Plus d’otages vivants : l’armée israélienne libre d’en finir avec le Hamas

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Plus d’otages vivants : l’armée israélienne libre d’en finir avec le Hamas

Le président du mouvement des sécuritaires : « Il faudra imposer l’accord au Hamas »

Amir Avivi, président du mouvement des sécuritaires et ancien général de brigade, a réagi ce jeudi à la possibilité d’un nouvel accord entre Israël et le Hamas. Pour lui, il ne suffit pas de négocier : il faudra l’imposer par la force. Ses déclarations tranchées s’inscrivent dans un moment où l’équilibre entre diplomatie et stratégie militaire est plus fragile que jamais.

L’accord ne suffira pas sans contrainte

« Nous devrons imposer l’accord », a affirmé Avivi, en précisant que le Hamas est aujourd’hui encerclé de tous côtés, y compris via les axes stratégiques de Philadelphie et de Rafah. Cette pression, estime-t-il, est déterminante pour contraindre l’organisation terroriste à céder.

Mais une question reste entière, souligne-t-il :
« Les menaces du président Trump et du Premier ministre Netanyahu suffiront-elles, ou faudra-t-il lancer une opération militaire ? » Avivi se veut lucide : selon lui, une telle intervention sera probablement nécessaire. Il ne parle pas d’une réoccupation totale de la bande de Gaza, mais d’une opération visant à repousser le Hamas jusqu’à une ligne défensive clairement identifiée.

« Je pense que nous allons devoir mener une manœuvre militaire », affirme-t-il, en insistant sur l’aspect tactique de cette intervention, qui doit se limiter à un objectif ciblé sans s’enliser dans une reconquête territoriale à long terme.

Une dynamique militaire en mutation

Pour Avivi, le contexte a profondément changé :
« Maintenant qu’il n’y a plus d’otages vivants dans Gaza, nous sommes face à une situation entièrement différente. »
Cette nouvelle donne permettrait, selon lui, d’accélérer le rythme des opérations militaires : intensification des combats, manœuvres plus offensives et destruction méthodique des infrastructures du Hamas.

Il salue les résultats des phases précédentes, notamment l’entrée terrestre à Gaza et son encerclement tactique, qu’il juge responsables des succès obtenus jusqu’à présent. Ces opérations ont permis, selon lui, de briser partiellement la capacité de nuisance du Hamas tout en préparant le terrain pour l’étape suivante : l’imposition d’un nouvel ordre.

Un accord à haut prix, mais nécessaire

La déclaration d’Avivi intervient alors qu’un accord controversé a récemment conduit à la libération de 20 otages israéliens, détenus depuis deux ans dans des conditions inhumaines, quelques jours avant la fête de Sim’hat Torah. Cet accord, conclu sous médiation égyptienne, a contraint Israël à d’importantes concessions : libération de centaines de prisonniers palestiniens et retrait partiel de ses troupes de la bande de Gaza.

Pour Avivi, ces compromis étaient peut-être nécessaires, mais ils ne constituent qu’un prélude. Le véritable défi commence maintenant : faire respecter les termes de l’accord et s’assurer que le Hamas, affaibli mais toujours armé, ne cherche pas à reprendre l’initiative.

Amir Avivi se pose comme l’une des voix les plus pragmatiques de la scène sécuritaire israélienne. À ses yeux, la paix ne se négocie pas uniquement à la table des diplomates : elle se construit sur le terrain, parfois au prix d’une nouvelle confrontation. En appelant à « imposer l’accord », il avertit que la parole ne vaut que si elle est soutenue par la capacité d’agir — et d’en découdre si nécessaire.

 

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