Frappes Iran dans le Neguev Plus de 130 blessés, des enfants parmi les victimes graves

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Frappes Iran dans le Neguev Plus de 130 blessés, des enfants parmi les victimes graves

DIMONA, ARAD : L'IRAN FRAPPE DES CIVILS AU CŒUR DU DÉSERT DU NÉGUEV

Plus de 130 blessés, des enfants parmi les victimes graves — Le Dôme de Fer a failli

Israël, 21-22 mars 2026 — Dans la nuit de samedi à dimanche, deux missiles balistiques iraniens ont frappé de plein fouet des zones résidentielles des villes de Dimona et d'Arad, dans le désert du Néguev. Les systèmes de défense aérienne israéliens, pourtant réputés parmi les plus sophistiqués au monde, n'ont pas intercepté les projectiles. Le bilan est lourd : plus de 130 civils blessés, dont une dizaine dans un état critique. Des enfants figurent parmi les victimes les plus graves.

UN PREMIER MISSILE SUR DIMONA : 47 BLESSÉS, UN ENFANT EN DANGER DE MORT

Le premier impact a touché Dimona en début de soirée. Les équipes du Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, ont pris en charge un garçon d'environ dix ans dans un état grave souffrant de blessures par éclats d'obus, ainsi qu'une femme d'environ 30 ans souffrant de blessures par éclats de verre. Trente et un autres patients ont été évacués vers l'hôpital légèrement blessés, et 14 personnes ont présenté des symptômes d'anxiété.

Le missile transportait une ogive conventionnelle iranienne contenant plusieurs centaines de kilogrammes d'explosifs, selon les évaluations militaires.

Des vidéos filmées depuis de nombreux angles dans la ville ont montré le missile balistique plonger à grande vitesse avant de s'écraser dans un quartier résidentiel.

ARAD DÉVASTÉE : 64 HOSPITALISÉS, DES BÂTIMENTS EN DANGER D'EFFONDREMENT

Quelques heures plus tard, un second missile a frappé la ville d'Arad, à 25 kilomètres au nord-est de Dimona. Les secouristes ont indiqué que l'impact direct à Arad avait provoqué d'importants dégâts dans au moins dix immeubles d'appartements, dont trois gravement endommagés et menacés d'effondrement. Au moins 64 personnes ont été transportées à l'hôpital.

Le professeur Roee Kessous, directeur adjoint de l'hôpital Soroka, a décrit une soirée particulièrement complexe. La frappe à Arad a conduit à l'activation d'un plan d'urgence : 80 blessés ont été pris en charge, dont 7 à 8 dans un état grave — parmi eux des enfants —, environ 10 dans un état modéré, et les autres légèrement blessés ou en état de choc.

Au total, au moins dix personnes se trouvent dans un état grave, dont un garçon de 12 ans et une fillette de 5 ans.

LES VOIX DE LA NUIT

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien : « C'est une soirée très difficile dans la lutte pour notre avenir. Il y a peu, j'ai parlé avec le maire d'Arad, Yair Maayan, et je lui ai demandé de transmettre, au nom de tous les citoyens d'Israël, nos prières pour le rétablissement des blessés. »

Le porte-parole de l'armée israélienne, Effie Defrin : « Les systèmes de défense aérienne ont fonctionné mais n'ont pas intercepté le missile. Nous allons enquêter sur l'incident et en tirer des enseignements. Il ne s'agit pas d'un type de munition spécial ou inconnu. » Il a ajouté : « Nos cœurs sont avec les habitants d'Arad et de Dimona ce soir. »

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, sur X : « Si le régime israélien est incapable d'intercepter des missiles dans la zone hautement protégée de Dimona, c'est, sur le plan opérationnel, le signe d'une entrée dans une nouvelle phase de la bataille. »

POURQUOI L'IRAN FRAPPE LE SUD D'ISRAËL ?

La logique iranienne est double : symbolique et stratégique.

Une riposte nucléaire pour une riposte nucléaire. Selon la télévision d'État iranienne, le tir sur Dimona constitue une « réponse » à la frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz, effectuée le même jour par les forces israélo-américaines.

Frapper l'ambiguïté nucléaire israélienne. Dimona abrite le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres. C'est la première fois que le centre de recherche nucléaire israélien est ciblé dans ce conflit. Israël est considéré comme le seul État du Moyen-Orient à posséder des armes nucléaires, bien que ses dirigeants refusent de confirmer ou démentir leur existence.

Démontrer la vulnérabilité d'Israël. Abas Aslani, chercheur principal au Centre d'études stratégiques sur le Moyen-Orient à Téhéran, a indiqué à Al Jazeera que l'Iran poursuit une approche « œil pour œil » destinée à rétablir la dissuasion.

Cibler des zones civiles pour maximiser la pression psychologique. Les deux missiles ont frappé des quartiers résidentiels, non des installations militaires. Les pompiers du sud du pays ont confirmé que le missile avait touché le centre-ville d'Arad ainsi que plusieurs immeubles d'habitation. Trois bâtiments ont été directement frappés, de graves dégâts structurels ont été signalés, et un incendie s'est déclaré à l'étage de l'une des structures.

LA FAILLE DU DÔME DE FER

L'armée israélienne a ouvert une enquête pour expliquer les failles du Dôme de Fer, le système d'interception des missiles ennemis.Les pompiers ont précisé que dans les deux villes, des intercepteurs avaient été lancés sans parvenir à neutraliser les menaces, ce qui a entraîné deux impacts directs de missiles balistiques dont les ogives pesaient plusieurs centaines de kilogrammes

AUCUN RISQUE RADIOLOGIQUE — POUR L'INSTANT

Malgré la proximité du site nucléaire, l'AIEA a rassuré la communauté internationale. L'organisme n'a reçu aucune indication de dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev, et les informations provenant des États de la région n'ont révélé aucun niveau anormal de radiation. Mais le directeur de l'Agence, Rafael Grossi, a néanmoins réitéré son appel à la retenue militaire maximale, avertissant des risques d'un accident nucléaire.

VERS UNE ESCALADE TOTALE ?

À la suite des frappes, le retour à l'enseignement à distance a été décrété dans toutes les écoles du pays. Le chef d'état-major israélien a approuvé des frappes sur « tous les fronts ». Et tandis que 22 pays ont réclamé un moratoire immédiat sur les attaques d'infrastructures civiles, les missiles continuent de tomber sur le Néguev.

Dans ce conflit qui entre dans sa quatrième semaine, Dimona et Arad ne sont pas des cibles militaires : ce sont des villes. Avec des jardins d'enfants, des appartements, des familles. C'est là que l'Iran a choisi de frapper.

Sources : Times of Israel, CBS News, Al Jazeera, France Info, i24News, RTS, L'Orient-Le Jour — 21-22 mars 2026

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