Netanyahu ordonne à Tsahal de diffuser son discours à Gaza : les soldats exposés en pleine guerre

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Netanyahu ordonne à Tsahal de diffuser son discours à Gaza : les soldats exposés en pleine guerre

Tsahal forcée de diffuser le discours de Netanyahu à Gaza : quelles réalités ?

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné à Tsahal d’installer des haut‑parleurs face aux habitations palestiniennes dans la bande de Gaza, afin que ses habitants puissent entendre son discours à l’Assemblée générale de l’ONU. 

Une opération de guerre psychologique ?

L’objectif officiel : mener une opération de guerre psychologique contre le Hamas.  Le commandement du Sud a déjà émis les instructions : utiliser des systèmes montés sur des camions, le long de la clôture frontalière pour diffuser les propos. 

L’armée, de son côté, « refuse de commenter » officiellement cette directive, renvoyant aux instructions du bureau du Premier ministre, mais souligne les risques opérationnels que comporte cette décision. 

Contexte diplomatique et symbolique

Le discours de Netanyahu devait être tenu cet après-midi (heure israélienne) vers 16h, soit 09h à New York, selon le calendrier de l’ONU.  Les médias palestiniens rapportent que la délégation palestinienne à l’ONU se serait coordonnée avec d’autres délégations pour manifester pendant son intervention. 

Une manifestation du « Mouvement des familles d’otages » avait aussi été prévue à New York, avec la participation d’ex‑otages et de proches des personnes toujours détenues à Gaza, certains étant venus spécialement pour l’événement. 

Par ailleurs, l’article rappelle que, selon le règlement de l’Assemblée générale, la distribution ou l’affichage de pancartes dans l’hémicycle est interdite et peut entraîner des expulsions – déjà appliqué en 2023 lors d’un incident impliquant un ancien ambassadeur d’Israël. 

Le dilemme tactique sur le terrain

L’instruction impose aux soldats d’abandonner leurs « mognanim » (abrégés, abris protégés) pour installer les haut‑parleurs dans des zones proches des civils gazaouis. Cela les met en première ligne, brisant le principe de rester dans des positions défensives sécurisées.

Ces « mognanim », érigés pour protéger les soldats — offrir un abri, un lieu de repli, une présence continue — deviennent, paradoxalement, des cibles fixes : repérables, vulnérables aux tirs d’élite ou de précision.

Contraindre les troupes à sortir de ces positions crée une exposition accrue aux menaces : elles perdent l’avantage de la couverture, doivent traverser des zones dangereuses, s’approchent de populations civiles — ce qui complique encore les décisions militaires dans un environnement déjà saturé de risques.

Intensification des frappes aériennes

Dans les dernières 24 heures, l’aviation israélienne a visé plus de 140 cibles terroristes dans la bande de Gaza — combattants, tunnels de combat, infrastructures liées au terrorisme. 

Un engagement récent de l’unité de la 98ᵉ division a intercepté un militant transportant un engin explosif près des troupes israéliennes, provoquant des explosions secondaires — signe probable de matériel dissimulé. 

Par ailleurs, la 36ᵉ division poursuit des opérations en profondeur à Gaza‑ville, détruisant des tunnels souterrains, frayant des passages à travers les réseaux ennemis.  Plus de 35 objectifs terroristes ont été neutralisés, incluant des bases et des combattants. 

Les troupes de la 162ᵉ division, opérant dans des zones urbaines, ont affronté les militants en combat rapproché, détruit des infrastructures, et découvert des caches d’armes dans les secteurs visés.  Enfin, la 99ᵉ division, dans le nord de la bande, a détecté des militants proches de ses positions et les a neutralisés. 

Vers une mise en perspective

La combinaison de l’ordre donné par le bureau du Premier ministre et des pressions militaires sur le terrain révèle une stratégie qui mêle dimension symbolique  et pression tactique. Faire entendre le discours de Netanyahu directement aux populations gazaouies revêt un caractère propagandiste assumé — mais c’est aussi un risque concret pour les soldats déployés.

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