Thaïlande : plus de dix Israéliens expulsés de Koh Phangan

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Thaïlande : plus de dix Israéliens expulsés de Koh Phangan

Thaïlande : plus de dix Israéliens expulsés de Koh Phangan dans le cadre d'une vaste opération policière

La Thaïlande frappe fort. Les autorités du royaume ont considérablement renforcé leur dispositif d'application de la loi contre les réseaux criminels étrangers opérant sur leur territoire, selon un rapport du Bangkok Post.
Le déclencheur : l'arrestation en mai dernier d'un ressortissant chinois répondant au nom de Sun Mingchen, dont le domicile a livré un véritable arsenal  fusils d'assaut, grenades, explosifs de type C4 et gilets pare-balles. Une découverte qui a directement conduit le Premier ministre thaïlandais Anotin Charnvirakul à ordonner une offensive d'envergure nationale.

Koh Phangan dans le viseur

C'est l'île de Koh Phangan, haut lieu du tourisme festif, qui se retrouve au cœur du dispositif.
En l'espace de quelques semaines, plus d'une dizaine de ressortissants israéliens en ont été expulsés, accusés d'y exploiter des activités commerciales illégales.
Le commandant de la division des enquêtes criminelles, Phathanasak Buphasuwan, a précisé que les enquêteurs examinent une tendance préoccupante sur l'île : des citoyens thaïlandais utilisés comme hommes de paille pour dissimuler des propriétaires israéliens réels.

Lors d'une série de raids menés le 23 mai, les forces de l'ordre ont identifié 32 sociétés présumées coupables de dissimuler une propriété foncière étrangère derrière des actionnaires thaïlandais une pratique illégale qui contourne l'interdiction faite aux étrangers de posséder des terres en Thaïlande.

Parmi ces sociétés, l'une d'elles exploitait un hôtel sans licence sous couverture de noms thaïlandais, tandis que son propriétaire israélien réel contrôlait huit parcelles de terrain estimées à plus de 60 millions de bahts.
Dans un second groupe de 32 entreprises, des actionnaires étrangers détenaient des parts supérieures à celles de leurs associés thaïlandais, en violation directe de la réglementation locale.

Une prudence historique qui vole en éclats

Une source policière impliquée dans les enquêtes a confié au Bangkok Post que, historiquement, les ressortissants israéliens suscitaient moins de méfiance de la part des autorités locales. Les services de renseignement ne les considéraient pas comme une menace directe pour la sécurité nationale. Par ailleurs, la Thaïlande s'était montrée prudente en raison des liens étroits d'Israël avec les États-Unis. Ce temps semble révolu.

Israéliens, Chinois, Russes : trois profils, un même problème

L'assistant commandant de la police nationale, Jirabhop Buridej, a précisé que les zones de concentration des enquêtes couvrent Koh Phangan, Phuket, Pai dans le nord du pays et Hua Hin. Il a dressé un portrait des différentes communautés étrangères dans le collimateur des autorités : avec les Israéliens, les Chinois et les Russes constituent les trois groupes les plus importants de ressortissants étrangers concernés.
Les Chinois sont principalement associés à des escroqueries en ligne, les Russes à des activités criminelles liées aux actifs numériques et au blanchiment d'argent. Quant aux Israéliens, c'est la dissimulation illégale de propriétés qui est au centre des poursuites.

Le commandant Buridej a également pointé le principal obstacle auquel se heurte la police : la barrière de la langue, qui complique considérablement l'infiltration et l'investigation au sein de ces réseaux étrangers fermés.

Une offensive venue d'en haut

Ce qui distingue cette campagne des précédentes opérations de routine, c'est son origine : les instructions émanent directement du chef du gouvernement thaïlandais.
Ce signal politique fort traduit une volonté assumée de reprendre le contrôle d'un territoire où les réseaux criminels internationaux ont prospéré, souvent à l'abri de la complicité tacite  ou de la simple négligenc des autorités locales. Pour les ressortissants étrangers installés en Thaïlande dans des zones grises juridiques, le message est sans ambiguïté : la tolérance zéro n'est plus un slogan, c'est désormais une réalité judiciaire.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi