Élie Chouraqui :  exercice de la mémoire 

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Élie Chouraqui :  exercice de la mémoire 

Élie Chouraqui :  exercice de la mémoire

Elie Chouraqui, "Les Héros du Louvre" (film)

Pour Elie Choraqui, « Napalm Girl » Une petite fille, Phan Thi Kim Phuc, court, fuit, visage déformé de douleur, bras en croix, écartés, nue, après avoir été brulée par une attaque au Sud Vietnam. Cette gosse c’est nous tous. Nous courrons pour fuir un danger que nous sentons menaçant mais sans savoir encore exactement de quoi il est fait. J’espère simplement que comme la petite Phan qui vit maintenant au Canada, nous en réchapperons". Et du cinéma à la photographie, de la fiction à l’histoire, du mouvement à l’image fixe, son parcours dessine une même préoccupation : comprendre ce que les images disent de nous, de notre époque et de ce que nous choisissons d’en conserver.

Son attention au réel, aux visages et à la mémoire se prolonge dans sa pratique photographique. Ce  n’est pas un cinéma arrêté. Elle constitue plutôt un autre espace de liberté, une manière différente d’entrer dans le réel. Toute image est pour lui une forme de sélection, et donc déjà une interprétation du réel. Cette question de la mémoire prend une résonance particulière dans son prochain film, Les Héros du Louvre. En revenant sur l’histoire de celles et ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, participèrent à la sauvegarde des œuvres du musée du Louvre, Élie Chouraqui s’intéresse une nouvelle fois à ce que les hommes décident de préserver lorsque tout autour d’eux menace de disparaître.

Jean-Paul Gavard-Perret

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