Bus Dizengoff : attentat ou accident ? Talia 11 ans lutte pour sa vie et personne ne veut répondre

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Bus Dizengoff : attentat ou accident ? Talia 11 ans lutte pour sa vie et personne ne veut répondre

Lundi soir, rue Dizengoff, en plein cœur de Tel-Aviv. Un bus de la compagnie Dan écrase des piétons, fracasse un poteau électrique, renverse un arbre.
Talia Haya 11 ans, est déclarée morte sur place son cœur repart après quinze minutes de réanimation.
Sur le moment, les témoins crient "attentat".
Pas de panique irrationnelle une conviction, nourrie par ce qu'ils ont vu de leurs yeux : un chauffeur qui s'agite de manière erratique sur la route de longues minutes avant l'impact, un comportement qui n'a rien d'une défaillance mécanique ni d'un malaise médical.

Le chauffeur a 26 ans issu de la communauté arabe. Lui est vivant. Il dort chez lui en assignation à résidence.
Talia Haya elle, se bat entre la vie et la mort. Et la police a attendu quatre jours pour daigner parler à sa famille.
Dans un pays qui compte ses morts d'attentats au véhicule-bélier depuis des années, ce silence-là n'est pas une négligence c'est un scandale.

Tel-Aviv, rue Dizengoff : accident ou attentat ? La question que l'on doit se poser

Lundi soir, rue Dizengoff, en plein cœur de Tel-Aviv.
Un bus de la compagnie Dan percute un poteau électrique, un arbre, et fauche plusieurs piétons. Onze blessés.
Parmi eux, Talia Haya, 11 ans, qui se bat encore pour sa vie ce jeudi.
Sa mère et sa sœur de 17 ans ont assisté, impuissantes, à la scène où les secouristes l'ont déclarée morte avant que son cœur ne reparte. Son père, Yuval Timsit, ne quitte pas son chevet depuis trois jours. Et il parle.

"Ils nous cachent quelque chose"

Yuval Timsit n'est pas homme à se taire. Depuis que sa fille gît dans un lit d'hôpital avec une défaillance cardiaque, rénale et une atteinte cérébrale, il réclame des réponses.
Des réponses que la police ne lui donne pas ou trop tard.
"Comment est-il possible que l'officier de police ne soit venu nous parler que quatre jours après les faits ?" lâche-t-il, la voix chargée de colère contenue. "J'ai toutes les raisons de croire qu'on nous dissimule quelque chose."

Ce qu'il décrit n'est pas anodin. Selon lui, des témoins présents sur place ont crié "attentat" dès les premières secondes. Le chauffeur, un jeune homme de 26 ans issu du secteur arabe, "s'agitait de manière erratique sur la route de longues minutes avant la collision". Et malgré cela, il a été libéré sous assignation à résidence. Pas placé en détention. Pas traité comme un suspect d'attentat. Simplement renvoyé chez lui.

La scène qui ne ressemble pas à un accident ordinaire

Le paramedic Simha Simandiev, qui était sur place, décrit un bus dont le pare-brise était fracassé, ayant percuté successivement un poteau électrique, un arbre, puis des piétons. Talia, qui raccompagnait simplement ses amies à l'arrêt de bus proche de chez elle, a été renversée par un arbre et électrocutée dans la foulée. Ses amies ont eu le temps de fuir. Pas elle.

Quinze minutes de réanimation. Un cœur déclaré arrêté. Puis un miracle, selon les mots de son père. Mais un miracle ne dispense pas d'une enquête sérieuse.

La question cruciale : accident ou acte délibéré ?

C'est ici que le malaise s'installe. Dans le contexte israélien actuel, après des années d'attentats à la voiture-bélier, à l'arme blanche, au camion lancé sur des foules, la question n'est pas paranoïaque elle est légitime et nécessaire.
Des témoins ont crié "attentat" en temps réel.
Le comportement du chauffeur avant l'impact a été jugé anormal par plusieurs personnes présentes. Un chauffeur erratique, un bus qui dérape, des piétons fauchés en pleine artère de Tel-Aviv  le scénario mérite une investigation rigoureuse et transparente, pas une mise en résidence surveillée expédiée en silence.

Or c'est précisément ce silence qui alimente les doutes. Pourquoi quatre jours pour qu'un officier daigne rencontrer la famille d'une enfant entre la vie et la mort ?
Pourquoi l'information médicale critique électrocution ou traumatisme crânien, première cause des défaillances organiquesn'est-elle toujours pas communiquée aux médecins qui la soignent ? "C'est une donnée cruciale pour son traitement," insiste le père, "et nous ne l'avons pas."

Le droit à la vérité

La famille Timsit ne demande pas de lynchage. Elle demande une enquête. Transparente, rapide, à la hauteur de la gravité des faits. Elle demande que l'on ne balaie pas sous le tapis les témoignages de passants qui, au moment des faits, ont spontanément crié à l'attentat. Elle demande que la qualification juridique de l'acte négligence, défaillance technique, ou intentionnalité — soit établie publiquement, et non gérée dans l'opacité administrative.

"Nous demandons au public de prier pour un miracle," conclut Yuval Timsit. Mais une prière ne remplace pas une réponse. Et une réponse, la famille, comme le public israélien, est en droit de l'attendre.

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