L’alphabet hébraïque a-t-il créé le monde ? Le vertigineux défi lancé par Patrick Burensteinas -vidéo-

Actualités, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
L’alphabet hébraïque a-t-il créé le monde ? Le vertigineux défi lancé par Patrick Burensteinas

Quand les lettres créent le monde : le vertige de l'alphabet hébraïque selon Patrick Burensteinas

Il ne s'agit pas de linguistique. Pas vraiment de religion non plus. Ce dont parle Patrick Burensteinas quand il évoque les 22 lettres de l'alphabet hébraïque, c'est d'une question autrement plus radicale : et si les mots ne décrivaient pas la réalité — et si, au contraire, ils la fabriquaient ?

Un alchimiste face au verbe

Patrick Burensteinas n'est pas un mystique de salon. Physicien de formation, il est tombé dans le creuset de l'alchimie à la fin de ses études, et depuis plus de trente ans, il expérimente dans son laboratoire les interactions entre la matière et l'énergie qui la compose.
C'est ce parcours — scientifique d'abord, initiatique ensuite — qui lui donne une crédibilité singulière pour aborder des territoires où peu osent s'aventurer sans filet. 

Sa thèse centrale est simple, et vertigineuse : l'alphabet hébraïque n'est pas un simple outil de communication — c'est un alphabet sacré, et chacune de ses 22 lettres est un schéma vibratoire animé par le souffle. Comprendre, c'est bien. Prononcer, c'est autre chose. Car selon Burensteinas, même sans en saisir le sens intellectuellement, la vibration produit ses effets. On ne lit pas ces lettres. On les active.

La roue et le nombre 7

Le mécanisme qu'il décrit lors de cette conférence sur RIM est d'une précision mécanique troublante. Prenez les 22 lettres. Disposez-les sur trois roues concentriques. Vous obtenez des mots de trois lettres. Comptez sept positions sur la roue. Vous tombez sur un autre mot qui entretient un rapport sémantique avec le premier. Recomptez sept. Nouveau mot. Même logique. Changez une seule lettre en haut de la roue : toute la structure bascule, et pourtant, chaque mot reste cohérent avec les autres.

Ce n'est pas de la coïncidence. C'est trop systématique pour l'être. Et c'est précisément là que Burensteinas plante sa question : qui a pu concevoir un système d'une telle cohérence interne ?

La réponse que la tradition kabbalistique apporte à cette question est ancienne de plusieurs millénaires. Le Sefer Yetzirah — le Livre de la Création, le plus ancien traité d'ésotérisme juif connu — décrit comment Dieu a créé l'univers à travers 32 sentiers secrets de sagesse, composés des 22 lettres de l'alphabet hébraïque et des dix séphiroth.
Il affirme que le réel, à tous ses niveaux, est constitué par la combinaison de ces 22 lettres — engendrant 231 combinaisons binaires, les "231 portes", à l'origine de la création du monde.

Graver, sculpter, permuter

Le Sefer Yetzirah ne mâche pas ses mots. Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé. Le verbe hébreu est ici un acte cosmogonique. Ce que Burensteinas retrouve en laboratoire philosophique, la tradition l'avait déjà gravé en toutes lettres — littéralement.

Le Sefer Yetzirah invite le praticien à visualiser et prononcer diverses permutations de lettres, pratique visant à produire des effets méditatifs et/ou magiques. Ce n'est pas de la magie au sens hollywoodien. C'est de la théurgie — ce mot que Burensteinas emploie lui-même — soit la capacité d'agir sur le réel par le biais du sacré. Non pas décrire le monde. Le faire.

La limite de la compréhension

Ce qui fascine dans le propos de Burensteinas, c'est qu'il repousse lui-même les limites de son propre rationalisme. Il arrive, dit-il, au point le plus haut possible : là où la première vibration crée la forme. Mais à ce stade, la compréhension intellectuelle n'est plus le véhicule. Elle est même, peut-être, un obstacle. Ce qui compte, c'est le souffle. C'est la bouche. C'est la lettre prononcée dans le bon ordre, au bon endroit de la roue.

Pourquoi 22 lettres exactement ? Selon l'enseignement de Burensteinas, la musique de l'univers a été réduite à des morceaux d'un vingt-deuxième, audibles, donnant des notes et des lettres. L'alphabet hébraïque serait ainsi une partition du cosmos — non pas une métaphore poétique, mais une structure fonctionnelle.

Le génie anonyme

Reste une question que Burensteinas pose et ne résout pas — et c'est peut-être sa plus grande honnêteté intellectuelle. Derrière ce système d'une cohérence mathématique stupéfiante, quel génie se cache ? Quelle intelligence — humaine, divine, ou d'une nature que nous n'avons pas encore les mots pour nommer — a pu concevoir un alphabet où permuter une seule lettre fait tenir l'édifice entier, et où chaque mot reste en relation avec tous les autres ?

La question n'est pas rhétorique. Elle est fondatrice. Et peut-être que la réponse, comme souvent en kabbale, ne se dit pas. Elle se prononce.

Cybernétique Orsay : L'hébreu, la langue qui affole les instruments de mesure et le cerveau - vidéo-

Patrick Burensteinas est scientifique de formation et s'est intéressé très jeune à l'alchimie. Il est auteur, conférencier et formateur international. Il est reconnu autant pour son enthousiasme, sa convivialité et son esprit de synthèse que pour sa faculté à vulgariser les principes et notions de l'alchimie. ...

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi