Belgique : le Dr Qassem Arqawizi inscrit “Juif (israélien)” comme allergie médicale d’une fillette

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Belgique : le Dr Qassem Arqawizi inscrit “Juif (israélien)” comme allergie médicale d’une fillette de 9 ans

Scandale à Knokke‑Heist : la mention « Juif (israélien) » inscrite dans le dossier médical d’une fillette de 9 ans.

Hôpital AZ Zeno,  septembre 2025

Un geste inaudible, gravé dans un dossier médical, provoque une onde de choc en Belgique. Le médecin radiologue, Dr Qassem Arqawizi, en service à l’hôpital AZ Zeno de Knokke‑Heist, a inscrit « Juif (israélien) » dans la rubrique « allergies et problèmes médicaux » d’une fillette de neuf ans venue en urgence pour une douleur à la main, après une chute sur un portique d’escalade. Bien que l’état de l’enfant ait été jugé normal, cette mention outrancière est venue troubler la neutralité de l’acte médical  .

Pourquoi « Israélien » entre parenthèses ?

La formulation exacte  est « Juif (israélien) »  Les parenthèses laisse penser que le praticien a voulu souligner non seulement la religion (« juive ») mais également l’identité nationale, en l’insérant arbitrairement — et de manière provocatrice — sur un document médical officiel, sans aucun lien avec l’état de santé de l’enfant. C’est une pratique inadmissible, surtout dans la case « allergies/problèmes médicaux », qui relève d’une distinction idéologique discriminatoire, non médicale.

Une pratique antisémite, loin d’être isolée

L’enquête menée en parallèle révèle que le Dr Arqawizi avait déjà diffusé, sur les réseaux sociaux, des publications antisémites, pro‑chiites, et anti‑israéliennes.
Une de ses publications représente des Juifs ultra‑orthodoxes comme des vampires menaçant un bébé endormi. Autant de caricatures qui violent les principes déontologiques fondamentaux  .

L’organisation belge JID, engagée contre l’antisémitisme, s’est immédiatement saisie du dossier. Elle dénonce une « violation flagrante des règles de déontologie médicale, dépassant toutes les limites possibles », et réclame « le licenciement de ce médecin dangereux » ainsi que la révocation de son autorisation d’exercer, soulignant que « son comportement est contraire au serment du médecin et porte atteinte à la confiance de l’ensemble de la population dans le système de santé »  .

Résonances inquiétantes : l’antisémitisme dans les institutions

Ce cas n’est pas un fait divers isolé, mais s’inscrit dans une réalité plus sombre.
Céline Pina déplore qu’un document officiel puisse désormais assujettir l’identité juive au statut de « problème médical » inscrit noir sur blanc dans un dossier hospitalier, rappelant les sinistres pratiques des années 1930 visant à ficher les Juifs.
Elle souligne : « L’antisémitisme n’est plus seulement une insulte dans la rue ou une menace en ligne. Il franchit la porte des hôpitaux et s’imprime dans des dossiers médicaux »  .

Céline Pina n’hésite pas à qualifier ce geste de retour aux pratiques d’une époque révolue, où l’identité juive était instrumentalisée par les institutions, et met en garde contre la pente dangereuse vers laquelle la société belge dérive. Elle exprime crûment :
« Cela s’est passé en Belgique … Un enfant de 9 ans pour laquelle on inscrit noir sur blanc que son identité juive serait un problème/maladie »  .

Contexte historique : un rappel qui fait froid dans le dos

L’histoire juive en Belgique, depuis le Moyen‑Âge jusqu’à aujourd’hui, est jalonnée de persécutions et d’exclusions institutionnelles. Dès novembre 1941, l’Association des Juifs en Belgique (AJB) fut créée par l’occupant nazi pour recenser les Juifs, prélude à leur déportation. Ce n’est qu’à la Libération, en 1944‑1945, qu’elle sera remplacée par l’AIVG, héritière de la résistance juive  .

Avant et après la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive belge a connu une présence significative, atteignant environ 100 000 membres à la veille de la Shoah, pour descendre aujourd’hui à moins de 30 000 âmes, concentrées surtout à Bruxelles et à Anvers  . Cet incident résonne donc douloureusement au cœur d’une mémoire collective traumatisée.

Pourquoi cet article doit résonner dans les rédactions

La mention « Juif (israélien) » dans un dossier médical d’enfant relève moins du simple manque de professionnalisme que d’une déviance idéologique qui ne s’en cache même plus. Cette atteinte à la neutralité, à la dignité humaine, et à l’identité juive doit être dénoncée avec force. Il ne s’agit pas seulement de racisme : c’est un acte politique inscrit dans un service public.

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