Le Hamas à la porte du désert : Doha expulse ses dirigeants, l'exil sans refuge

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Le Hamas à la porte du désert : Doha expulse ses dirigeants, l'exil sans refuge

Le Hamas à la porte du désert : Doha expulse ses dirigeants, l'exil sans refuge

Après avoir essuyé des missiles iraniens sur son propre territoire et vu le Hamas refuser de condamner ces attaques, Doha a tranché : les dirigeants du mouvement islamiste palestinien doivent partir. Une rupture historique qui laisse le Hamas sans refuge assuré, au pire moment de son existence.

L'Iran bombarde son hôte, le Hamas applaudit

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent des frappes massives contre l'Iran. En représailles, Téhéran déclenche une campagne de missiles et de drones ciblant les pays de la région hébergeant des bases américaines — dont le Qatar.

Les installations gazières de Ras Laffan, l'aéroport international Hamad de Doha et la base aérienne d'Al Udeid sont visés.
Un missile iranien frappe directement Al Udeid le 3 mars, endommageant un radar de défense américain à 1,1 milliard de dollars. Doha abat deux chasseurs Su-24 iraniens, intercepte plus de 60 missiles et drones, et arrête dix agents présumés des Gardiens de la Révolution opérant sur son sol.

Face à cette agression directe, Doha exige du Hamas — qu'il héberge depuis 2012 — une condamnation publique des frappes iraniennes contre le territoire qatari. La réponse des dirigeants du bureau politique est sans appel : ils refusent de se désolidariser de l'axe de résistance iranien. Pour l'émir Sheikh Tamim, c'est la ligne rouge de trop.

Washington informé, Hamas notifié

Le Qatar informe alors les États-Unis de sa décision d'expulser les dirigeants du Hamas.
Selon des sources américaines, les principaux responsables du bureau politique — dont Khalil al-Hayya — ont été officiellement notifiés de leur départ imminent. Washington salue la décision, tout en soulignant n'avoir pas eu à la forcer : Doha a agi sous l'effet de sa propre souveraineté bafouée. Le président Trump, qui avait pourtant condamné la frappe israélienne de septembre 2025 à Doha comme une violation inacceptable de la souveraineté d'un allié, se retrouve cette fois aligné avec le résultat.

Le Hamas nie. Plusieurs responsables affirment n'avoir reçu aucune demande officielle de départ. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, ne confirme pas l'expulsion mais déclare, laconique, que le bureau du Hamas à Doha n'a « aucune raison d'être » sans processus de médiation actif.

Un exil sans port d'attache

Le Hamas ne sait pas où aller. La Turquie, où le mouvement dispose d'intérêts économiques et d'une sympathie officielle, reste la piste favorite — mais Ankara hésite, craignant de devenir la prochaine cible de frappes israéliennes. La Syrie post-Assad est trop instable et sous pression militaire israelienne permanente.
Le Liban est exsangue depuis l'effondrement du Hezbollah. Quant à l'Iran, s'y réfugier achèverait de transformer le Hamas en simple supplétif de Téhéran — exactement ce que ses ailes politiques cherchent à éviter.

L'Algérie et Oman ont été cités, mais aucun des deux ne semble prêt à assumer politiquement le coût d'une telle hospitalité dans le contexte actuel. Le Hamas, né dans les tunnels de Gaza, se retrouve apatride en surface — isolé diplomatiquement, affaibli militairement, et désormais privé du seul hub qui lui permettait de négocier.

« Les lignes rouges ont été franchies. L'attaque contre notre souveraineté a franchi toutes les lignes rouges possibles. »

Majed Al-Ansari, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, 3 mars 2026

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