Katz annonce la phase décisive : Tsahal va détruire tous les tunnels du Hamas, sous supervision américaine

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Katz annonce la phase décisive : Tsahal va détruire tous les tunnels du Hamas, sous supervision américaine

Katz annonce la phase décisive : Tsahal va détruire tous les tunnels du Hamas, sous supervision américaine

La démilitarisation de Gaza passe sous terre

« Le grand défi d’Israël après la phase de retour des otages sera la destruction directe par Tsahal de tous les tunnels terroristes du Hamas à Gaza, ainsi que par le biais du mécanisme international qui sera mis en place sous la direction et la supervision des États-Unis. » Ces mots, signés du ministre de la Défense Israël Katz, ne sont pas une promesse abstraite. Ils ouvrent un nouveau chapitre de la guerre : celui d’une opération souterraine massive, coordonnée, planifiée pour démanteler jusqu’à l’os l’infrastructure qui a permis au Hamas de survivre, de fuir, de tuer.

« J’ai ordonné à Tsahal de se préparer à exécuter cette mission », a-t-il encore affirmé. L’ordre est donné. L’armée israélienne entre dans une phase déterminante, qui vise à neutraliser le dernier levier stratégique du Hamas : son réseau tentaculaire de tunnels enfouis sous Gaza, surnommé par les services de renseignement israéliens le métro du Hamas.

Un réseau tentaculaire au cœur de l’idéologie du Hamas

La guerre des tunnels n’est pas une invention médiatique. Le Hamas a construit, depuis des années, un réseau souterrain sophistiqué s’étendant sur des centaines de kilomètres, plus de 600 Km sous forme d'escargot doté de couloirs bétonnés, de salles de commandement, d’arsenaux et de voies de circulation blindées.
Chaque tunnel est une ombre — et chaque ombre est une menace.
Lors de la bataille de Jabaliya, Tsahal a mis au jour un tunnel de 4 km de long, 3 mètres de diamètre, à 30 mètres de profondeur. « Ce n’est pas une cavité terroriste, c’est un système d’État parallèle », avait déclaré un officier de l’unité Yahalom.

Ces infrastructures ont permis au Hamas de se dissimuler, de coordonner ses attaques et d’échapper à la surveillance aérienne. Les combattants y circulent, les armes y sont stockées, les otages parfois détenus. Leur démantèlement est donc non seulement militaire, mais idéologique : il s’agit d’extirper le Hamas de ses fondations physiques.

Une opération à deux niveaux : tactique et diplomatique

L’originalité du plan présenté par Israël Katz réside dans sa double dimension. D’un côté, Tsahal recevra l’ordre de mener une campagne de destruction systématique des tunnels, à l’aide de radars souterrains, d’explosifs ciblés et d’opérations coordonnées.

De l’autre, un mécanisme international — placé sous la supervision directe des États-Unis — viendra renforcer, légitimer et superviser cette stratégie. Cette présence étrangère offrira à Israël une marge d’action diplomatique plus large, tout en partageant la charge sécuritaire sur le long terme.

Ce mécanisme n’est pas une vue de l’esprit : Washington a validé le principe d’une force multinationale de stabilisation post-guerre, qui inclurait un rôle de surveillance des infrastructures militaires, y compris souterraines, à Gaza.
Selon les documents transmis par l’administration américaine à plusieurs chancelleries arabes, cette mission pourrait inclure « le contrôle des tunnels, la prévention de leur reconstruction et l’appui aux forces locales de sécurité dans les zones nettoyées ».

L’après-Hamas, une équation sécuritaire mondiale

Avec cette annonce, Israël déplace le centre de gravité du conflit : ce n’est plus seulement une guerre contre des combattants visibles, mais une guerre contre les fondations invisibles de leur système. Détruire les tunnels, c’est couper les veines de l’organisation. Mais Katz sait que cette destruction ne suffira pas : il faut empêcher leur reconstruction, surveiller chaque parcelle de terrain, réinstaurer une autorité fiable.

La coopération américaine — discrète, mais bien réelle — indique que l’après-Hamas se joue dès maintenant. La démilitarisation complète de Gaza est désormais inscrite à l’agenda stratégique de Washington comme de Jérusalem. Le principe est posé : aucune reconstruction de Gaza ne sera autorisée sans garanties de sécurité, de surveillance et de destruction des infrastructures souterraines du Hamas.

Un tournant irréversible

Le ministre Katz ne parle pas de paix. Il parle de neutralisation. D’opérations à terminer. D’un « après » dans lequel le Hamas n’aura plus d’espace, plus de couloirs, plus d’ombre.

Les mots sont clairs : « C’est la principale signification de la mise en œuvre du principe convenu de démilitarisation de Gaza et de neutralisation du Hamas de ses armes. »

Ce n’est plus un souhait. C’est un ordre. Et si les tunnels étaient le cœur battant du Hamas, alors ce cœur, Israël vient de décider d’y planter le poignard.

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