Retour par mer des médecins en Israël cette semaine

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Retour par mer des médecins en Israël cette semaine

Retour par mer des médecins en Israël cette semaine

Depuis le début du conflit contre l’Iran, la fermeture de l’espace aérien oblige Israël à recourir à des solutions inédites : un « navire secours » a été affrété pour rapatrier environ 100 médecins et personnels médicaux depuis Chypre jusqu’à Haïfa .

Un voyage hors du commun

Partis de Limassol (Chypre) à bord d’un cargo affrété par l’État en collaboration avec la société Mano Shipping, ces professionnels ont vécu « un voyage éprouvant », selon les témoignages recueillis. Le navire, surnommé “Crown Iris”, a mis près de 15 heures pour rejoindre Haïfa. L’opération a été approuvée par le Commandement du Front Intérieur, et le Ministère des Transports, par sa ministre Miri Regev, a indiqué que cette initiative devait pallier l’impossibilité de rapatriement aérien, tout en restant optimisée en termes de coûts, entre 399 € et 650 € par passager  .

Médecins en première ligne : un retour crucial

À bord, des praticiens de centres hospitaliers majeurs (Ichilov, Rambam, Sheba) dont le Dr Oren Tena, chef du service de psychiatrie à Ichilov, confient qu’au départ, l’idée semblait « même de la science‑fiction, mais nous savions qu’il n’y avait pas le choix »  . Le Pr Yehuda Ullmann, directeur de la chirurgie à Rambam, raconte son sentiment d’impuissance : confronté à de multiples urgences médicales, il ne supportait plus d’être absent lorsqu’il aurait pu aider  .

L’opération a été rendue possible grâce à la mobilisation de la compagnie israélienne ZIM Integrated Shipping Services, qui a affrété le navire spécialement pour cette mission humanitaire. Ce geste souligne l’engagement des entreprises nationales aux côtés de l’État dans les moments de crise, et renoue avec l’histoire de ZIM, dont les premiers navires ont participé au transport d’immigrants juifs vers la terre d’Israël après la Shoah.

« Quand la guerre commence, tout le monde veut revenir »

Derrière l’organisation logistique, une phrase revient souvent chez ceux qui œuvrent en coulisses : « En Israël, c’est un phénomène très étrange – dès que la guerre commence, tout le monde veut revenir ici », affirme Lital Zand de l’hôpital Sheba, qui coordonne discrètement l’arrivée de ces équipes vitales . Ce constat révèle une solidarité profonde et une conscience aiguë de la responsabilité nationale.

Enjeux médicaux et enjeux sociaux

Ces retours ne sont pas de simples opérations de rapatriement : ils répondent à une urgence médicale croissante. Avec des centaines de blessés – civils et militaires – où les hôpitaux débordent, chaque médecin de plus compte. Le ministère de la Santé avait établi des listes de priorité : environ 390 personnels médicaux de premier échelon et 315 de second échelon ont été identifiés pour retour en priorité  .

Quelle suite à cette initiative ?

Cette première traversée marque une réponse audacieuse à la crise. Selon les autorités, d’autres voyages maritimes pourraient être organisés si la situation perdure. La fermeture aérienne complète impose de continuer à rechercher des voies alternatives pour rapatrier les dizaines, voire centaines de professionnels encore bloqués à l’étranger.

En conclusion, ce pont maritime improvisé marque une mobilisation citoyenne et institutionnelle inédite : des médecins rapatriés symbolisent à la fois l’urgence du système de santé en guerre et la commotion intérieure qu’entraîne tout conflit. Et comme le résume Zand, « quand tout vacille, chacun ressent l’appel du pays ».

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi