Un cœur artificiel implanté en Israël, puis remplacé par un vrai : une révolution médicale

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Un cœur artificiel implanté en Israël, puis remplacé par un vrai : une révolution médicale

Un cœur artificiel implanté en Israël, puis remplacé par un vrai : une révolution cardiaque

Israël entre dans l’histoire médicale mondiale

C’est une première médicale nationale et une prouesse rare à l’échelle mondiale : en Israël, un patient a reçu un cœur artificiel total, avant d’être finalement greffé avec un cœur humain. Cette séquence extraordinaire s’est déroulée au Sheba Medical Center de Ramat Gan, et témoigne d’une maîtrise technologique et chirurgicale qui propulse Israël à l’avant-garde des soins de pointe.

Le dispositif implanté, un cœur artificiel biomimétique développé par la société française Carmat, remplace intégralement les deux ventricules défaillants du cœur.
Il régule de manière autonome le flux sanguin en réponse aux besoins du patient. D’un coût supérieur à deux millions de shekels, il a permis de maintenir en vie un homme jusqu’à l’arrivée d’un donneur compatible. L’opération de greffe a été réalisée avec succès.

Hadassah, un autre exploit au même moment

Simultanément, à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, un homme de 63 ans, gravement atteint d'insuffisance cardiaque, a vu son cœur remplacé par le même modèle artificiel. Depuis, il vit avec l’appareil en attendant, lui aussi, un cœur humain. « Le cœur artificiel remplace complètement le cœur naturel, ce n’est pas une assistance, c’est une substitution totale », a précisé le professeur Dan Aravot, chef du service de chirurgie cardiaque.

Une technologie française, une réussite israélienne

Carmat a confirmé que les implantations israéliennes sont les premières réalisées hors d’Europe dans un cadre commercial, preuve de la confiance accordée aux hôpitaux israéliens. Le modèle Aeson utilisé est composé de membranes biologiques, de capteurs intelligents et de valves naturelles, et permet une vie relativement autonome malgré la complexité de l’appareil. Le patient peut se déplacer, mener une vie quotidienne quasi normale, tout en étant relié à une batterie externe.

L’espoir pour les patients sans donneur

En Israël, où les dons d’organes sont trop rares pour répondre à la demande, ce type de solution pourrait sauver de nombreuses vies. Ce cœur artificiel fonctionne comme une passerelle vers la greffe — un temps gagné contre la mort. Il s’adresse aux patients en état critique pour qui la transplantation immédiate est impossible.

Cette technologie pose déjà les bases d’un futur dans lequel des cœurs mécaniques viendront suppléer définitivement les cœurs défaillants, sans avoir recours à un donneur humain. Pour l’instant, elle reste une solution temporaire, coûteuse, réservée à quelques cas, mais elle change radicalement la donne.

Quand la science prolonge l’impossible

Israël ne se contente plus d’innover dans les laboratoires : ses hôpitaux opèrent désormais à la frontière du vivant et de l’artificiel. Dans un pays qui lutte pour chaque vie, cet exploit médical signe une victoire silencieuse, mais essentielle. Et pour les familles concernées, ce n’est pas une prouesse scientifique : c’est un miracle concret, palpable, vital.

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