7 octobre : le mémorial d’un soldat israélien vandalisé, la haine jusque dans la mémoire

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7 octobre : le mémorial d’un soldat israélien vandalisé, la haine jusque dans la mémoire

Vandalisme au mémorial du fils tombé le 7 octobre : indignation familiale et message anonyme laissé sur place

La tranquillité d’un lieu de mémoire a été brisée récemment lorsque le mémorial dédié au lieutenant-colonel (rés.) Roee Chapel, tombé au combat le 7 octobre, a été retrouvé profané.

La mère du soldat s’était rendue sur ce point de commémoration à Zikhron Ya’akov à l’occasion de son anniversaire pour y partager un café « un moment privé avec mon fils », raconte sa sœur Shahar Tel-Goldman, choisissant ces mots pour décrire une matinée qu’elle souhaitait intime et paisible. 

La scène qui l’a accueillie était toute autre : le site montrait des signes évidents de vandalisme. Des plantules récemment mises en terre avaient été arrachées, des insignes d’unité détachés, des objets déposés dispersés et des déchets abandonnés. « Ce n’était pas un café d’anniversaire ni un rituel, mais un moment privé de ma mère avec son fils », explique Shahar dans son post. 

Dans l’espace de commémoration, les drapeaux qui ornaient le mémorial avaient été visés. Placés dans l’espoir que leur présence dissuade toute profanation, ils apparaissaient désormais au centre d’un débat implicite sur la visibilité des symboles dans les lieux publics. 

Au milieu des signes de destruction, un message anonyme avait été laissé, demandant la suppression des drapeaux d’Israël et de l’unité Nahal présents à l’endroit. Les auteurs ont écrit notamment :
« Les drapeaux se distinguent de manière choquante dans le paysage naturel et magnifique de Wadi Kabra. Nous n’avons rien contre les symboles, mais leur emplacement nuit au paysage ouvert de la réserve naturelle. » Cette inscription, trouvée dans un petit sac installé dans le mémorial, a profondément choqué la famille. 

Shahar a commenté cette lettre de manière ferme : « Ils sont gênés par le drapeau d’Israël à un mémorial pour un combattant qui les a protégés afin qu’ils et leurs enfants puissent vivre ici et se promener le samedi. Imaginez arriver à l’endroit où vous rencontrez celui que vous avez perdu — et quelqu’un choisit précisément cet endroit pour laisser des déchets et de la haine. » 

La famille a décrit des attaques répétées contre le site : graffitis, déchets, symboles d’unité arrachés ou même des feux de camp sur place. Après chaque incident, la municipalité locale avait tenté de réparer les dégâts, repeignant les bancs et réinstallant des drapeaux. « Cela arrive encore et encore. Ce ne sont pas des actes naturels ; ce sont des actions humaines délibérées », a souligné Shahar. 

La profanation du mémorial soulève des questions sur la protection de ces lieux de mémoire et l’absence, pour l’instant, de caméras de surveillance reliées au centre de contrôle de la municipalité, malgré les promesses antérieures. « Nous n’avons aucune information sur l’identité des responsables, ni pour le vandalisme récurrent, ni pour la lettre », a-t-elle déclaré. 

Si le vandalisme de ce type de lieux est documenté ailleurs — par exemple des attaques répétées contre des mémoriaux liés aux victimes du 7 octobre à Brighton en Angleterre — ces cas restent distincts de celui de Zikhron Ya’akov, mais illustrent un climat plus large de tensions autour des lieux de commémoration des victimes de la brutalité terroriste. 

Aucune arrestation n’a été annoncée pour l’instant. Les proches du lieutenant-colonel Chapel continuent d’appeler à la préservation de ce lieu qui, pour eux, symbolise le souvenir et l’honneur rendu à un soldat tombé en défendant son pays. 

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