L’héritage guerrier de Tsahal : Les généraux montent au combat-Tomer Bar dans le ciel d’Israël

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L’héritage guerrier de Tsahal : généraux montent au combat-Tomer Bar dans le ciel d’Israël

Alors que Tsahal prépare les plans de frappes qui mettent aujourd’hui à mal le régime de la République islamique d’Iran et le Hezbollah au Liban, le général Tomer Bar, commandant de l’armée de l’air israélienne, est lui-même monté dans son avion le samedi 7 mars 2026 pour participer aux opérations.

Un fait rare, que l’on observe très peu dans les armées du monde.

Les images sont inhabituelles : le commandant Tomer Bar à bord de son F-35, survolant le pays.

Inhabituelles, car son rôle consiste normalement à préparer les plans d’attaque et à coordonner les opérations, non à participer lui-même aux missions.

Mais c’est précisément l’éthique qui fait la singularité de Tsahal : les hauts gradés peuvent se retrouver en première ligne.

C’est une maxime presque aussi ancienne que l’État d’Israël lui-même. Dans l’imaginaire et la tradition juive, les chefs ont souvent conduit eux-mêmes les combats, à l’image de figures bibliques comme Josué ou Gédéon. Cette longue tradition se retrouve aujourd’hui encore dans l’esprit de Tsahal.

Des exemples notamment sur le front sud

On pourrait imaginer le chef d’état-major de Tsahal en première ligne dans son char, menant des raids dans la bande de Gaza.

Pourtant, ce type de situation représente un risque immense : un chef militaire de ce rang pourrait devenir une cible privilégiée, être capturé ou utilisé comme trophée de guerre.

Un exemple récent s’est produit lors des Attaques du 7 octobre 2023 en Israël.

Ce jour-là, le général Yaron Finkelman, commandant du Commandement Sud de Tsahal, responsable de la zone frontalière avec Gaza, s’est rapidement rendu dans le sud du pays pour diriger la riposte.

Alors que les combattants du Hamas attaquaient plusieurs villes et kibboutz israéliens, il s’est déplacé entre différentes zones de combat afin de coordonner les forces et organiser la défense sur le terrain.

Dans les premières heures de l’attaque, marquées par un chaos total, plusieurs officiers supérieurs se sont retrouvés au plus près du front, dirigeant les opérations directement aux côtés de leurs soldats.

Yoni Netanyahou : au-delà de la légende

Un précédent illustre parfaitement cet esprit.

Le frère de l’actuel Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, était officier dans Sayeret Matkal, l’une des unités d’élite de Tsahal.

Il s’appelait Yonatan Netanyahu, souvent appelé Yoni Netanyahou.

C’est lui qui commandait l’assaut lors de l’Opération Entebbe, une mission spectaculaire menée en 1976 pour libérer des otages retenus à l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda.

Comme souvent dans Tsahal, le commandant était au premier rang de l’assaut.

Il fut mortellement touché par des tirs ennemis, devenant le seul soldat israélien tué lors de l’opération.

Dans de nombreuses armées du monde, les hauts gradés restent à l’arrière, tandis que les simples soldats sont envoyés en première ligne.

Mais Tsahal a souvent fait le choix inverse : celui d’une armée où les chefs montrent l’exemple, parfois jusqu’au sacrifice.

Le sacrifice de Yoni Netanyahou a ainsi marqué plusieurs générations de jeunes Israéliens, hommes et femmes, qui voient dans cet exemple l’illustration d’un commandement fondé sur l’exemple et l’engagement personnel.

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