Les mensonges de Hollande

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Les mensonges de Hollande il ne peut rien faire c'est déjà trop tard

Il ne fera rien de plus parce que c'est trop tard

les mensonges de Hollande


Les mensonges de François Hollande

Depuis les attentats du 13 novembre, le président français ne cesse d'utiliser le mot « guerre », afin de provoquer l'union nationale... autour de sa personne.

On devine le calcul électoraliste. Pourtant, le pays n'est pas en guerre, au sens courant, sur son propre territoire. Il l'est à l'extérieur, mais employer ce vocabulaire particulier à propos d'attaques terroristes gravissimes est sujet à caution et n'est guère respectueux pour les personnes âgées qui ont connu la guerre, la vraie, et son cortège infini de souffrances sous le Troisième Reich, ou pour ceux qui la subissent en ce moment-même en Syrie, où l'on dénombre des centaines de milliers de morts.

Cette hystérisation n'enlève rien à l'importance historique des événements que nous vivons, mais elle accrédite une idée fausse : l'Elysée aurait décidé de répondre à la barbarie djihadiste par une guerre immédiate à l'extérieur comme... à l'intérieur des frontières hexagonales.
Or, sur ce point, l'imposture est totale.

Comme l'a expliqué le juge antiterroriste Marc Trévidic, homme de terrain et expert en la matière depuis plus de 25 ans, il faudrait 5 à 6 policiers pour surveiller chaque individu suspect - les fameux « classés S ».

Actuellement, combien sont-ils ? Un seul par djihadiste potentiel ! Cela explique que depuis l'affaire Merah jusqu'à ce 13 novembre, en passant par la tuerie de l'Hypercasher ou celle du musée juif de Bruxelles, la grande majorité des assassins étaient à la fois fichés et libres d'agir en toute impunité.

Cette situation scandaleuse n'a pas varié depuis les drames de janvier 2015, malgré les promesses du gouvernement.

Aujourd'hui, la prise de conscience est là, mais il faudra des années pour recruter et former de nouveaux policiers compétents en terme de renseignement.

Par conséquent, François Hollande gomme son inaction passée et sa responsabilité, mais de plus il faire croire que ses déclarations martiales vont subitement changer la réalité.

C'est une contre-vérité : les personnes « classées S » pourront perpétrer de nouveaux forfaits dans les prochains mois, a fortiori s'il s'agit d'attentats-suicides, extrêmement difficiles à prévenir, comme les Israéliens en font l'expérience depuis des décennies.

En matière de renseignement, on a d'ailleurs appris que le Mossad avait averti Paris, début novembre, de l'imminence d'attaques terroristes sur le sol français.

On ignore si l'Elysée a pris cet avertissement au sérieux, mais le résultat est clair : informés, alertés, les services spéciaux n'ont rien empêché. Preuve supplémentaire de l'inadéquation des moyens.

Le juge Trévidic est inquiet. Début octobre, il déclarait dans Paris-Match : « Le pire est devant nous ». Ces jours-ci, il a réitéré ces propos sur les plateaux de télévision, en dépit des annonces martiales de François Hollande devant le Congrès à Versailles, réuni dans l'urgence après les massacres du 13 novembre.

Selon le magistrat, la France est pour l'Etat islamique « l'ennemi numéro un ». Et d'ajouter : « Les hommes de Daesh ont de l'argent, des infrastructures et la faculté d'acquérir facilement autant d'armes qu'ils le veulent et d'organiser des attaques de masse (…). Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort ».

D'autre part, les militaires qui assurent la sécurité intérieure, dans le cadre du plan Vigipirate et du dispositif Sentinelle - destiné notamment aux lieux juifs -, sont exsangues.

Les effectifs sont mobilisés à flux tendu. Pour empêcher ou limiter fortement le risque de nouvelles tragédies, il faudrait une logistique considérable que la France n'a pas.

Les quelques milliers de policiers et magistrats supplémentaires ne seront opérationnels, on l'a dit, que dans plusieurs années. Une éternité, au regard de la menace ... Quant aux habitudes israéliennes ou américaines, drastiques en matière de sécurité dans l'espace public, elles sont aux antipodes de la mentalité française. Comment opérer rapidement un virage à 180 degrés ?

S'agissant de la riposte extérieure, François Hollande va rencontrer Barack Obama et Vladimir Poutine. Mais tous les experts s'accordent à reconnaître que seule une intervention au sol peut éradiquer Daesh. Or, au moment même où François Hollande s'exprimait à Versailles devant le Congrès, le président américain a réitéré sa ferme opposition à une telle opération, qui se solderait par des centaines de morts occidentaux et russes.

Conclusion : même s'il est évident que l'hôte de l'Elysée est enfin prêt à mettre en branle les mesures qu'il aurait fallu prendre en janvier 2015, après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hypercasher, il est permis de s'interroger sur les moyens réels et efficaces dont il dispose. En principe, ils sont quasi-nuls à l'horizon 2016.

Norbert Cohen

Vos réactions

  1. marianoluis2003@yahoo.fr'elcaramanchon

    Ce sont cette culture faussement laÏco républicaine du grand mensonge et de la manipulation ainsi que cette arrogance bien parisienne des pouvoirs qui se sont succédés jusqu’à présent qui sont bien à l’origine des résultats de cette dernière élection; encore faut-il avoir la pudeur de le reconnaître. Nos enfants et nos « pitchous » ont bien du soucis à se faire.

    Répondre

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