Révolution du jean : le géant mondial du denim mise sur la technologie israélienne de Sonovia

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Révolution du jean : le géant mondial du denim mise sur la technologie israélienne de Sonovia

Chaque année, des milliards de jeans sont fabriqués dans le monde au prix d’une consommation massive d’eau et de produits chimiques. Aujourd’hui, un géant brésilien qui fournit notamment Zara, Diesel et Calvin Klein mise sur une start-up israélienne remplace la teinture traditionnelle du denim par des ultrasons. Si la promesse est tenue, c’est toute une industrie pesant plusieurs dizaines de milliards de dollars qui pourrait être contrainte de se réinventer.

Sonovia n’est pas une inconnue du paysage technologique israélien.
La société s’est fait connaître pendant la pandémie de Covid-19 en développant des masques textiles dotés d’une technologie antimicrobienne intégrée au tissu, conçue pour neutraliser une partie des particules et agents pathogènes.
Portée alors par l’urgence sanitaire mondiale, l’entreprise avait bénéficié d’un fort intérêt médiatique et boursier avant de voir son activité se replier avec la fin de la crise.

Cette expérience, à la croisée de la recherche appliquée et de la production industrielle, a servi de tremplin à son repositionnement actuel dans le textile durable, et notamment dans l’innovation appliquée au denim.

Une ouverture plus forte

Peut-on fabriquer un jean sans les procédés chimiques qui polluent depuis des décennies l’industrie textile mondiale ?

C’est le pari que vient de faire le groupe brésilien Vicunha, l’un des géants mondiaux du denim. L’entreprise a signé un protocole d’accord pour entrer à hauteur de 20 % dans le capital de la société israélienne Sonovia, en investissant 2,4 millions de shekels.

À première vue, la somme paraît modeste. Pourtant, l’annonce a provoqué un véritable électrochoc à la Bourse de Tel-Aviv, où l’action Sonovia s’est envolée de 15 %.
Car derrière ce montant relativement limité se cache un signal beaucoup plus important : l’un des poids lourds mondiaux du jean estime que la technologie développée en Israël pourrait transformer en profondeur l’un des procédés industriels les plus critiqués de la planète.

Renforcer la partie environnementale

Aujourd’hui, l’industrie du denim figure parmi les secteurs les plus contestés du textile. La production d’un simple jean nécessite d’importantes quantités d’eau tout au long de sa fabrication, tandis que la teinture à l’indigo repose sur des procédés chimiques complexes générant des effluents industriels particulièrement problématiques.

Face à une pression croissante des consommateurs, des investisseurs et des autorités de régulation, les grands groupes cherchent désormais des alternatives capables de réduire leur empreinte environnementale sans sacrifier les volumes de production. C’est précisément sur ce terrain que Sonovia espère faire la différence.

Renforcer l’effet « David contre Goliath »

L’histoire présente aussi un contraste saisissant. D’un côté, Sonovia, une société israélienne dont la valorisation était tombée à seulement 11 millions de shekels après plusieurs années difficiles. De l’autre, Vicunha, acteur incontournable du marché mondial du denim, qui produit chaque année des dizaines de millions de jeans destinés à certaines des plus grandes marques de la planète.

Pour Sonovia, l’accord représente bien davantage qu’un apport financier : il s’agit d’une validation industrielle. Pour Vicunha, c’est une tentative de prendre une longueur d’avance dans une course mondiale vers un denim plus propre.

Conclusion plus forte

Si les essais industriels confirment les promesses de la technologie israélienne, l’investissement annoncé cette semaine pourrait être regardé rétrospectivement comme le point de départ d’une mutation profonde de l’industrie du jean.

Car derrière les 2,4 millions de shekels investis aujourd’hui se cache peut-être une question bien plus vaste : et si le futur du denim ne dépendait plus de la chimie, mais du son ?

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi