seule à travers l’Europe, logée chez des parents ou dans des auberges précaires. En 1935, Alice retourna en Grèce, où elle vécu seule dans un appartement modeste avec deux chambres.

Les allemands occupaient Athènes en Avril 1941. Alice se dévoua à soulager les souffrances horribles subies dans son pays. Elle travailla pour la Croix Rouge, organisa des soupes populaires et créa des abris pour les orphelins.

Alice commença également un service de soins aux plus démunis des athéniens.

 En 1943, les allemands commencèrent à déporter les juifs d’Athènes dans les camps de concentration. Alice cacha une veuve Juive, Rachel Cohen, et ses enfants dans son propre appartement pendant plus d’un an.

Le mari de Rachel, Haimaki Cohen, était conseiller du Roi George I de Grèce, et Alice considéra comme un devoir solennel de sauver ce qu’il restait de la famille Cohen.

 Alice vivait à quelques mètres du quartier général de la Gestapo.

Quand les Allemands devinrent suspicieux à son encontre et commencèrent à poser des questions, elle utilisa sa surdité en tant qu’excuse pour ne pas répondre.

Elle  garda la famille Cohen saine et sauve jusqu’à ce que la Grèce fut libérée en 1944.


Après la guerre, Alice fonda son propre ordre religieux, l’Association Chrétienne de Martha et Marie, et devint une nonne. Elle construisit un couvent et un orphelinat dans un endroit d’Athènes frappé par la pauvreté. Elle s’habillait dans l’habit des nonnes, ce qui consistait en une robe d’un gris terne, une cornette blanche, un cordon et un chapelet.

Cependant elle continuait à apprécier le fait de fumer et de jouer aux cartes.
 En 1967, après un coup d’État militaire, Alice retourna finalement en Grande Bretagne.

Elisabeth II et son mari le prince Philip fils de la princesse Alice

Elisabeth II et son mari le prince Philip fils de la princesse Alice

Elle vivait au Palais de Buckingham avec son fils Philip et sa femme, la Reine Elizabeth II. elle mourut en 1969.

Elle ne possédait rien, ayant tout donné aux pauvres. Avant de mourir, elle émit le désir d’être enterrée au couvent Sainte Marie Madeleine sur le Mont des Oliviers à Jérusalem, mais fut finalement enterrée dans la crypte royale du Château Windsor.

En 1988, environ 20 ans après sa mort, le dernier vœu d’Alice fût finalement accompli.
Sa dépouille fut envoyée à Jérusalem, où elle fut enterrée aux Monts des Oliviers.

En 1994, Alice fût honorée au Mémorial de l’Holocauste à Jérusalem (Yad Vashem) en tant que Juste Parmi les Nations. Alice de Battenberg est également l'une des deux seules princesses européennes (avec sa nièce la reine Hélène de Roumanie) à avoir reçu ce titre.

 Son fils Philip déclara à propos de l’héroïsme de sa mère : « Je suppose qu’il ne lui a jamais traversé l’esprit que son acte était de quelconque façon spécial. Elle était une personne d’une foi religieuse profonde, et elle aurait considéré cela comme étant une attitude parfaitement naturelle envers une personne en détresse».

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