Israël : Il ronfle, elle encaisse 130 000 ₪ de sa ketouba pour nuisances nocturnes

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Israël : Il ronfle, elle encaisse 130 000 ₪ de sa ketouba pour nuisances nocturnes

Ronfleur invétéré condamné à payer la ketouba : quand le vacarme nocturne devient une faute matrimoniale

Un cas très réel : 130 000 ₪ pour… des ronflements non traités

Le tribunal rabbinique régional de Rehovot a ordonné à un mari de verser à son ex-femme
130 000 shekels au titre de la ketouba. Motif : il savait que ses ronflements privaient son épouse de sommeil, il reconnaissait le problème… mais n’a jamais cherché à se soigner.
Les juges rappellent qu’il s’agit d’une nuisance “réversible” et que “si quelqu’un peut changer et ne le fait pas, c’est comme s’il divorçait de sa propre volonté” — ce qui déclenche le paiement de la ketouba. 

Dans son compte rendu en anglais, Ynet précise que le tribunal a reconnu les ronflements comme motif de divorce et de responsabilité financière, chiffrant l’indemnisation à environ 35 000 $ (conversion de la somme). 

Pourquoi la ketouba “tombe” ici

En droit rabbinique israélien, la ketouba n’est pas qu’un parchemin sentimental : elle peut être exécutée quand la séparation est imputable au mari — surtout s’il refuse de corriger un comportement dommageable que la médecine peut traiter (ici, apnées du sommeil/ronchopathie : consultation, appareillage, chirurgie, hygiène de vie).
C’est l’axe central retenu par les juges de Rehovot.
Des sites juridiques religieux/étatiques résument d’ailleurs que le défaut du mari, lorsqu’il est surmontable et négligé, fait peser la charge de la ketouba. 

Non, ce n’est pas un ovni juridique

Des médias haredi ont confirmé le même jugement : “נחרת? שילמת!” — “Tu ronfles ? Tu paies !” — rappelant que le tribunal a considéré la solution médicale disponible et la responsabilité du mari dans l’échec du couple. 

Deux semaines plus tôt, Globes publiait une analyse : les ronflements puissants, répétés et privant l’autre de sommeil figurent parmi les situations où la ketouba peut être due si le mari ne prouve pas que la rupture vient d’une faute de l’épouse. Autrement dit : pas besoin d’adultère ou de violence pour déclencher la clause ; la nuisance persistante et évitable suffit. 

D’autres décisions “insolites” mais… très sourcées

La ketouba record : en 2024, le tribunal rabbinique de Jérusalem a imposé 1 million de shekels au mari sur la base de la ketouba signée — preuve que, dans certains cas, la somme écrite est appliquée. 

Le beau-fils qui brise le couple… et la ketouba suit : début août 2025, à Rehovot toujours, des articles juridiques/éco ont relaté l’allocation de 130 000 ₪ à l’épouse ; les juges ont estimé que la présence du fils du mari avait rendu la vie conjugale impossible, malgré d’autres torts dans le foyer. Ici encore, la responsabilité causale pèse lourd dans la décision. 

Clin d’œil talmudique (mais très sérieux)

La littérature rabbinique classique traite l’odeur fétide de la bouche comme un défaut majeur justifiant contrainte au divorce et paiement ; des sources modernes rappellent que “haleine fétide et mauvaises odeurs” figurent bien dans les listes de défauts matrimoniaux. Autrement dit, le sommeil bruyant d’aujourd’hui prolonge les vieilles catégories d’“intolérables” d’hier : quand le corps chahute le couple, le droit s’en mêle. 

Ce que cela signifie pour les couples (et vos nuits blanches)

La clé n’est pas le ronflement en soi, mais la négligence : si un mari est alerté, voit la détresse de l’épouse et refuse d’examiner des solutions (test du sommeil, CPAP, orthèse, perte de poids, chirurgie nasale, etc.), la jurisprudence montre que la ketouba peut tomber.
À l’inverse, un parcours médical documenté peut désamorcer la revendication financière en prouvant l’absence de faute volontaire. Cette logique apparaît clairement dans l’affaire de Rehovot. 

FAQ express (pour les juristes du salon)

La ketouba est-elle souvent exécutée en Israël ?

Plus qu’on ne le croit : des cabinets et décisions publiées montrent des applications partielles ou intégrales selon la causalité de la rupture, même si l’exécution n’est pas automatique. 

Un “motif bizarre” suffit-il ?

S’il est grave, constant, objectivable et corrigible, oui : ronflements destructeurs du sommeil, mauvaises odeurs persistantes, métiers odorants non consentis par l’épouse… ces catégories existent depuis des siècles et refont surface dans les tribunaux. 

Moralité : on ne plaisante pas avec le sommeil conjugal. Dans la halakha comme dans la vie, le nez et l’oreille sont parfois de meilleurs témoins que Cupidon. Consultez, traitez, prouvez — ou votre ketouba risque de ronronner… au profit de votre ex. 

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